Photo Claude HEYM
Photo Claude HEYM
 

 

  • Marteau de galochier : tête longue et fine ;
  • Marteau Louis XV, aux panne et tête très longues ;
  • « Outil pour faire les lacets » ;
  • Semence ou pointe ;
  • Chevilles, pour le ressemelage ;
  • Crampillons, pour le ferrage des sabots ;
  • Protecteurs : morceaux d'acier destinés à réduire l'usure des extrémités de la semelle ;
  • Œillets métalliques ;
  • Cuir,
  • Caoutchouc, patins ;
  • Fil de chanvre, fil de lin ;
  • Colles spéciales, dont la « poix de Suède noire » ;
  • Vernis, cirages, graisses ;
  • Talons (bois ou caoutchouc) ;
  • Lacets ;
  • Conformateurs : structure articulée (formes en bois) placée dans une chaussure pour en élargir une partie ou parfaire sa forme ;
  • Embauchoirs (tendeurs à chaussures) : conformateur simplifié pour maintenir la forme d'une chaussure ou la lui redonner.

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Les réparations les plus courantes

  • Réparations des talons
  • Ressemelage: certaines paires de chaussures peuvent quasiment être ressemelées à l'infini, c'est le cas des chaussures type Goodyear. Il existe une très grande variante de ressemelages en fonction des cousus et des montages: trépointe, california, vissée etc.
  • Mise sur forme des chaussures (ou plus communément appelé forçage): cette technique d'élargissement des chaussures est relativement simple, cela suppose l'utilisation d'une machine spéciale sur la chaussure à l'endroit précis que l'on souhaite voir élargi; et cela sans altérer les coutures, ni la forme globale de la chaussure8. À ne pas confondre avec le fait de mettre ses chaussures sur des embauchoirs, qui sont parfois appelés "formes".

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Petit traité de haute cordonnerie

 

Ce guide très intéressant et pédagogique, que je vous recommande,  vous permetra de connaitre les étapes et techniques de fabrication , les matériaux utilisés, les styles les plus courants et de nombreux conseils.

 

 

LES BOTTIERS

 

Les Indiens d'Amérique du Nord ont une façon judicieuse de faire leurs mocassins. Ils relèvent simplement un morceau de cuir vert tout autour de leur pied, le cousent à une ou plusieurs semelles et ajoutent une pièce qui couvre les orteils et le cou-de-pied. J'ai porté de ces mocassins indiens. Ils sont merveilleusement confortables et, comme le morceau de cuir enveloppant le pied est d'une seule pièce, ils sont étanches.

 

Exemple de confection de botte

 

Pour rencontrer un vrai bottier, il faut aller en Crète. Les bottes sont presque sacrées, pour un Crétois; tout comme le poignard qu'il porte lors des fêtes. Ces bottes sont en cuir noir, faites soigneusement sur mesure et montent presque aux genoux. Elles durent vingt ans et on les porte tous les jours. Une paire coûte environ cinquantes euros (en 1990).

 

Le village d'Angia est juché au sommet d'une montagne ; deux bottiers en activité y sont installés. L'un d'eux, Mihalis Rotidis, qui exerce le métier depuis quarante ans, dit qu'il ne gagnait plus sa vie, non pas à cause de la concurrence des bottes de fabrication industrielle, mais parce que les routes sont meilleures. Les montagnards se déplacent plus facilement en voiture et leurs bottes durent plus longtemps!

 

Il fallait deux jours pleins à Mihalis pour faire une paire de bottes. Il a bien voulu prendre la peine de montrer comment il procédait. Quand un client venait, il traçait le contour de ses pieds sur un morceau de cuir. Il mesurait la hauteur que la botte devait avoir, la circonférence de la cheville et celle du mollet en plusieurs endroits ; six mesures en tout. Il faisait alors des patrons en papier et découpait les différentes pièces de cuir. Il y avait cinq patrons pour la tige des bottes: psidi (la pointe), kalami (l'empeigne), fittet (les deux pans de laçage) et fterna (le talon).

