Photo Claude HEYM
Photo Claude HEYM
 

 

  • C'est à ce moment que le coupeur de cuir intervient et sculpte minutieusement le cuir choisi tout en le préparant pour la couture. Pour effectuer cette tâche qui est accomplie à la main, il doit être particulièrement expérimenté et averti afin de connaître les avantages et inconvénients de la peau qu'il doit travailler. En effet une erreur commise sur un cuir coûteux représente une perte d'argent et de temps considérable que les confectionneurs ne peuvent pas se permettre. La découpe se fait souvent à la presse avec emporte-pièce ou à l'aide d'un tranchet.
  • Une fois cela terminé il faut coudre le sac, un banconista ou assembleur accomplit cette tâche, elle est le plus souvent réalisée à la main hormis pour les étapes qui requièrent plus de précision. Cette tâche doit être accomplie avec attention et précision pour que les coutures soient jolies, linéaires et symétriques. Le cuir est une matière où la moindre erreur de couture reste apparente et certains cuirs rigides sont plus délicats à travailler, une excellente connaissance des peaux et un goût pour la minutie sont primordiaux.
  • La couture n'est pas la dernière étape de fabrication du sac, il reste encore le rivetage qui permet d'assembler les différentes pièces du sac à l'aide de rivets, le soudage qui est une autre technique d'assemblage par fusion.
  • Enfin les détails sont ajoutés comme les fermetures, boucles, boutons ou peaufinés tels que des fils à brûler...
  • La finition est donc l'étape ultime, durant laquelle le sac est observé attentivement afin d'en repérer le moindre défaut ou élément manquant.

 

 

LE RELIEUR

 

Le relieur est un professionnel du livre qui crée, restaure des ouvrages ou d'autres documents papier pour réaliser leur reliure de manière artisanale en appliquant les techniques traditionnelles (débrocher, préparer et coudre les cahiers) de la reliure (encoller, emboîter la couverture), de la couverture (recouvrir le livre).

  • Il peut également utiliser les techniques actuelles telles que le brochage, la reliure ou le collage. Il travaille de manière générale sur commande pour des particuliers ou des administrations publiques (bibliothèques, tribunaux).
  • Il détermine avec son interlocuteur la nature du travail à effectuer et sélectionne les matériaux adéquats tout en établissant un devis.
  • Il peut être chargé de donner des formations professionnelles et exercer un rôle d'encadrement auprès d'autres travailleurs en formation.

La reliure (nom dérivé de relier, lui-même issu de religare en latin) consiste à lier, à rassembler « la » ou « les » feuilles d'un livre, pliées ou non en cahier, de manière à en prévenir la dégradation, à en permettre l'usage durable et, souvent, à lui donner une esthétique avenante. Par extension, le terme désigne aussi le résultat de ce travail.


Très vite, cette pratique artisanale s'est érigée en art. Aujourd'hui les amateurs bibliophiles peuvent rechercher des reliures à la rareté ou à l'esthétique exceptionnelles.

Il existe plusieurs grands types de reliure :

  • La reliure traditionnelle cousue dite « à la française ».
  • La reliure traditionnelle en orient, dite « à la chinoise » ou « à la japonaise ».
  • La reliure emboîtée dite « reliure à la Bradel ».Les reliures contemporaines

On distingue

  • la reliure pleine, qui se dit d'un livre entièrement recouvert de cuir ou de tissu ;
  • la demi-reliure, dont seul le dos est recouvert d'une matière noble (le reste du volume étant recouvert d'un papier) ;
  • et les demi-reliures à bande ou à coins, dont on protège également les parties les plus exposées à la main du lecteur, côté gouttière. La reliure en toile est généralement ornée d'une pièce de titre (morceau de cuir placé sur le dos du livre), sur laquelle sont apposés le nom de l'auteur et le titre du livre.

Les qualités des cuirs utilisés et leurs utilisations peuvent varier. Il existe des reliures, du meilleur au plus banal, en peau de vélin, en veau ou box, en maroquin, en daim ou en agneau velours (peaux très souples et chamoisées), en chagrin, en basane, etc. Cette hiérarchie a pu varier selon les époques.

 

La reliure industrielle utilise des matériaux et des méthodes différentes de la reliure manuelle.

 

Le travail traditionnel du relieur 

Sauf s'il travaille pour un éditeur qui pratique des tirages limités, le relieur n'a plus à se préoccuper - comme il pouvait avoir à le faire jusqu'au XIXe siècle - de plier les feuilles qui lui arrivent de l'imprimeur. Il reçoit le livre broché, c'est-à-dire cousu rapidement et recouvert d'une couverture en papier fort.

