Photo Claude HEYM
Photo Claude HEYM
 

 

 

 

Paul Fassel  

Du coté de la

«Gravière» à Erstein

 

 

 

 

La genèse de la gravière

1899, année de ma naissance, c'est cette année que mon père et son frère Joseph, ont commencé à creuser la partie supérieure de la Gänsmaetteln, nous possédions, soit environ 50 ares de prés.

Le matériau était principalement  tiré de l'eau. Pour cela nous nous servions d'une “abatteuse à traction”. C'était un godet, 40cm de large, 50-60 cm de long et 15 cm de haut, fixé au bout d'une perche de 4 1/2 à 5 m de long : voilà l'excavatrice. Ce travail était plutôt pénible. Il dépendait du matériau et de la nature du sol. Ce qui fait que le rendement horaire était variable. Il fallait s'accrocher pour sortir 1 à 1 1/2 m3 par heure! On pouvait descendre dans l'eau et tirer jusqu'à une profondeur de 3 1/2 m. Le pré jouxtait l'Ill. Le matériau était transporté par brouette jusqu'au bateau et ce dernier chargé d'environ 1 m3, s'enfonçait à tel point dans l'eau, qu'une mouche assise sur le rebord aurait pu se désaltérer! Je me rappelle qu'une fois, dans le Brühlyeck, le bateau trop chargé a été surpris par une inundation et a coulé.

Le matériau était transporté sur environ 1 km jusqu'à la Niedermühlinsel où il était déchargé manuellement et trié. Pour cela, on procédait de façon suivante: un tamis était posé sur une brouette, le matériau lancé à la pelle contre le tamis; le gravier roulait dans le tamis et le sable s'accumulait dans la brouette en un tas conique. Le gravier épuré était récupéré proprement à la pelle roulait et était verse sur un tas à partun de gravier l’autre de sable. Ils étaient ensuite chargés séparément ou dosés sur des voitures qui les amenaient jusqu'au chantier.

 

Nouvelle implantation

Par ailleurs, nous avions commencé au Walrott, un terrain où le matériau pouvait être extrait à sec, mais il était enrobé d’une gangue, impropre à l’utilisation, ce qui fait qu'à un moment donné nos clients le refusèrent. Nous y avons travaillé sur 10 ares. Mais ce terrain étant mal situé et à l'écart, nous l'avons abandonné. A l'époque, on utilisait notre sable (gris) pour maçonner. Actuellement, on n'utilise plus que du sable rouge. L'extraction au Gänsmättel n'était, en fait, pas très pratique, et on ne pouvait espérer un bon rendement. Aussi ce pré était  quasiment épuisé, nous avons dû chercher un autre terrain.

Collection privée

Le premier terrain qu'ils ont acquis, était au Niedersträssel, environ 12 ares à 100 marks l'are. C'était en 1905. A cette époque, on payait 10-15 marks pour un bon terrain. Mon père et mon oncle s'y attaquèrent avec courage et une imperturbable détermination. Plus d'une fois nous travaillions de 4 heures du matin jusqu'à 9 heures du soir pour honorer les commandes. L'oncle était toujours en bas et pelletait le matériau sur une hauteur d'environ 2 m 1/2. Mon père faisait le tri avec brouette et tamis.

Le gravier était mis en grands tas. En hiver les paysans de corvée ,des villages voisins, venaient en chercher. Cela était ainsi jusqu'à la 2ème Guerre Mondiale. Chaque cheval avait à transporter gratuitement 2 à 2,5 m3 et 1 à 1,5 m3 de sable jusqu'aux villages. Ceux qui n'avaient pas de carriole devaient exécuter 2 à 3 jours de corvée manuelle. Tout cela n'existe plus maintenant.

Mon oncle a eu un accident en 1908-10. Cela est arrivé de la façon suivante : le mur de gravier était solide et devait être attaqué au pic en commençant par le bas, pour créer un évidemment. La partie supérieure était alors facile à abattre. Mais une fois, il fut surpris par un éboullement de la partie du haut qui s'est détachée toute seule, et il n'a pas eu le temps de sauter de coté. La masse lui coupa la jambe au-dessous du genou. Pour une fois, lui aussi a eu droit à des vacances.

