Photo Claude HEYM
Photo Claude HEYM
 
(Photo DNA)

Article DNA du 28/10/2012

 

ESCHAU

 

Portrait:



Sébastien Rohmer redonne vie à la maison de ses grands-parents

 

À 25 ans, Sébastien Rohmer restaure la maison alsacienne dans laquelle son grand-père Vincent Huck, son frère et ses deux soeurs ont grandi. Sise au30 rue de la 1èreDivision-Blindée à Eschau, la bâtisse, dans la famille depuis au moins 100 ans, devrait retrouver son aspect d'origine. Pour ce faire, le jeune homme a décidé d'employer des techniques de construction d'autrefois

 

Le long de la rue de la 1ère Division-Blindée à Eschau, non loin de l'abbatiale Saint-Trophime, se trouve une maison alsacienne. La vieille bâtisse vient tout juste d'entamer sa mue.

 

Sur la façade du rez-de-chaussée, côté rue et côté cour, entre les poutres, se dressent, réguliers, les palançons. « Le torchis sera enroulé autour de ces pièces de bois. Puis il faudra le lisser pour obtenir une surface homogène. Ensuite, on fait des points d'accroche et on recouvre le tout d'un enduit à la chaux », explique Sébastien Rohmer, 25 ans, conseiller en prévention dans le secteur agricole.

 

« Je n'étais pas parti pour faire beaucoup de travaux » Le jeune Escovien a décidé de se lancer dans la restauration de la maison d'enfance de son grand père côté maternel, Vincent Huck, de son frère et de ses deux soeurs.

 

L'aîné de la fratrie, Anna Kintz, née Huck, dite Tante Anna, habite aujourd'hui à deux pas de l'ancienne maison familiale. Cette dernière s'avère « difficile à dater, précise Sébastien Rohmer. Sur le poteau cornier, seuls quelques chiffres subsistent, un trois, un sept... » Mais gravée dans la pierre, au niveau du portail, figure néanmoins une date : 1783.

 

« La maison a été acquise par mes arrière grands-parents en 1912. Après la guerre, mon grand-père est parti, ses deux soeurs se sont mariées, ne restaient plus que Paul, leur frère, aujourd'hui décédé, et sa femme. Cette dernière a dû se séparer de la maison. Trop grande, elle n'arrivait plus à s'en occuper. »

 

Pour conserver cette bâtisse dans la famille, Sébastien s'est porté acquéreur. « J'avais envie de faire plaisir à mon grand-père et d'avoir un projet personnel. Mais surtout, je ne pouvais pas m'imaginer passer devant la maison tous les jours avec l'idée qu'un promoteur puisse s'en emparer, la transformer alors qu'ici, il y a un tel vécu ! »

 

Au début, « je n'étais pas parti pour faire beaucoup de travaux. Je m'étais dit que j'allais mettre des plaques de plâtre en habillage intérieur et bien isoler...Mais au fur et à mesure, en discutant avec des membres de l'association de la sauvegarde des maisons alsaciennes (ASMA), mais aussi avec mon ancien professeur, Guillaume Bapst, je me suis pris de passion pour la fabrication de ces maisons. De là, l'idée de recourir aux techniques de construction anciennes. J'ai vraiment envie de rendre à la maison de mon grand-père son aspect d'origine.»

 

Pour ce faire, au niveau du rez-de chaussée côté cour, « nous avons abattu le mur en brique construit dans les années 50 pour y remettre un colombage. À l'intérieur, il a fallu enlever la dalle de béton pour tout remettre à niveau. Là dessous, on a trouvé des tuiles faîtières, des dents de cochons, de la ferraille, des morceaux de faïence...», énumère Sébastien Rohmer.

 

Passé la porte d'entrée de cette bâtisse d'une surface habitable de 200m2, le visiteur se retrouve face à l'ancienne cuisine. « On avait un four à pain, se souvient Tante Anna. Notre maman l'a toujours fait, de même que les tartes, les kouglofs, les beignets... »

 

À droite, c'était la salle à manger. « Au centre, il y avait une grande table et sur le côté une plus petite. Dans cette pièce, le samedi soir, on jouait souvent aux cartes. » Et Vincent Huck de poursuivre : « Et dans ce coin, il y avait le sapin de Noël. On avait mis des bougies dessus. Mais on ne les allumait que quand nos parents étaient

là. »

 

À l'étage, « nous avons démonté un fumoir, qui servait notamment pour le lard. Avant celui-ci, il y en avait un plus grand, en témoignent ses marques noires sur les murs. Au niveau du palier, j'ai enlevé la moquette. Dessous, il y avait des panneaux de bois. Là, on voit des lambourdes et dessous des planches. Elles ont peut-être 200 ans... »

 

Dans la petite pièce attenante à l'escalier, « j'ai enlevé une chape d'environ 2 cm. Dessous, il y avait des tomettes rectangulaires. » D'après Vincent et Anna, c'est là qu'étaient stockées les céréales. À l'étage aussi, une ancienne salle de bain, des chambres d'enfants. Celle des parents se trouvait au rez-de-chaussée. Au dessus se trouve un vaste grenier. « Les clous fixés sur les poutres laissent à penser qu'ici, on accrochait du tabac pour le faire sécher. »

