Photo Claude HEYM
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Article des DNA du jeudi 22août 2013

 

 

ERSTEIN    Vieux métiers

 

 

Mémoire de forgeron

 

 

Ancien forgeron, Bernard Rohmer est le témoin d’une époque où le tissu artisanal Du gros bourg agricole qu’était Erstein était regroupé en corporations dépendant étroitement les unes des autres. Il raconte le métier, la vie de son père et brosse un portrait vivant de la vie d’autrefois.

 

 

A la campagne et dans les petites villes agricoles ,le forgeron occupait un rôle de tout premier plan. Il réalisait tous les outils nécessaires à l'agriculture – socs de charrues, lames d'outils...-, mais aussi les clous, ferrures de portes, fers à cheval. Le père de Bernard, Jean-Baptiste Rohmer, né à Sermersheim avait appris le métier de forgeron maréchal- ferrant à Mussig. Après son service militaire effectué à Oran chez les spahis, régiment dont il fut le maréchal-ferrant, il vint à Erstein travailler dans la forge de Jules Wagner, sise à l'époque rue des Bateliers.

 

On affûtait les faux, les lames des faucheuses mécaniques

 

Puis, à l'âge de 24 ans, la forge Wagner s'étant arrêtée, il fonda les Établissements Jean Rohmer dans l'actuelle rue du 28-Novembre qui s'appelait rue de Strasbourg avant la guerre de 1939/1945. Comme il avait tout juste 24 ans, âge requis pour passer le brevet de maîtrise, il y travailla, le réussit brillamment et put engager tout de suite un ou deux apprentis. L'affaire était lancée.

 

De son savoir-faire dépendaient la solidité et la qualité du tranchant de la hache, du soc de la charrue, de la houe et de tous les instruments aratoires. Les agriculteurs formant la base de la clientèle du forgeron, Jean Rohmer les connaissait bien, anticipait et s'adaptait à leurs besoins. C'est ainsi qu'à l'aube de la mécanisation agricole, il mit au point et fabriqua des remorques agraires sur pneus.

 

Il fallut également réaliser des fouloirs, des pressoirs. On lui commanda des lessiveuses, des coupe-paille, tout un tas d'objets et de machines utilitaires. Il y avait beaucoup de travail. « Dans les années cinquante, l'établissement comptait plus de 12 ouvriers », précise Bernard Rohmer. Lui-même a grandi, ainsi, au son du marteau sonnant sur l'enclume et a appris à forger dès l'âge de sept ans. On affûtait les faux, les lames des faucheuses mécaniques, on cerclait les roues des charrettes que fabriquait le charron. On installait des déchargeurs automatiques de foin et des chargeurs de fumier dans les fermes.

 

Puis, vint l'époque où le forgeron devint agent de vente de machines agricoles tels des épandeurs à fumier, des broyeurs, des moulins à concasser et autres instruments agraires. Le jeune Bernard Rohmer fut alors envoyé au lycée d'enseignement professionnel d'Obernai afin d'y apprendre le métier de mécanicien agricole. Il y passa son CAP puis un BTS machine agricole à Saint-Hilaire-Harcouet dans la Manche. En 1960, il a repris l'entreprise à la mort de son père, il n'avait que 19 ans mais en raison de son parcours et du caractère exceptionnel de la situation, la Chambre de métiers d'Alsace l'autorisa à garder les apprentis de son père. Il prit des cours et obtint son brevet de maîtrise en 1965. En 1967, cependant, Bernard Rohmer, par un concours de circonstances et des raisons de santé, cessa l'activité de la forge familiale.

 

En mémoire de cette époque aujourd'hui révolue, il a gardé tous les outils et la forge à l'ancienne et, pour son plaisir et celui des spectateurs, il montre volontiers aux jeunes générations ce qu'était un travail à l'ancienne.

 

Liliane Andres

 

 

 

Article Dna du Vendredi 30 août 2013

 

 

ERSTEIN     Vieux métiers

 

 

Mémoire de cordier

 

 

Il est de ces métiers aujourd'hui disparus qu'on ne voit plus guère que dans les écomusées, les fêtes d'antan et autres manifestations ayant trait au patrimoine.