Son épouse Ernestine était la soeur de ma mère. Elle travaillait à la fabrique. Leur seul enfant est mort-né. Il fallait toujours acquérir plus de terrain. Mon frère Ignace quitta l'école en 1910 ou 1911, ce qui leur assurait un bon soutien. Comme nous avions quelques vaches, il fallait aussi conserver un peu d'agriculture. De plus, mon père et mon oncle allaient encore à la pêche au filet 2 fois par semaine.

 

Infrastructure

En 1913, moi aussi je sortis de l'école et aidais à l’exploitation. Nous avons acheté à Schiltigheim, chez TICHAUER, 2 wagonnets et 60-70 m de rails. Que les choses soient dites : avant d'avoir les rails, le matériau devait être jeté en hauteur sur le chemin de roulement qui était large de 5-6 m et conduisait à la route. Avec les rails, le travail se trouvait un peu simplifié.

Collection privée

 Dans un circuit en boucle, la voie montait de 5-6 m la pente jusque sur la route où le matériau était déchargé. Au début, nous pensions pousser manuellement les wagonnets qui avaient une contenance de ¾  de m3, ce qui à la longue ne se révéla pas possible. Nous avons donc acheté un jeune boeuf. Celui-ci était si maigre et misérable et plein de poux, qu'il en vacillait. Mais il était de bonne volonté et avec de l'organisation, nous l'avions bientôt retapé.

Le matin, nous l'emmenions à la gravière. Nous lui avions aménagé en un endroit protégé une petite étable où il pouvait se reposer aux heures de midi. Une longue chaîne servait à tirer les wagonnets. C'est avec les deux wagonnets chargés qu'il montait la pente. Il lui arrivait aussi, quand il s'ennuyait, de se sauver et de rentrer à la maison, avec sa chaîne….

 

L'exploitation de la gravière

Les champs et prés situés entre la Niedersträssel et l'Ill avaient la conformation suivante : d'abord, sur le dessus, une épaisseur de 50-60cm d'humus suivi d'une couche naturelle de terre - glaise avec du salpêtre blanc. Près de la route, l'épaisseur de la couche de glaise atteignait presque 2 m, mais elle s'amoindrissait en direction de l'Ill, où la couche disparaissait. En moyenne, il fallait décaper sur une hauteur de 1,5 m, et entièrement à la main, ce qui faisait perdre beaucoup de temps et couler beaucoup de sueur. Puis venait la couche de gravier de presque 3 m hors eau quand tout allait bien ou encore dans l'eau sur 1 m. Ceci était alors sorti à la pelle, parcelle par parcelle.

L'eau était pompée vers l'extérieur et on travaillait avec des bottes en caoutchouc. Voilà donc le travail de tous les jours. C'est le décapage qui était le travail le plus pénible car 2 m3 de glaise une fois dégagée en devenait 3, et le tout exécuté manuellement. Avec l'arrivée de la Guerre Mondiale de 1914-18 toute l’exploitation s'est arrêtée.

 

Gravière et travaux agricoles de 1920-1932

Après la guerre, en 1920, j'ai été  démobilisé. La gravière tournait déjà à plein régime ce qui fait que nous avions engagé quelques ouvriers. Nous avons acheté 2 petits chevaux et assurions aussi les transports. Mon frère Joseph quitta l'école, et, pendant un certain temps tout allait bien. Puis vint de nouveau une crise, et nous devions licencier les ouvriers, sauf un.

Pour une meilleure compréhension, voici un schéma montrant la couper de la gravière.

Nous travaillions maintenant par éclatement, mais sans explosifs. C'était une méthode dangereuse. Près de la paroi que nous exploitions, la sole était à 1/2 m au dessus du niveau de l'eau. Sur elle était posée la voie des wagonnets. Ensuite venait la paroi de gravier, d'une hauteur de 2, 5 m. Cette dernière était par endroits veinée par des couches de sable de boue, pouvant atteindre une épaisseur de 50-60 cm. Nous y avons trouvé des restes d'os, signifiant que ce matériau a été apporté par charriage à un moment donné. Ces reste d'os tombaient en poudre, comme de la terre. Au-dessus de la couche de gravier, il y avait comme déjà mentionné, la terre - glaise. La couche d'humus était décapée en premier. Du coté de l'eau, le gravier était pelleté sur une profondeur de 60 à 100 cm, une longueur d'environ 5 m et sur 2 à 3 m de largeur. Pour cela, nous portions des bottes en caoutchouc, et l'eau était pompée vers l'extérieur. Le travail était pénible, car par endroits le matériau était dur.

