Photo Claude HEYM
Photo Claude HEYM
 

 

DNA du 7 Aout 2013 page 10 et 39

 

ESCHAU     La cour du charbonnier

 

 

Le hangar à remonter le temps

 

 

Le hangar, dit « la cour du charbonnier », sis 2 rue du 27-Novembre à Eschau, abrite toute une série d'instruments atypiques. Tandis que des herses, des outils pour le travail de la terre tapissent les murs de manière ordonnée, plusieurs modèles de calèches s'alignent au sol.

 

Collectionneur depuis 25 ans

 

Jusqu'en septembre, les mercredis et les autres jours sur réservation, les visiteurs peuvent découvrir les outils agricoles que Pierre Schaeffer collectionne depuis 25 ans. Mais ne lui demandez pas d'en indiquer le nombre, il n'en sait rien. Quant à son rôle de guide, le retraité prévient d'emblée : « Ce n'est pas mon truc les discours, je répondrai juste à vos questions. Il suffit donc d'observer. » Alors, quand on le lui demande, il explique l'histoire de telle ou telle machine, sa fonction. « Ces outils utilisés entre le XVIIIe siècle et la fin de la Deuxième Guerre mondiale sont désormais obsolètes.

 

Troc avec les habitants

 

Le propriétaire fait souvent remarquer, par fierté, une calèche tractée. « Celle-ci est une pièce unique. » Et il demande de lever les yeux au ciel vers « la luge à cheval, une calèche d'hiver », suspendue au plafond. Avec une pointe de nostalgie, il se pose comme le témoin d'une autre génération. « La guerre a introduit beaucoup de modernité dans le milieu agricole. » Alors, quand il a fallu se débarrasser des outils de son enfance, pour leur substituer un attirail neuf, ce passionné ne s'est pas résigné à abandonner son patrimoine. Dès lors, il s'est employé à enrichir son petit musée en demandant aux habitants des environs de lui transmettre leurs objets moyennant un troc. Une quête justifiée aussi parce que la charbonnerie est toute sa vie. Avant lui, son père et son grand-père ont travaillé comme charbonniers dans le hangar de la propriété familiale, édifiée en 1846. S'il aime faire partager sa passion à ses visiteurs, il se heurte parfois à des incompréhensions. « Les jeunes contextualisent difficilement ces outils qu'ils découvrent pour la première fois. » Mais « les machines parlent d'elles-mêmes pour faire découvrir une époque.

 

MARIE-ANNE LE BERRE

La cour du charbonnier, 2 rue du

27-Novembre. Gratuit. Ouvert les

mercredis, de 10 h à 12 h et de

14 h à 18 h et sur rendez-vous au

✆03 88 64 01 52 de mai à août.

 

 

 

 

Article paru dans les Dna du 15 Aout 2013

 

 

Erstein  -  Mémoires d’un pêcheur

 

 

Dans la famille Fender, on est pêcheur de père en fils depuis de nombreuses générations et les cours d'eau de la localité n'ont aucun secret pour André, ce vaillant nonagénaire aux souvenirs vivaces

« Chaque pêcheur fabriquait ses propres filets, raconte-t-il. On tricotait tout l'hiver, bien au chaud, les anciens enseignant la technique aux plus jeunes. » Une technique qui s'est perpétuée au fil des siècles et qui consiste à confectionner un maillage en se basant sur un noeud.

 

Le filet se travaille avec deux outils : une navette et un moule. La première fonctionne exactement comme une navette pour le tissage : on enroule une réserve de fil dessus qui va se dévider au fur et à mesure. Le moule est un accessoire qui va servir de base à la formation desmailles. « Autrefois, on utilisait du chanvre, puis du coton mercerisé. Actuellement, les filets de pêche sont en nylon », précise le pêcheur. Il n'est pas rare d'ailleurs, lors de manifestations locales telles des fêtes d'antan ou récemment « Erstein, un parfum de printemps », de voir André Fender faire une démonstration de cette technique. « Si je répondais à toutes les sollicitations, sourit-il, je n'aurais plus aucun dimanche de libre. »

 

«Du poisson pour le curé»

 

Autrefois, le poisson était largement consommé sur toutes les tables. On ne mangeait pas de viande le vendredi, on respectait la semaine sainte et le carême. L’ouvrage ne manquait pas. Chaque pêcheur utilisait entre 35 et 40 nasses qu’il fallait renouveler régulièrement. À Erstein, il y avait douze familles de pêcheurs avant la guerre de 1914-1918. Tout le monde avait du travail mais beaucoup d’entre eux étaient agriculteurs en même temps.

La vie du pêcheur était rude. « Nous n’avions pas de bottes en caoutchouc, se souvient André Fender. En été, on y allait pieds nus et en hiver avec des sabots. » Du minuscule ru à l’Ill, en passant par les canaux et dischels construits par les hommes ainsi que les petits cours d’eau issus de la nappe phréatique, il n’était pas rare de les voir dans leurs grandes blouses qui les protégeaient des taons, de l’eau jusqu’aux genoux relever les nasses au petit matin ou à la tombée du jour. Quand le soleil se faisait plus ardent, ils se protégeaient la tête avec de grands mouchoirs et s’enduisaient de saindoux afin d’éviter les coups de soleil. « Il n’y avait pas de crème solaire », précise malicieusement le vieux pêcheur.

La rivière était généreuse en ce temps-là. Elle regorgeait de barbeaux, de perches, de brèmes, de carpes, de truites et de brochets sans oublier les anguilles qu’affectionnaient de nombreux amateurs.

« Nous devions toujours garder du poisson pour le curé. Tous les jeudis soir, sa cuisinière venait le chercher, raconte André Fender. Et puis nous allions le vendre à Obernai aux marchands de bestiaux juifs. Ils ne voulaient que des poissons nobles tels le brochet ou la truite et il fallait que les poissons soient encore vivants. »

Ce temps-là est révolu depuis la Deuxième Guerre mondiale. Les marchés aux bestiaux se firent alors plus rares. Avec le développement des moyens de transports, les poissons de mer ont garni peu à peu les étals. Les rites religieux de moins en moins respectés, le pêcheur continua alors à travailler principalement pour des restaurateurs spécialisés dans la matelote.

Actuellement, Erstein ne compte plus de pêcheur professionnel et il en reste très peu en Alsace dont Martin Thalgott à Plobsheim et Adrien Vonarb à Balgau dans le Sundgau

 

L.A.

 

 

 

 

 

 

(Page suivante)

Photo de Claude HEYM

 

Notre devise:

 

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

Pour nous trouver

 

 

Association

Le Vieil Erstein

Un rund um's Kanton

 

Adresse

1, Place de l'

Hôtel de Ville

67150 - Erstein

 

06 86 56 40 68

 

 

Association

pour la préservation

et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

.

Devenir membre

Vous souhaitez

devenir membre ?

C'est très simple : utilisez

notre formulaire de contact

pour obtenir davantage

d'informations. 

Nous serions ravis de pouvoir

vous souhaiter très bientôt

la bienvenue dans notre

association.

Nous vous attendons

avec impatience !

 

 

Ce site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

 

Communiqués

 

 

ooOoo

 

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 aura lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

 

 

ooOoo

 

 

Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

ooOoo

 

 

 

L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

ooOoo

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 . Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Déjà

          visiteurs

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Le Vieil Erstein - Ersteiner Flecken