  • Son premier travail consiste donc à décoller cette couverture, à débrocher les cahiers et à en ôter soigneusement les éventuelles traces de colle.Autrefois les cahiers étaient battus au marteau pour tasser le papier. Aujourd'hui on les place sous une presse à percussion (qui permet de donner des coups pendant le serrage), où ils sont maintenus entre 24 et 48 heures.
  •  Après avoir été collationnés, les cahiers sont alors grecqués : avec une scie à main, on pratique des incisions au dos du volume maintenu dans un étau. Ces incisions permettront de loger les ficelles ou de positionner les rubans sur lesquels le livre est cousu. Les grecqures de tête et de queue serviront à dissimuler les nœuds de chaînette qui relient un cahier au suivant.
  • Les cahiers sont ensuite cousus un par un sur le cousoir (le bâti sur lequel sont positionnés très précisément les ficelles ou les rubans). Pendant longtemps, cette opération de couture (ou cousure) était réservée aux femmes, dans les grands ateliers qui employaient plusieurs personnes. On appelait brocheuses ces ouvrières dont le travail était réputé moins noble que celui des autres compagnons.
  • Une fois cousu, le livre est encollé au dos. Quand la colle est sèche, on arrondit le dos en frappant à plat avec un marteau à endosser. C'est l'arrondissure.
  • Puis on forme les mors en plaçant le livre dans un étau à endosser et en rabattant à 90° les fonds des cahiers de début et de fin, toujours au marteau. C'est contre les mors que viendront s'appuyer les plats. On en profite pour rectifier l'arrondissure. On colle alors une mousseline sur le dos. Dans un étau, le livre peut être rogné en tête, avec un fût à rogner. Il peut parfois n'être que poncé. Une tradition relativement récente veut que l'on ne touche qu'un minimum à la gouttière et à la queue, qui ne sont qu'ébarbées avant la cousure.
  • On met en place tranchefiles et signets, puis on rattrape les épaisseurs avec des papiers kraft ou goudron, soigneusement poncés une fois secs, pour que le dos soit définitivement solide et sans aspérités. À ce stade, le livre est relié de facto.
  • Si l'on fait une reliure traditionnelle, les ficelles qui dépassent du dos sont alors passées par-dessus (en leur taillant un logement) puis par dessous les cartons des plats, où elles sont aplaties en éventail (passure en carton) et collées en place. L'ensemble est alors recouvert soit en demi-reliure (toile ou cuir sur le dos et papier sur les plats), soit en plein cuir.
  • Pour un Bradel, les plats sont collés sur un faux dos et l'ensemble sera recouvert avant d'être emboîté à l'ouvrage par collage sur les premières gardes blanches (et les éventuelles gardes couleur). Le tout est de nouveau remis en presse jusqu'au lendemain.
  • En dernier, interviendra le travail de dorure pour les titres et les éventuels motifs décoratifs.

Cette description n'est que très succincte, et certaines opérations n'ont pas été évoquées. Leur ensemble prend plusieurs heures. Mais compte tenu des temps de séchage et de mise sous presse, c'est bien plusieurs jours qu'il faut compter pour obtenir un livre fini.

 

 

LE CORDONNIER

 

Le cordonnier, ière n. (alt. de cordouanier, artisan travaillant le cuir de Cordoue) est une personne qui fabrique ou répare des chaussures.

 

Historique

 

Selon une étymologie populaire, cordonnier vient du mot corde, car les premiers cordonniers utilisaient des cordes pour fabriquer des chaussures : une légende fantaisiste veut que le faiseur de chaussure de Charles II le Chauve n'ayant pas les cordons (lacets) que lui réclamaient le roi en 859, ce dernier fit imprimer sur son front le sceau « cordon-nié ».

Une autre légende merveilleuse selon Pétrus Borel veut que cordonnier vient de « cors » (les chaussures donnant des cors). En réalité, il vient de cordouinier, de l'ancien français cordoan (mot attesté au XIIe siècle), « cuir de Cordoue », en référence à Cordoue, ville espagnole dont le cuir était jadis très réputé (cuir estampé puis patiné surtout posé en mural) et dont les Maures avaient reçu des marocains le secret de la maroquinerie.

Avec le temps le mot cordouinier est devenu cordonnier. Cordonnier a concurrencé et supplanté l'ancien français sueur (du latin sutor, celui qui coud, réalise une suture, mot employé jusqu'au XVe siècle) et corvoisier, du latin Cordubensis, « de Cordoue », devenu cordovensis puis cordovesarius.

Le corvoisier fabriquait des souliers neufs ou de luxe, mais beaucoup de réparateurs de souliers ont usurpé ce titre, si bien que le terme de cordonnier s'est dissocié de celui de corvoisier et de ses usurpateurs. La fabrication industrielle des chaussures au XXe siècle entraîne la disparition du savetier au profit du cordonnier qui s'est spécialisé dans la réparation.

 

Ce métier est aussi en voie de disparition, maintenant, les souliers, bottes, se font en usine et non à la main. Dans les pays plus pauvres, on trouve des "cordonniers" mais au contraire, dans les pays plus riches, ils sont fabriqués en usines.

 

Au sens premier le cordonnier est l'artisan qui fabrique des souliers, bottes, mules et pantoufles, en cuir, surtout en peau de cochon. Ceux qui les réparaient étaient appelés « Raccommodeurs de souliers » ou « Cordonniers » en vieux français. De nos jours, on différencie le "cordonnier réparateur" du "cordonnier bottier".

 

Outils et matériel

 

 Le cordonnier utilise les outils courants de découpe et de travail du cuir (alênes, tranchets), ainsi que des outils classiques mais adaptés à ses besoins :

  • Enclume universelle : enclume entièrement en fonte et à trois branches, permettant de maintenir toutes les chaussures ; dimensions maximales 20 cm x 12 cm, poids 3 à 4 kg ;
  • Emporte-pièce ;
  • Pince emporte-pièce, réalise les trous destinés aux lacets ;
  • « Pince à poser les œillets » et « pince à enlever les œillets » ;
  • Marteau de cordonnier, à clouer ;
  • Bisaiguë ;
  • Marteau à battre : pour le travail de la semelle ;
  • Marteau à clouer : quand des pointes servent à l'assemblage, utilisé avec la lime à chaussures qui par ses courbures permet de réduire toute tête de pointe saillante ;

 

 

(Suite)

Photo de Claude HEYM

 

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dans le présent,

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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