Alors la voie des wagonnets était bien couverte et la paroi de gravier creusée à coups de pic à sa base sur une hauteur de 30/40 cm. C'était cela la partie la plus dangereuse. Pour finir, on se servait d'une gaffe de 5 m de long, munie d'un rostre, pour évider sur une plus grande profondeur. En haut, dans la glaise, on a planté un pieu ferré de 1 m de long qu'on enfonçait à coups de grosse masse. Avec de la chance, l'ensemble basculait et tombait dans la partie évidée, ce qui nous économisait du travail et du temps. Il arrivait aussi que l'ensemble ne bascule pas. Il fallait alors tout débiter et dégager à la main. Mais lors d'un bon éclatement, c'est jusqu'à 15 m3 de gravier qui était disloqué à la fois.

Mais attention ! Je me souviens encore d'une fois où tout était prêt, ne manquait que de faire l'éclatement à l'aide du pieu, lorsqu'une pluie diluvienne se mit à tomber. Nous nous sommes mis à l'abri du coté de la paroi, mais heureusement pas trop près, car brusquement la masse s'est détachée toute seule, et s'est écrasée à coté de nous. BARTHEL Georges, qui travaillait avec nous depuis trois ans, voulut parfaire le nettoyage à l'aide d'une bêche. Il perdit l'équilibre et tomba d'une hauteur d'envion 5,5 m. Nous ne l'avions même pas vu jusqu'à ce qu’on le trouve couché sur la voie des  wagonnets. Sonné, il a pu reprendre toutefois son travail au bout d'une heure.

 

Les risques du métier

Moi même j'ai eu de la malchance par deux fois. Une fois j'ai été recouvert par du gravier jusqu'aux genoux et c'est l'oncle qui a dû me dégager à la pelle. Une autre fois je suis tombé avec des mottes de glaise, en me cognant les côtes dessus, ce qui m'a valu des douleurs respiratoires pendant  plusieurs jours.

Le gravier était chargé dans les wagonnets, versé sur in champ et trié. La glaise était étalée par - terre et l'humus par - dessus, ce qui nous a donné des champs bons pour la culture. En tout, nous avons pelleté environ 1,5 ha sur une profondeur de 5 à 6 m. Avec le temps, nous avons acheté un terrain après l'autre ainsi que des prés. En tout, cela représentait 3,5 ha d’un seul tenant.

 

Découvertes historiques

Durant toutes ces années, en déblayant la terre - glaise, nous sommes tombés sur des lieux d'incinération. C'est là que jadis ils brûlaient leurs morts : environ 2m de long, 1 m de large, sur 1 m de profondeur. Dans la glaise il y avait des cendres et toutes sortes d'os et de tessons. Nous avons aussi trouvé des boules de terre — cuite, qui servaient de poids pour des métiers à tisser et aussi des pointes de lances. J'ai encore en ma possession une urne bien conservée, d'une capacité d’ un litre et demi, mais jamais nous n'avons trouvé d'argent ni de bijoux.

Collection privée

Nous avons découvert un petit cimetière contenant 15 à 20 squelettes. Au point le plus élevé, à environ 25 m de la route, nous avons trouvé un puits monté en blocs de grès. Son diamètre était de 50/60 cm et sa profondeur de 6,5 m jusqu'à la surface de l'eau. Au fond dans le carré, se trouvait une grille en bois de dimension 1 m. Les blocs étaient posés les uns sur les autres, sans mortier, juste de façon à se maintenir. D'après ce que nous apprend l'histoire, cette région était à l'époque, et à cet endroit, fortement peuplée, et des constructions à pilotis que nous avons trouvées, ainsi que près de l'Ill, en témoignent. Les ancêtres étaient des Celtes comme nous le dit l'histoire, qui vivaient de l'agriculture et de la pêche. Ces gens étaient, en tous cas, pauvres.

