Photo Claude HEYM
Photo Claude HEYM
 

Le « Schwyzzer-See »

Avons  nous un « Schwyzzer-See » à Erstein ?

Ce magnifique temps ensoleillé est bien sûr propice, aux jeunes, pour aller s'ébattre dans l'eau. Il est vrai que nous avons partout suffisamment d'eau : l'Ill, les canaux et différents bras latéraux de l'Ill, mais dans la plupart des cas, nous ne disposons que de lieux de baignade éminemment primitifs.

Carte postale

Mais que nous ayons chez nous un « Schwyzzer-See », çà, nous ne l'avons appris qu'au moment où nous avons suivi une conversation tenue entre eux par quelques jeunes se rendant à la baignade.

« Où que tu vas » demande l'un. « On va baigner au Schwyzzer-See » répondirent- t- ils vivement. Cette conversation nous a évidemment intéressés, et nous avons appris que toute cette jeunesse allait se baigner dans l'excavation de la gravière, gravière appartenant au « Kirchenschwizzer ».

Ce qui fait que nous aussi avons un lieu de baignade dénomé le « Schwizzer-See »

(Schwizzer-see = lac du Suisse

Kirchenschwizzer = Suisse de l'église).

 

Une drague à câble     1943 - 1952

Le travail se devait de devenir de plus en plus commode et moderne. Mon frère Joseph me procura en 1943 une drague à câble d'occasion avec les accessoires. A Urmatt, j'ai acheté un arbre de 20 m de long pour 42 cm de diamètre. Nous avions quelques difficultés pour son érection, mais nous y arrivâmes à la troisième fois. L'oncle Joseph est décédé en 1943 et notre fils Albert a été incorporé dans la Wehrmacht allemande. Mon frère Joseph venait de temps à autre.

Nous avons monté une baraque destinée à abriter le treuil et le moteur à essence. Et c'est parti. Le matériau était versé directement sur le sol et trié à la main. J'ai acheté du bois au marché noir pour le silo que nous avions planifié. Aussi, l'heure de la libération approchait. Albert rentra dans les premiers jours, et quelques jours plus tard il s'enrôla comme volontaire dans l'armée Française. Il fit partie de la garde rapprochée du général LECLERC, aida à la libération et resta soldat pendant quelques mois.

 

Vengeance

Signalons encore, qu'après la Libération, des légionnaires français avaient pêché à la grenade dans le plan d'eau. A la suite de cela, j'ai enlevé le bateau. Pour se venger, ils voulaient renverser le mat, car ils avaient tiré sur son ancrage et rompu par des tirs le câble porteur et le câble de traction au dessus de l'eau, ce qui fait que la drague avait coulé au fond. Je me suis plaint chez leur supérieur, et maintenant ils devaient, avec un camion GMC tirer la drague hors de l'eau.

Aide-toi toi-même, si tu le peux. C'est ce que j'ai fait, de mon mieux.

 

Le silo

Collection privée

En 1945, avec le bois, j'ai fait construire le silo. Il y avait 4 compartiments : sable, gravier propre, gravier 14/30, et gravier grossier. Sur le silo était monté un tamis à secousses. Georges BARTHEL  m'a de nouveau aidé pour l'installation. Martin quitta l'école et Albert revint sans dommages. Nous achetâmes d'occasion notre première camionnette de 2,5 m3 de contenance. La « Reconstruction » avait commencé, et du coup il y avait toujours beaucoup de travail pour nous. Il fallait trouver de nouveaux champs et décaper. Pour ce faire, nous avons donc engagé 2-3 prisonniers de guerre. Nous avons acheté un moteur électrique de 10 CH et un petit concasseur de gravier. Avec les prisonniers, nous avons creusé une cave dans la grange, enclos l'étable de murs sur lesquels nous avons posé une dalle en hourdis. Puis peu à peu nous avons vendu l'excavatrice, les wagonnets et les rails, car nous n'en avions plus besoin.

Directement après la guerre, j'ai dû me débarrasser des vieux chevaux et j'ai acheté un lourd alezan pour 106 000 frcs. C'était une bonne bête, mais nous n'avions pas de chance avec lui, car au bout de 3 ans il mourut d'une crise cardiaque, par manque de travail. Bien qu'il fût assuré, je n'ai touché que la moitié de sa valeur. Les prisonniers ont été libérés pour rentrer chez eux. Pour remplacer le cheval, nous avons acheté un petit tracteur (Ponny) et avions l'occasion pour un TAMBRO. Je réduisais de plus en plus mes travaux agricoles, pour les arrêter complètement en 1950, car nous avions suffisamment de travail à la gravière.

