Photo Claude HEYM
Photo Claude HEYM
 

 

Les accessoires du quotidien

 

Les accessoires de cuisine

 

Pour conserver les aliments, les préparer, les présenter à table et les consommer, la maîtresse de maison dispose de nombreux récipients : vaisselle en terre cuite vernissée de Soufflenheim ou en grès de Betschdorf dans le Bas-Rhin, plats en étain, en cuivre, en fer ou en fonte.

Dans les intérieurs paysans les terrines, soupières, pots à lait, pichets à vin et cruches à vinaigre sont en grès ou en terre cuite décorée. 

Pour cuire les aliments les potiers de terre façonnent des cocottes tripodes à fond plat, à manche, des terrines à pâté, à gratin, des caquelons à pieds ou sans pieds et d'innombrables moules à gâteaux et à « Kougelhopf ». Pour la présentation des aliments ils fabriquent des soupières, des plats à légumes où tout le monde se sert en plongeant sa cuillère.

 

Pour les liquides il y a des cruches, des pots à lait, des bols et des chopes à bière. L'étain, plus précieux constitue des pièces d'apparat, exposées dans la « cave » du buffet. Les familles juives utilisent spécialement pour la pâques; un plat d'étain gravé d'inscriptions en hébreu.

 

A la campagne on aime aussi les fontaines et les chandeliers. Le bois sert à réaliser la planche à pain, accrochée au-dessus de la table, à l'usage exclusif du maître de maison, ainsi que les moules décorés pour la fabrication du beurre et du pain d'épice.

 

Très tôt, les objets en verre ont fait partie de l'équipement domestique : carafes, pichets, bouteilles, verres à boire en forme de gobelets ou de calices, mais aussi verres gobe-mouches, boules à repriser, champignons à repasser. Les plus belles pièces anciennes, en particulier les cadeaux de mariage, sont toujours exposées dans la « Stub », sur les étagères du buffet ou du dressoir.

 

Les rideaux et l'armoire à linge

 

Les fenêtres, bien que de petites dimensions, sont toujours ornées de voilages, maintenus à demi ouverts par des embrases. Ces rideaux, autrefois en coton d'une blancheur immaculée, sont soigneusement lavés et repassés lors des grands nettoyages de Pâques. Jusqu'au XIXe siècle il s'agissait d'un luxe assez rare. Toujours de couleur claire pour ne pas nuire à la luminosité des pièces, ils étaient surtout jaunes ou blancs.

 

De même les rideaux de l'alcôve ou des lits, utiles pour préserver !'intimité du couple conjugal et pour garder la chaleur, étaient peu répandus parce que coûteux. Faits d'étoffes unies, à rayures ou à carreaux essentiellement rouges, puis bleus et blancs, ils répondaient au goût des paysans et des artisans ruraux.

 

Le linge de maison, rayé rouge et blanc pour la table, gris et blanc pour la literie, est entreposé dans le coffre de mariage. La taille de ce coffre mesure la richesse et l'importance du trousseau. II subsiste jusqu'à la fin du XIXe siècle dans les campagnes, mais l'armoire l'emporte peu à peu pour un usage courant. Les vêtements sont rangés dans des armoires-penderies, suspendus à des crochets de bois fixés aux parois.

 

Le linge est aligné dans une armoire à linge avec rayonnages. II existe aussi des solutions mixtes : armoire avec étagères d'un seul côté, armoire-penderie à planche supérieure pour le linge. Comme le coffre, cette armoire constitue un meuble de mariage portant le nom de l'épouse et la date de la cérémonie. Son aspect prestigieux, sa valeur symbolique, lui assurent une place de choix dans la « Stub » ou la belle chambre.

 

Les tissus et les broderies

 

Les tissus utilisés dans la maison sont d'origine locale : laine des moutons, lin et chanvre cultivés dans des parcelles proches du village. Toutes ces fibres servent à la confection des vêtements, du linge de corps, de lit et de table. Les femmes et les filles de la maison possèdent chacune un rouet et filent la production familiale. Ensuite les bobines et les écheveaux sont portés au tisserand du village. Avec son métier il fabrique le « Kelsch », à carreaux bleus et blancs ou la toile de lin imprimée en bleu de réserve. Ces fils et tissus servent aussi de base aux travaux d'aiguilles. Les femmes brodaient et brodent encore le linge de table et le linge de corps. A la campagne, on pratique surtout le point de croix au fil rouge sur les taies d'oreillers, les housses d'édredon, les nappes et tout le linge domestique.