L'ersteinois Marcel Heym, héritier de plusieurs générations de cordiers fait volontiers revivre son métier quand l'occasion se présente.

 

Issu d'une corporation qui était représentée au conseil de la cité de Strasbourg dès 1334, le métier de cordier est très ancien. Souvent héritée du père, cette profession touchait quantité de corporations : outre tous les cordages utiles à la navigation, cordes et ficelles étaient utilisées pour maintenir les gerbes de blés sur les chariots et lier les balles. Le cordeau servait au jardinier et au maçon, les longes aux chevaux, les chablots étaient utilisés pour lier les échafaudages, les cordes chapelières servaient aux emballeurs.

 

 

Cordier de père en fils depuis le XVIIIe siècle

 

Les tapissiers et matelassiers utilisaient la ficelle à piquer, tandis que les relieurs se servaient de la ficelle grecque et les tisserands de la ficelle d'arcade. « Avant la guerre de 1914-1918, les cordiers avaient beaucoup de clients, se souvient Marcel Heym, surtout les agriculteurs. Ils avaient besoin de rênes pour les chevaux, de cordes pour accrocher le tabac dans les hangars et de beaucoup de ficelles de toutes sortes, car en hiver, ils rafistolaient eux-mêmes des bouts de ficelle et au printemps ils venaient commander des cordes chez nous. » Dans la famille Heym on est cordier de père en fils depuis le XVIIIe siècle.

 

La corderie était située le long du fossé de la ville, non loin d'une rue appelée autrefois « Seilergass », rue des Cordiers, aujourd'hui rue du Général-Leclerc. Vue la longueur des cordes, de grands espaces étaient nécessaires à leur fabrication. L'aire de travail étroite et longue mesurait plus de 100m et allait de la maison de Marcel Heym au début de la rue du Rempart jusqu'au carrefour avec la rue du Général-Leclerc.

 

Le cordier, curieusement, passe sa vie à travailler à reculons. En effet, après avoir préparé le chanvre broyé grâce à différents peignes, appelés aussi serans, aux dents plus ou moins longues et écartées pour le débarrasser des débris de bois (teillage) et séparer les fibres en fils très fins (peignage), arrive le filage : le cordier prend la filasse dans un tablier autour de sa taille et, après avoir fait une boucle qu'il accroche au rouet, va dévider le chanvre tout en reculant le long de l'aire, tandis que le tourneur actionne la roue pour torsader le fil. Tout l'art du cordier consiste à dévider le chanvre le plus régulièrement possible pour éviter bourrages et épaisseurs.Les fils sont ensuite réunis et tordus ensemble, puis le cordier se sert du toupin pour assurer la régularité de la torsion. « Les cordiers cultivaient eux-mêmes le chanvre, précise le vieil artisan.

 

C'était rentable jusqu'en 1875 environ. Après la guerre 14/18, le métier a disparu peu à peu avec l'invention des câbles métalliques et l'apparition des fibres synthétiques, qui signent la mort de l'artisanat.»

Le grand-père et le père de Marcel ont cependant continué à fabriquer des cordes tout en vivant de l'agriculture. « Quand j'étais petit dit Marcel, j'aidais mon père à la sortie de l'école avant d'aller jouer. On n'avait pas de devoirs. On travaillait en classe, nous... »

 

Certains cordiers étaient concessionnaires de kelsch (tissu traditionnel alsacien en lin) et fabriquaient des matelas avec du crin.

 

Aujourd'hui, pour son plaisir, celui de son public et des enfants, Marcel Heym reproduit volontiers les gestes ancestraux afin de fabriquer de jolies cordes à sauter de différentes couleurs, des cordes à linge aussi lors de diverses démonstrations. « Il n'est pas rare que j'en fabrique plus de 60 par jour, comprenez, chaque enfant veut avoir la sienne », précise-t-il. Et cette année encore il sera le 1er septembre aux fêtes des récoltes d'antan à Hindisheim, puis le 14 septembre à la ferme Ringeisen pour la journée

du patrimoine.

 

Liliane Andres


Photo de Claude HEYM

 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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