 

Les pièces de la tige étaient cousues ensemble, trois fois à la machine et une autre fois à la main, puis il y adaptait une doublure en tissu. Mihalis avait des douzaines de formes et choisissait celle qui convenait à son client. (La forme est un pied en bois sur lequel le bottier cloue la première semelle, le cuir découpé suivant le contour du pied.) La forme et la première semelle étaient alors emboîtées dans la tige et cet embryon de botte était renversé, la semelle devenant désormais la surface de travail du bottier. Il fallait tendre fortement à la fois la doublure et le cuir de la tige de façon à recouvrir la semelle « aussi raide que du verre », selon les termes de Mihalis. Quand la tension était satisfaisante, il clouait la tige et la doublure sur la forme à travers la semelle ; tous les clous d'acier étaient ôtés une fois qu'ils étaient remplacés par la couture.

 

Le problème, dans la couture de la semelle d'une botte sur sa tige, c'est qu'on ne peut pas introduire la main à l'intérieur pour coudre, et les points, sur la face interne de la semelle, seraient de toute façon inconfortables. La solution, comme me l'a montré Mihalis, est d'utiliser une aiguille courbe pour ne coudre la tige que dans une partie de l'épaisseur de la semelle, puis de joindre, à la première semelle et à la tige, une bande de cuir pouvant être cousue sur la première uniquement de l'extérieur de la botte.

Cette bande, la trépointe, est nommée vardouloen grec. Mihalis fixait la trépointe, et en fait la semelle elle-même, avec des chevilles en bois. Elles étaient définitives. On les enfonçait au marteau, puis on râpait ce qui dépassait. Avant de coudre la semelle sur la trépointe, Mihalis taillait une rainure oblique autour de la première, dans laquelle les coutures devaient prendre place de façon à être protégées.

Après avoir cousu, il recollait le cuir qu'il avait ôté de la rainure pour mieux protéger le fil. Le seul endroit où il utilisait des clous d'acier comme fixation permanente était le talon composé de pièces épaisses en cuir dur.

 

 

 

 LE GALLOCHIER

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Autrefois, les galochiers étaient des artisans qui gagnaient leur vie en allant dans les bois d'aulnes humides où ils abattaient les arbres, les débitaient en rondins, de la longueur d'une galoche, qu'ils refendaient au coutre et dégrossissaient sur place. Chaque artisan avait son établi portatif auquel était accroché le paroir. Celui-ci développe un important effet de levier qui permet de sectionner n'importe quelle pièce de bois placée sous sa lame.

Le galochier marquait le niveau du talon d'un trait de scie, puis dressait le bois jusqu'à ce repère avec une plane. Le dessous très cambré de la semelle était taillé au paroir. La rainure qui court autour de la semelle pour recevoir la tige était ensuite creusée à la main avec la griffe, qui fonctionne comme le paroir mais a une lame en forme de gouge. Les semelles étaient ensuite mises à sécher en tas réguliers.

La phase suivante consiste à fixer la tige de cuir sur la semelle finie. Selon le modèle de galoche, la tige peut être constituée d'une, deux ou trois pièces de cuir. La tige des galoches de femme et d'enfant n'a souvent qu'une seule pièce fer­mée par un unique bouton. Un montage plus courant comporte deux pièces de cuir et une agrafe. L'une des pièces forme la pointe et le devant, l'autre l'arrière et les côtés. On trace d'abord sur le cuir le dessin de la tige adapté aux mesures de la semelle. Un artisan de village possédait des patrons en papier correspondant aux pieds de la plupart de ses clients. On découpe ensuite le cuir avec un couteau cliqueteur et, pour rendre la chaussure plus confortable, on amincit le bord intérieur qui entoure la cheville, puis on coud les pièces. Après cela, on engage la tige sur une forme en bois, réplique du pied humain, en la tendant avec une pince à monter et on l'y cloue soigneusement. On frotte parfois son cuir avec un bizé chaud pour lui donner sa forme définitive. Quand la tige est terminée, elle est ôtée de sa forme, placée sur la semelle en bois et ajustée dans la rainure de celle-ci. L'artisan cloue alors la tige sur la semelle avant d'ajouter une trépointe, ou bande de cuir, tout autour de la rainure et de l'assujettir avec des clous de lai­ton et d'acier.

 

 

(Suite)

Photo de Claude HEYM

 

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Conserver le passé,

dans le présent,

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au futur

 

 

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et propriétaire

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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