Photo Claude HEYM
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Les métiers anciens d’Erstein

Les Charrons

 

 

UN PEU D'HISTOIRE

 

La roue en bois nous relie à notre plus ancienne histoire rurale. Avant la roue à rais, on utilisait des roues pleines taillées d'une seule pièce ou faites de plusieurs planches assemblées et bridées. Les découvertes

archéologiques prouvent que la roue pleine était connue vers 3 500 avant J.-C. et son usage a duré, dans les régions peu fréquentées, jusqu'à une époque toute récente, surtout pour charrier les lourdes charges.

 

Jadis ce métiers faisait vivre les familles ersteinoises de Mathieu BODEMER, Georges et Guy dit Vitti ESSER, François Ignace (père), François Ignace (fils), et Jean Michel HEYM, Caspar HIESTAND, Mathieu KLEIN, Jean MERTZ, Fridolin RIESTENBUHLER, Francois Joseph ROHMER, Reignard SCHLAEGEL, Bernhard SINN, Petrus STOCKERDT, Joseph SUHNER, Jean Adam WELCKER,

Ainsi que les familles Antoine EDEL Charron à Geispolsheim , Antoine WEISS Charron à Rhinau, Rudolff HEIM (père) et Jean Rudolf HEYM (fils) Charrons à Uttenheim, Jacques GAUDEL Charron à Valff.

 

 LE CHARRON

 

Il ne reste que très peu de charrons en activité. Ce sont certainement ceux qui ont parachevé leur connaissance de la fabrication des roues, du choix de l'arbre encore sur pied jusqu'au montage des roues finies sur le chariot, la charrette ou la carriole, et au coup critique quand le véhicule sort de la en roulant. De plus, le charron était souvent aussi le carrossier du village, fournissant la série complète des véhicules agricoles à roues en bois, de la brouette au gros chariot de ferme. A l'apogée des voitures à cheval, la charrette et le chariot aient le résultat du travail de deux artisans : le carrossier, spécialisé dans la construction corps du véhicule, et le forgeron qui pré parait toutes les ferrures nécessaires. Mais l'art du charron était toujours impliqué dans cet ouvrage et, quand les affaires prenaient mauvaise tournure, il pouvait assurer la plus grande partie du travail en faisant lui-même et les roues et les véhicules. En fait, un bon artisan pouvait mettre la main à beaucoup d'activités. Si vous avez le coup d'oeil, et dix d'expérience de fabrication de roues qui tournent rond, il ne reste pas grand-chose que vous ne puissiez faire avec du bois.

Avant la Première Guerre mondiale, on avait besoin d'un charron dans chaque village. La paix revenue, les automobiles commencèrent à modifier la demande de roues en bois et les artisans devinrent des hommes à tout faire ou abandonnèrent le métier. Les rares charrons qui ont survécu se sont récemment trouvés face à un regain de commandes dû, par un renversement des choses, à l'intérêt des riches pour les voitures à cheval.

 

 CONNAISSANCE DU BOIS

 

Les vrais charrons ont une mystérieuse connaissance du bois. La solidité des roues dépend des caractéristiques naturelles des différents bois : l'orme pour le moyeu afin qu'il ne se fende pas, même évidé par les mortaises des douze rais ; le chêne pour les rais à cause de sa résistance ; et le frêne pour jantes qui doivent être solides et flexibles. En outre, l'artisan devait connaître le bois qui poussait dans sa région et l'achetait sur place en vue d'une utilisation future. Il pensait que l'orme blanc, s'il pouvait en trouver était probablement le moins susceptible de se fendre et que le frêne de haie était sûrement le plus robuste et le meilleur à employer. On m'a dit qu'un bon artisan pouvait repérer un bon frêne pendant ses déplacements rien qu'en observant ses courbes naturelles. Il achetait les arbres, les coupait et les laissait entassés au bord de la route, parfois pendant deux ans, avant d'utiliser le bois. Un long mais indispensable temps de séchage vaut pour tous les bois dont on fait les roues. Les ébauches de moyeu doivent rester entassées environ cinq ans, et les billes du chêne des rais, au moins quatre ans.

 

 CONTRÔLE CONSTANT ET PRÉCISION

 

 L'erreur n'est permise à aucune des phases de la fabrication d'une roue. Quand une ébauche de moyeu est passée au tour, par exemple, le charron vérifie constamment les dimensions et la forme avec un grand compas. La plus petite faute signifie la perte de l'ébauche. Le tracé et la taille des mortaises des rais sont particulièrement délicats. Le moyeu étant solidement bridé dans un cadre, l'artisan trace, puis enlève le plus gros en perçant au vilebrequin. Il crée l'écuanteur finale de la roue en taillant le devant et l'arrière de chaque mortaise à un certain angle qu'il obtient en se servant de la mesure à faire les rais comme guide. Il s'agit d'une latte de bois momentanément vissée comme une aiguille d'horloge dans l'axe précis du moyeu. Une cheville est fixée sur la latte à une distance du centre égale à la longueur visible des rais et dépasse de son support pour indiquer les points de la circonférence vers lesquels ces rais seront orientés. Le charron place ce gabarit devant la position de chaque rai et taille la mortaise correspondante.

