Photo Claude HEYM
Photo Claude HEYM
 

La religion

Des signes ou des objets placés au-dessus du portillon, statuette de la vierge pour les catholiques, verset de la Bible pour les protestants, peuvent indiquer la religion des propriétaires. Pendant la période révolutionnaire, ces signes furent proscrits et quelquefois remplacés par le bonnet phrygien.

 

LE SYSTÉME DE CHAUFFAGE DANS LA MAISON ALSACIENNE DE PLAINE

 

II se particularise par une double caractéristique : l'absence de feu ouvert et le fonctionnement en " duo " de la cuisine et de la Stub, pièces situées de part et d'autre d'un mur en matériau peu inflammable (brique ou pierre), le mur à feu ou mur pare-feu contre lequel sont adossés tous les foyers de la maison.

 

Dans la Stub, contre le mur à feu, est adossé le poêle -souvent unique- de la maison : il s'agit d'une construction maçonnée (terre cuite, fonte, très rarement faïence à la campagne) toujours alimentée à partir de la cuisine pour des raisons d'esthétique et de sécurité et sans ouverture vers la Stub.

 

Tous les autres foyers de la maison essentiellement les cuisinières maçonnées se trouvent accolés à ce mur pare-feu mais côté cuisine. Le four à pain se situe le plus souvent à l'extrémité de la cuisine, du côté de la ruelle, où il fait parfois saillie sur le mur.

 

Dans toutes ces constructions le combustible se consumait dans un foyer fermé, sans déperdition de chaleur, et les fumées des cuisinières de la cuisine.

 

 

Les feux et la circulation de la chaleur dans une maison alsacienne

Si les poêles maçonnés en terre sont attestés très tôt en milieu urbain, à Strasbourg ont été retrouvés des vestiges de poêle en terre cuite qui remontent au VIIIe siècle. Leur existence en milieu rural semble confirmée seulement á partir du XVe siècle (Artolsheim).

 

Kacheloffe (poêle à carreaux).

La forme des éléments de poêle en terre évolue dans le temps : de tronconiques (Vllle - Xllle) ils se transforment en carreaux-bol (1250-1550) puis en carreaux plats à partir de 1550.

 

Les poêles en fonte sont attestés en Alsace dés le début du XVI' (1519 plaque du château du Fleckenstein) mais ils n'y seront fabriqués que dans la seconde moitié du XVIIe. Composés d'un assemblage de caissons (Kaschteofe) sur lesquels sont fréquemment représentées des scènes bibliques (Bibelofe), ils peuvent aussi prendre la forme de tambours superposés (Pommerofe).

Fin XIXe. se multiplient les poêles mobiles qui marqueront la fin de la Stub comme unique salle chauffée et qui annoncent l'individualisation des espaces.

 

Description du système par Lazare de la Salle, " Mémoires de deux voyages et séjours en Alsace, 1674-76 et 1681 ", Mulhouse 1886

Il y a un grand fourneau de fonte ou de terre vernie, que l'on chauffe par le moyen d'une ouverture qui est dans le mur répondant à la cuisine, de sorte qu'on ne voit point le feu quoique l'on en sente la chaleur jusque dans les endroits de la chambre les plus éloignés du fourneau. Comme d'ordinaire il est orné de bas-reliefs ...cela passe d'abord dans l'esprit d'un étranger qui n'en a jamais vu, pour une armoire à la mode du pays.

 

 

LES DEUX PIECES RECONSTITUÉES AU MUSÉE ALSACIEN DE STRASBOURG

 

La cuisine

Principal lieu de travail des femmes, la cuisine est le centre vital de la maison, le lieu de l'eau et celui du feu, le lieu où est préparée la nourriture quotidienne de la famille. Ces différentes fonctions se traduisent par des aménagements particuliers qui sont, à quelques détails prés, les mêmes dans toutes les fermes de la plaine alsacienne.

 

La cuisine rurale

reconstituée au musée en 1910 mêle des éléments de cuisines rurales et urbaines. La cuisine rurale est de plan rectangulaire allongé ; sur le sol se trouvaient des dalles en grés ou des carreaux de terre cuite, plus rarement de la terre battue, car il y avait presque toujours une cave sous la maison.