De temps à autre, nous avions aussi la visite d'archéologues, car au bord de l'Ill, en aval, près de Nordhouse, on avait également fait des découvertes. En conséquence, mon père et mon oncle devaient pour une fois aussi faire des excavations du coté de Nordhouse, mais je ne sais pas s'ils y ont trouvé quelque chose. Comme ils m'ont une fois dit, ils ont trouvé, tout au début, près de la route, un lourd gril en pierre.

Je veux signaler encore : dans notre drague à câble, nous avons bien trouvé quelques dents de mammouth. C'étaient des molaires : 25 cm de long, 10-16 cm de large et 15 cm de haut, pesant jusqu'à 3 kg. Nous devions laisser ces dents dans l'eau, sinon, en séchant, elles s’éfritaient.

 

De 1920 à  1932 – un complément agricole

Nos explorations nous ont menés maintenant jusqu'à la route, soit au bout du terrain. Mon père est décédé en 1927. Mon frère Joseph s'est, après mon mariage, engagé pour 5 ans chez les militaires, ce qui fait que j'étais seul.

Collection privée

Oncle Joseph a acheté un pré au bac Gänsmättel et recommençait avec une rabatteuse à traction. Je lui ai transporté le matériel. Je faisais maintenant des travaux agricoles. Les petits chevaux ont vieilli, et il fallait que je les remplace. J'ai acheté un bon cheval noir racé, puis un autre qui était un peu plus fort. C'est avec lui que j'ai eu en 1933 un accident sur la rue du chemin de fer. Je rentrai du labour à la maison. Un gros camion de la firme STROMAN voulait me dépasser. Brusquement le cheval de main que je chevauchais prit peur, se retourna et fut heurté par la remorque, ce qui lui fit une estafilade à l'arrière. Moi, je me suis réfugié entre les chevaux. Ce que j'ai touché de l'assurance, suffisait juste pour le vétérinaire A part cela, le cheval n'avait pas d'autres dégâts.

Je plantais maintenant 25 ares de tabac, aussi des betteraves sucrières et plus de céréales. On ne peut faire de pacte avec les forces du destin, et un malheur est vite arrivé. Ce fut le cas la première année où je plantais du tabac. Comme je n'avais pas de vrai séchoir à tabac, j'ai cherché une place au grenier pour l'accrocher. Ma mère était assise à coté d'un tas de fagots et ramassait les feuilles tombées. Le petit Albert, 4 ans, était près d'elle. C'est alors que, de façon inexplicable, une planche tomba et toucha le petit à la tempe. Il s'affaissa comme mort et nous étions catastrophés. Mais nous avions encore une fois de la chance car le petit reprit ses esprits.

 

Investissement dans une excavatrice

Collection privée

Je n'ai jamais été très doué pour les travaux agricoles. Au cours d'une terrible épidémie touchant les animaux, j'ai perdu trois de mes plus belles vaches, c'était un coup dur pour nous. Les enfants étaient encore petits. Mon frère était alors chauffeur chez la firme TRINDEL et voyageait partout. Il me rapporta qu'à Lure travaillait un petit modèle d'excavatrice. Nous y allâmes, firent des dessins et prirent des mesures, achetâmes de l'acier et de la tôle, et demandèrent à la serrurerie WILLER de nous construire une telle petite machine d'après nos schémas. Nous l'avons munie d'un moteur Bernard de 5 CH. Je l'ai d'abord installée sur le terrain de l'oncle. Le rendement horaire était de 5-6 m3, pour un accès en profondeur de 1,50/1,80 m. Le matériau était trié par un tamis-tambour. Le sable au sol et le gravier dans le wagonnet. C'était en 1932. Après cela, j'ai commencé chez moi, au Kleinwässerle.

Collection privée

En 1938, j'ai acheté une grande excavatrice avec 60 à 70 m de rails, ainsi que 10 Wagonnets, 200/300m de rails pour les wagonnets, des aiguillages et des plaques tournantes. Il y avait de quoi remplir 7 semi-remorques de la firme ACARD de Graffenstaden. Nous avons monté l'excavatrice dans le jardin, et tous les samedis Georges BARTHEL m'aidait pour les réparations.