Tout prend une fois fin et c'était aussi le cas du terrain. Le silo devait être étayé, car toujours mouillé il était surchargé. Même le mat commençait à pourrir du coté des intempéries. Mon travail à la gravière se faisait dans le silo. Il consistait à faire passer le matériau par le tamis, à surveiller les moteurs, le concasseur et la pompe à eau. Tout au long de l'année, je distribuais aussi le sable et le gravier, et chaque fois il me fallait descendre du silo, puis y remonter : 8 m d'escalier et 4 m d'échelle et cela parfois 20 fois dans la journée.

 

La gravière de 1952 à 1968

Collection privée

200 m plus loin le long de la rue et à gauche, au Stockmatt, nous avons bientôt pu acheter un grand terrain et y édifier un silo en béton armé, d'une contenance de 200 m3, et comportant 4 compartiments. Nous avons fait fabriquer un tamis vibrant en Sarre et pourvu à l'électrification. Le deuxième camion d'occasion fut muni d'un moteur diesel. Nous avons de nouveau acheté un tracteur PONNY, mais un peu plus puissant, avec, à l'avant, une pelle servant à niveler. Il fait le travail de 6 hommes. Le deuxième mat dont nous avions besoin pour la nouvelle installation a été acheté au Hohwald. Le vieux treuil n'était pas assez puissant, aussi en avons nous installé un bien plus puissant, mais du coup il fallait aussi renforcer le réseau électrique. Avec cela, toujours l'achat de nouveau terrain pour pas mal d'argent.

En 1961 nous avons fait l'acquisition d'un POCLAIN (pelleteuse), et pouvions nous en servir à tout moment pour décaper, et même gagner de l'argent en faisant des travaux extérieurs. En 1962 nous avons remplacé le mat en bois par un pylône métallique. En 1964 nous avons acheté un camion neuf de marque UNIC et en 1967 un camion d'occasion de marque MAN. Il nous fallait une pompe à eau, que nous avons couplée au petit PONNY, ainsi qu'une autre pompe, celle-là à moteur. Par ailleurs, nous avons acheté une petite bétonnière, ce qui nous a permis de faire beaucoup de choses nous-mêmes. Au cours de l'hiver 1966-1967, nous avons construit un grand garage pour y remiser nos camions et machines et avons acheté en dernier, un Chargeur-VOLVO, fin 1967. Moi, j'ai maintenant atteint l'âge de la retraite et j'ai donc transmis l'entreprise à mes deux fils Albert et Martin.

 

Mes accidents

J'ai déjà parlé de quelques accidents qui me sont arrivés durant ma jeunesse. Je parlerai plus loin de ceux qui me sont arrivés pendant ma période militaire. De toute ma vie, je n'ai jamais été malade, mais j'ai eu plusieurs accidents. Dans un autre article, je relaterai mon opération, comme soldat, en 1920 à Belfort.

En 1944, nous voulions faire les foins avec la machine. Présents étaient mon frère Joseph et Martin, qui graissait la machine. Mon voisin Joseph COMTE m'avait donné son alezan aveugle, et moi j'avais mon cheval. Lors de l'attelage, les chevaux commencèrent à se donner des coups de sabot et à hurler et nous avons dû les dételer. C'est là que le cheval aveugle me donna un coup de sabot sur le bras gauche. Je crois qu'autrement c'est Martin qui aurait eu le coup à la tête.

Au bout de quelques jour j'ai eu une forte fièvre, mon bras était enflé et bleu-violet. Nous avons fait venir la soeur infirmière qui nous a conseillé d'appeler immédiatement un médecin. Le Dr. BADINA vint et m'emmena tout de suite à l'hôpital. C'était le mercredi. Le Dr. m'a fait une incision de 25 cm de long. Au bout de trois jours, le samedi, il fallait procéder à une nouvelle incision, environ 10 cm, mais cette fois sous le bras.

 Le soir du même jour, ma femme vint avec Cécile, 3 ans, qu'elle a assise sur le lit à coté. La petite montra alors sous mon lit en disant : « Maman là il y a du sang ». On a fait venir l'infirmière. Le sang avait traversé les pansements, l'oreiller et le matelas pour couler sous le lit. Je sentais couler mon sang artériel et serais sûrement mort exsangue durant la nuit. On m'allongea sur le lit voisin, où je perdis connaissance. On me ranima avec des piqûres, renouvela mon pansement et je passai une nuit calme. J'étais hospitalisé pendant 12 jours.

La récolte de l'orge commença, et c'est avec un bras bandé que j'ai fauché un peu, et aidé à la batteuse mécanique. Je voulais monter un quintal d'orge dans le grenier de la maison, mais n'ai pas pu aller au-delà d'un escalier. Heureusement, Albert était là, en congé.

 

Jean Paul FASSEL

 

 

 

Photo de Claude HEYM

 

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Conserver le passé,

dans le présent,

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au futur

 

 

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1, Place de l'

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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