 





 

La cuisine se trouve dans l'axe de la porte d'entrée, on y accède par un vestibule. Sur l'autre petit côté se trouve la seule fenêtre qui donne en général sur la ruelle séparant deux fermes.

 

Avant les années cinquante, où l'installation de robinets d'eau courante se généralisa, une pompe à main faisait remonter l'eau depuis la nappe phréatique. Au XVIIIe siècle, les femmes allaient chercher l'eau au puits dans de grandes cruches en terre cuite qui étaient ensuite entreposées sur un petit meuble (Wasserbank) placé à côté de l'évier. Derrière la porte de chaque cuisine était suspendu un coussinet rond (Wisch) que la fermière ou sa servante mettait sur la tête avant d'y poser les cruches d'eau à transporter.

 

Sous la fenêtre est placé un évier en grés, dont l'écoulement se fait directement à l'extérieur. Les femmes se lavaient en général à l'évier, au dessus duquel étaient accrochés un casier à peignes et un petit miroir. Les hommes se lavaient plutôt à l'abreuvoir de la cour.

 

En ville, les déchets étaient mis dans une haute poubelle carrée placée prés de l'évier ou donnés à une ou deux oies ou poules enfermées dans une sorte de placard à barreaux. À la campagne, ils étaient jetés dans la cour sur le fumier où la volaille venait les picorer.

 

La plus grande partie de l'espace est occupée par les foyers maçonnés, regroupés sous la large hotte qui guidait les fumées vers l'étage supérieur. Là se trouvait le réduit (Rauchkammer) où étaient suspendus le lard et la viande de porc à fumer.

 

Dans la cuisine du musée ont été aménagés cinq foyers, de droite à gauche:

  1. Le foyer maçonné où sont posées, le fond dans le feu, les marmites servant à préparer le repas de la famille.
  2. Le portillon de fonte ouvrant sur le foyer du poêle de la Stub, pièce commune séparée de la cuisine par le mur à feu, fait de briques ou de pierres maçonnées (et non en bois et torchis comme les autres murs, trop inflammables).
  3. Un deuxième foyer maçonné où mijotaient les aliments pour le bétail (betteraves par exemple).
  4. Le four à pain, à la ferme se trouve plutôt placé au fond de la pièce et forme une avancée vers l'extérieur.
  5. Le petit alambic aménagé ici n'existait que rarement dans les cuisines car la distillation se pratiquait en général à l'extérieur de la maison, sous l'appentis (Schopf).

L'importance du foyer est due au fait que l'on préparait les repas pour de grandes tablées : familles élargies et nombreuses (grands-parents, oncles, tantes, domestiques ou valets de ferme vivaient sous le même toit.

 

Ce système des feux couverts a entraîné des modes particulières de cuisson. En effet, les recettes de la cuisine alsacienne donnent la préférence aux plats bouillis et mijotés au foyer, plutôt qu'aux plats grillés. On peut donner comme exemple la multitude des soupes avec ou sans viande, la choucroute, le Baeckoefe, la grande variété des gâteaux à pâte levée comme le Kougelhopf.

 

Certains modes de conservation des denrées alimentaires sont aussi adaptés à ce système de feux couverts ; les fruits les plus abondants, pommes, poires et quetsches, sont séchés sur des plaques en tôle posées sur le poêle de la Stub.

En découle aussi le nombre d'objets utilitaires en terre vernissée, mieux adaptés au feu couvert. Les marmites en fonte ne possèdent pas de pieds mais un cercle de métal autour de la panse qui permet de les ajuster aux ouvertures des cuisinières.

 

Ce système a aussi entraîné certaines formes de relations domestiques, avec une séparation presque exclusive entre la pièce ou l'on prépare les repas, la cuisine et la pièce où on les mange, la Stub. Cette distinction peu courante dans les maisons rurales françaises détermine un certain nombre d'attitudes. La cuisine compose un univers exclusivement féminin, où la femme règne sur les feux. La Stub par contre est une pièce mixte à dominante sociale.

 

 

(Suite)

Photo de Claude HEYM

 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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