Au bout de quelques mois nous avons pu la monter à la gravière. Elle était équipée d'un moteur droit à essence de 17 CH. Accès en profondeur, 2 à 3m. Le rendement était de 15 m3 à l'heure. Derrière la machine, nous avons posé deux voies, l'une pour le sable et l'autre pour le gravier. Tous les samedis, je triais ce qui avais été extrait durant toute la semaine, car j'employais pour le faire 2-3 hommes.

 

Prélude à la guerre

Collection privée

En 1939 éclata la Deuxième Guerre Mondiale. Maintenant je devais travailler pour les militaires. J'ai reçu 10 hommes, un cheval, de l'essence et 10 frcs par m3 extrait. J'ai aussi pu en faire profiter ma clientèle. Albert faisait l'interprète. Mais, pendant ce temps, c'était à moi d'assurer l'entretien et les réparations de la machine.

C'est ainsi que j'ai livré 900 m3 environ aux militaires. Brusquement, les Français ont du dégerpir, à mon grand regret, vu qu'ils ne m'avaient pas payé. J'ai bien touché l'argent après la guerre, mais vu l'inflation, tout était devenu 10 fois plus cher. Pendant la guerre, je faisais constamment la chasse à l'essence, et j'y ajoutais toujours un peu de pétrole.

 

Une bétise

Comme je veux tout dire, je me suis décidé à relater honnêtement aussi un événement désagréable qui m'est arrivé. Tous les samedis, Georges BARTHEL  me donnait un coup de main. Une fois, il a emmené son fis Edmond, dont j'étais le parrain. Pendant que nous excavions, le garçonnet jouait trop près de l'eau. En guise d'avertissement, pour lui demander de s'éloigner de l'eau, j'ai ramassé une pierre que je comptais jeter dans l'eau près de lui. La pierre toutefois arriva sur la terre ferme, où elle ricocha sur un autre caillou, et toucha le gamin au front. Il s'écroula et resta évanoui pendant un petit moment. Quant à moi, je n'en menais pas large. Je me suis juré de ne plus jamais refaire une chose pareille.

 

Accident de travail en 1942

Alors qu'un samedi nous travaillions avec la grande excavatrice, j'ai eu un accident. Voilà ce qui est arrivé. Sous la machine j'avais posé deux voies pour les wagonnets. Car pour 2 wagonnets de sable, il y en avait 3 de gravier, sans compter le gravier grossier. Avec le cheval, le wagonnet était tracté sur 100 m jusqu'au terreplain, où il était vidé. Alfred BAPST en était le conducteur. J'ai aidé à déplacer à la main l'un des wagonnets chargé positionné sous l'excavatrice, et n'ai vu que trop tard l'autre wagonnet, arrêté à environ 5 m de là. J'ai été pris, et coincé entre les deux en tournant trois fois sur moi-même. Sur le moment j'ai réussi à me soulever, ce qui fait que j'ai été touché et écrasé entre les côtes et le bassin. J'ai pensé que ma dernière heure était venue, que j'allais être coupé en deux. Après cela, je suis resté allongé pendant une demi-heure avant de rentrer chez moi en vélo. Je me suis couché et j'ai appelé le médecin. J'avais encore une fois de la chance. Je me suis reposé pendant 2 jours. Nous avons vérifié : les wagonnets passaient à 12 cm l'un à coté de l'autre.

 

 

 

Photo de Claude HEYM

 

Notre devise:

 

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

Pour nous trouver

 

 

Association

Le Vieil Erstein

Un rund um's Kanton

 

Adresse

1, Place de l'

Hôtel de Ville

67150 - Erstein

 

06 86 56 40 68

 

 

Association

pour la préservation

et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

.

Devenir membre

Vous souhaitez

devenir membre ?

C'est très simple : utilisez

notre formulaire de contact

pour obtenir davantage

d'informations. 

Nous serions ravis de pouvoir

vous souhaiter très bientôt

la bienvenue dans notre

association.

Nous vous attendons

avec impatience !

 

 

Ce site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

 

 

 

déja

visiteurs

 

 

 

 

Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

ooOoo

 

 

Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

ooOoo

 

 

 

L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

ooOoo

 

 

Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

ooOoo

 

 

Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

ooOoo

 

 

Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

ooOoo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Stop limite

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Le Vieil Erstein - Ersteiner Flecken