 

Anna et Vincent passent de temps en temps sur le chantier. « Nous sommes fiers de lui, lancent-ils de concert. Et l'épouse de Vincent, Marie-Jeanne, de poursuivre : « C'est un boulot dingue pour Sébastien, surtout qu'il fait beaucoup d'activités en plus de son travail. Il est sapeur-pompier, conseiller municipal et donne en plus un coup demain à ses parents qui ont une exploitation agricole. Toute sa famille mais aussi ses amis l'ont beaucoup aidé. » Le jeune homme espère attaquer le torchis au printemps prochain. « La terre est déjà là, confie-t-il en désignant du doigt un tas dans la cour. On ne peut pas le faire en hiver, car le mélange risquerait de ne pas sécher »

 

VALÉRIE WACKENHEIM



 

Article DNA du 28/10/2012

 

Plosheim

 

Portrait:



Guillaume BAPST

" Des choses à apprendre des techniques du passé"



En mai dernier, et après deux ans et demi de travaux, Guillaume Bapst, son épouse Sandra et leur petite fille Chloé ont emménagé dans une maison alsacienne à Plobsheim. Elle appartenait au grand-père paternel de cet ingénieur en agronomie

Entreprendre la restauration de la maison de son grand-père paternel était une évidence pour Guillaume Bapst, ainsi que pour son épouse, Sandra. « Nous aimons les maisons alsaciennes, car elles ont du caractère, confie le jeune homme de 35 ans, ingénieur en agronomie et professeur en lycée agricole. Ce projet nous tenait vraiment à coeur. Il a permis de maintenir ce patrimoine dans la famille. Nous devons être la 8e génération de Bapst à habiter ici. Cette maison est un héritage du passé...

 

À l'époque, les gens savaient déjà construire avec des matériaux naturels. Ils faisaient déjà peu d'ouvertures côté Nord... Je pense que nous avons beaucoup de choses à apprendre de ces techniques du passé. » Deux ans et demi de travaux ont été nécessaires à la remise en état de l'ancienne bâtisse. « Nous avons réalisé nous-même l'ensemble des travaux préparatoires : démonter les lambris, détapisser, décoffrer les poutres, les nettoyer et les passer à l'huile de lin, enlever le ciment qui recouvrait le soubassement... Un architecte a ensuite pris en charge les travaux. Il s'est notamment occupé de la coordination des entreprises. Puis nous nous sommes chargés des finitions. »

 

Et Guillaume Bapst de poursuivre : « Nous n'avons pas eu besoin de refaire le torchis, sauf à un petit endroit. Au premier étage, dans le bureau, nous souhaitions laisser quatre pans de torchis visibles. Comme ils avaient été recouverts de plâtre par erreur, les ouvriers ont dû tout arracher et en refaire... »

 

La poutre centrale du rez-de chaussée, qui soutient le premier étage, ainsi que la charpente ont dû être changées. « Cette étape a été pour nous très marquante, car de la cuisine, on voyait le ciel. Il ne restait que l'ossature. Aujourd'hui, le résultat final dépasse largement nos espérances. »

 

L'un des moments forts du chantier ? « Lorsque j'ai découvert la date de construction de la maison sur le poteau cornier, 1801, alors que je nettoyais les poutres de la façade. » Cette restauration, le couple l'a voulue écologique et respectueuse du style de la maison.

 

« Aucun élément disgracieux ne se trouve sur le toit. Les panneaux solaires pour l'eau chaude ont été installés sur la grange attenante, tout comme le raccordement de l'électricité. » Et pour rendre à la maison son histoire agricole, une girouette représentant un paysan qui moissonne a été installée. Côté isolation « nous avons utilisé de la fibre de bois et de la laine de roche. De nouvelles fenêtres en bois et double vitrage ont été installées.» À l'intérieur, l'ensemble est lumineux et chaleureux. « Nous avons mélangé des meubles modernes avec des pièces anciennes et des bibelots alsaciens qui se trouvaient déjà dans la maison.

Nous sommes heureux d'y habiter et nous nous y sentons vraiment bien. »

 

 

 

(Page suivante)

 

 

 

 

Note du webmeste:

Cet article des DNA a été publié avec l'aimable autorisation de l'auteur et de Monsieur Sébastien Rohmer

Photo de Claude HEYM

 

Notre devise:

 

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

Pour nous trouver

 

 

Association

Le Vieil Erstein

Un rund um's Kanton

 

Adresse

1, Place de l'

Hôtel de Ville

67150 - Erstein

 

06 86 56 40 68

 

 

Association

pour la préservation

et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

.

Devenir membre

Vous souhaitez

devenir membre ?

C'est très simple : utilisez

notre formulaire de contact

pour obtenir davantage

d'informations. 

Nous serions ravis de pouvoir

vous souhaiter très bientôt

la bienvenue dans notre

association.

Nous vous attendons

avec impatience !

 

 

Ce site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

 

 

 

déja

visiteurs

 

 

 

 

Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

ooOoo

 

 

Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

ooOoo

 

 

 

L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

ooOoo

 

 

Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

ooOoo

 

 

Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

ooOoo

 

 

Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

ooOoo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Stop limite

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Le Vieil Erstein - Ersteiner Flecken