 

L'essuie-mains de parade, destiné à cacher les torchons d'usage, pas toujours très propres, est offert en cadeau à la mariée par ses amies d'enfance. II est suspendu par deux sangles sur la face interne de la porte de la « Stub ». La pièce de lin, tissée à bonne largeur, est ornée de liteaux qui répartissent horizontalement la surface en quatre ou cinq champs rectangulaires, chacun d'eux étant brodé en son centre d'un vase fleuri, d'un bouquet ou d'un arbre de vie.

 

La base est ornée d'une dentelle blanche et rouge, garnie de franges. La ménagère sait aussi tricoter des bas de coton blanc pour les fêtes, des socquettes pour mettre dans les sabots, certaines coiffes, comme le bonnet morille des hommes de Hunspach, les béguins des vieilles femmes de Schleithal, les charlottes des nourrissons et les magnifiques collerettes des filles du Kochersberg et du pays de Hanau.

 

Les objets paysans

 

Les paysans façonnent eux-mêmes leur petit outillage et manient habilement le couteau et la gouge pour sculpter et orner ces outils. Ce décor personnalisé porte en général les nom et prénom du propriétaire de l'objet, la date de sa fabrication ou au moins le signe distinctif de la ferme à laquelle il appartient.

 

Les vignerons soignent particulièrement la présentation des tonneaux qui témoignent de la qualité de leur vin. Ils font sculpter les traverses de fûts. de feuilles d'acanthe, de dauphins, de chimères et de griffons, de grappes de raisins et de grenades mêlées à des putti et des Bacchus joufflus. De même, le verrou qui ferme solidement la petite porte de nettoyage est décoré de motifs marins ou viticoles.

 

Les vanneries sont nombreuses aussi en milieu paysan. Chaque usage requiert une forme particulière : paniers demi-sphériques en osier ou en coudrier, pour cueillir les cerises, pannetons de paille de seigle avec couvercle pour conserver les fruits séchés, hottes en coudrier tressé pour transporter les pommes de terre, paniers à provisions avec couvercle, en osier peint de fleurs, pour aller au marché. Toutes ces corbeilles sont fabriquées par des vanniers ambu­lants ou par les paysans eux-mêmes

 



La vie dehors

 

La cour

 

La cour sert de dégagement à l'exploitation. Elle comporte en général un ancien puits, une auge de pierre pour abreuver les animaux et un fumier posé sur une fosse à purin. Le sol, traditionnellement en terre battue, est de plus en plus dallé, bétonné ou bitumé, pour satisfaire un souci de plus grande propreté, encore faut-il alors assurer l'écoulement des eaux pluviales par une série de rigoles bien orientées.

 

L'allée surélevée en dalles de grès qui mène du portillon de la rue à la porte d'entrée de la maison est le domaine privilégié des arbustes en pots que l'on met à l'abri pendant l'hiver : lauriers-roses, fuschias, asparagus et fleurs tropicales. Ils sont plantés sans grâce dans des récipients de récupération tels que des pots ébréchés, de vieilles bassines en fer-blanc, des collections de seaux en plastique, de plus en plus remplacés par les poteries méridionales mises en vente dans les jardineries et les grandes surfaces.

 

La superficie de la cour dépend du parcellaire disponible. Dans le vignoble, elle est étroite et « biscornue », à moitié couverte par des hangars et envahie de tonneaux, de hottes de vendange et d'instruments agricoles. Dans la plaine elle est plus vaste, de géométrie plus régulière, et prend la forme d'un rectangle allongé dont le plus petit côté donne sur la rue. Elle constitue le domaine exclusif des hommes qui la traversent maintes fois dans la journée pour aller nourrir et traire les bêtes, atteler les chevaux.

 

 

 

Photo de Claude HEYM

 

Notre devise:

 

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

Pour nous trouver

 

 

Association

Le Vieil Erstein

Un rund um's Kanton

 

Adresse

1, Place de l'

Hôtel de Ville

67150 - Erstein

 

06 86 56 40 68

 

 

Association

pour la préservation

et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

.

Devenir membre

Vous souhaitez

devenir membre ?

C'est très simple : utilisez

notre formulaire de contact

pour obtenir davantage

d'informations. 

Nous serions ravis de pouvoir

vous souhaiter très bientôt

la bienvenue dans notre

association.

Nous vous attendons

avec impatience !

 

 

Ce site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

 

 

 

déja

visiteurs

 

 

 

 

Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

ooOoo

 

 

Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

ooOoo

 

 

 

L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

ooOoo

 

 

Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

ooOoo

 

 

Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

ooOoo

 

 

Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

ooOoo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Stop limite

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Le Vieil Erstein - Ersteiner Flecken