Ajustement des éléments de la jante sur les rayons

Quand on réfléchit d la disposition rayonnante des rais, on réalise que leurs tenons sont trop espacés pour entrer aisément dans les trous des éléments de la jante. L'artisan doit momen­tanément en rapprocher plusieurs ensemble et utilise à cette fin un levier, le serre­rais . Il pèse sur le levier pour enfoncer la section de la jante de fond.

 

 

Montage de la boite d'essieu

L'équilibrage de la roue, en vue d'une rotation parfaite, implique l'introduction au marteau de coins en chêne dur dans le moyeu pour centrer la botte d'essieu et le coussinet en métal. L'artisan fait tourner la roue sur un axe fixe pour la tester et taille les logements des coins.

COMMENT LA ROUE TIENT ASSEMBLÉE

 

Le fait que le fer ou l'acier se dilate en chauffant et se contracte en refroidissant maintient l'assemblage des roues. Le bandage est forgé de façon à avoir un diamètre un peu plus petit que celui du contour de la roue.

Quand le bandage est porté au rouge sombre, il se dilate de 1 cm par mètre. On le chauffe traditionnellement sur un feu circulaire, puis on le place vite sur la roue bridée sur une plaque d'embatage.

Le bandage est ajusté sur le contour, enfoncé à fond au marteau à devant et immédiatement refroidi avec de l'eau avant que le bois ne brûle. Le métal se contracte, compresse tous les éléments en bois de la roue et les serre ensemble. Les chuintements du bois brûlé et de l'eau sur le rouge, ainsi que la rapidité de l'opération, tient de l'embatage un moment spectaculaire du charronnage. Là encore, la précision et la compétence sont décisives. Le charron confie sa précieuse roue au forgeron. Si le bandage est trop grand, il ne serrera pas la roue et se déjantera bientôt. S'il est trop petit, il gauchira la roue ou même la brisera. Les bandages en fer des charrettes utilitaires sont habituellement larges de 10 cm et épais de 2 cm. Le bandage d'une grande roue demande 4,60 m de bande de fer et pèse 50 kg Depuis près d'un siècle, les forgerons utilisent une machine à cintrer les bandages ; c'est un simple jeu de rouleaux disposés de telle façon qu'en poussant une bande chauffée entre eux et en tournant une manivelle, on transforme cette bande en un cercle parfait . Quelques rares forgerons se souviennent d'avoir cintré des bandages sans cette machine. Ils portaient la bande de fer au rouge cerise, la plaçaient dans la fourche d'un -arbre et la cintraient doucement.

Les seuls autres éléments métalliques d'une roue de chariot, outre le bandage, sont deux frettes serrées sur le moyeu pour l'empêcher de se fendre.

Chauffage du bandage

Certains charrons ont des fourneaux construits spécialement pour chauffer les bandages, mais la plupart allument un feu circulaire en plein air. On l'alimente avec des copeaux de bois pour obtenir une chaleur intense et on place le bandage au milieu.

Embatage de la roue

 

Phase 1

Quand la roue a été solidement bridée sur la plaque d'embatage et que les assistants sont prêts, le bandage chauffé au rouge est ôté du feu et monté sur le contour. Dès que le métal touche le bois, celui-ci commence à brider; c'est pourquoi on approche le bandage avec précaution à l'aide de tenailles.

 

Phase 2

Dès que le bandage est posé sur la roue, on manie rapidement le marteau et les leviers pour placer bien régulièrement le métal sur le bois. On verse immédiatement de l'eau sur le bandage pour amorcer le rétrécissement.

Phase 3

Le bandage, en se refroidissant, se contracte et resserre étroitement toutes les pièces de la mue. Si nécessaire, on peut accentuer l'écuanteur en desserrant la bride de la plaque d'embatage, ce qui laisse le moyeu remonter. Cette plaque est placée sur un bassin rempli d'eau dans lequel on peut plonger la roue pour la phase finale de l'embatage.

 

 

 

 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

le 17 Septembre 2017

à Erstein

en partenariat avec la Municipalité

 

 

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L'association a le plaisir de vous indiquer qu'elle a édité un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Vous pourrez les acquérir chez:

 

Jouets-Maroquerie

FRITSCH

Place de l'Hôtel de Ville

Erstein

 

Ferme WETTERWALD

19, rue de Strasbourg

Erstein

 

Journée officielle de parution

le 17 Septembre 2017

pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Notre site internet est en cours de refonte.

Les articles du site

"Vieil-Erstein.fr"

vont, au fur et à mesure, migrer vers

"Vieil-Erstein.Alsace".

Celui-ci va dès 2018 remplacer l'actuel qui sera fermé

 

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Une permanence mensuelle de l'association est organisée tous les 3èmes mardis du mois en cours

de 19hoo à 20hoo

Salle Conrath

(à la droite de la Maison des Oeuvres)

dans le but de rapprocher notre équipe dirigeante de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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