Photo Claude HEYM
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Evolution de


 

l'agriculture dans



le canton d'Erstein

 

 

 

au cours d'une partie


du XXème siècle



(entre 1920 à 2000)


 

 

 

.

 

Préambule :       

 

Petite histoire antérieure

.

 par Monique Klipfel

 

 

Au XVIIIème siècle

 

Il est difficile de se représenter ce qu'était la ville avant le XVIIIème siècle, car il ne reste aucune carte de la ville datant de cette époque.

Au XVIIIe siècle, Erstein semble avoir moins d'importance qu'au Moyen-Age. Elle a perdu certains de ses privilèges, ses murs ont été rasés, la ville parait moins florissante. Ses activités restent cependant variées comme nous le témoigne la liste des corporations de 1744. Ces corporations sont généralement très anciennes : ainsi celle des pécheurs date du XIVème siècles celle des journaliers du XVe siècle.

 

 Quelles sont ces différentes corporations ?

  • Laboureurs (et agriculteurs)  60 feux
  • Journaliers                             54 feux
  • Bateliers                                  9 feux
  • Pécheurs                                41 feux
  • Charpentiers - Menuisiers        5 feux
  • Maçons                                     5 feux
  • Autres artisans                     92 feux (cordonniers, tisserands,.)
  • Veuves                                   40 feux

                                      Soit un total de 306 feux

 

Ces 306 feux correspondraient à environ 1 640 personnes. D'après de études récentes 1 feu (foyer) équivaudrait environ à cette époque 4,8 personnes (en moyenne). Cela semble se vérifier dans ce cas car 306 x 4,8 = 1 468 qui est assez proche du total estimé.

L'importance du monde rural est prédominante. Il représente en effet 114 feux soit plus du tiers du nombre total des feux.

 

 Quelles étaient alors les principales cultures pratiquées ?

 D'après l'abbé Friedel (Geschichte des Ersteiner Flecken) :

  • blé, seigle, orge, mais aussi
  • avoine (à Krafft, la terre y étant plus pauvre) et déjà
  • le tabac, introduit en Alsace vers 1620 et dont l'importance ira croissant pendant tout le XVIIIème et le XIXème siècle. Egalement du
  • chanvre dans le Ried: la corporation des tisserands n'est pas citée dans la liste précédente mais elle existe depuis le XVIIème siècle.

Les autres professions

  • Les corporations des bateliers et des pécheur

sont également bien représentées. Il est vrai que les bras multiples bras du Rhin non endigué et de l'Ill devaient permettre des pêches fructueuses. L'indication des bateliers est à mettre en rapport avec l'activité commerciale et artisanale d'Erstein. Le transport par voie d'eau étant plus facile que par la route à cette époque, surtout pour les pondéreux comme le bois dont Erstein a toujours fait de grandes livraisons, notamment au Chapitre de Strasbourg.

  • Les artisans

Le nombre important d'artisans -92 feux- sens doute supérieur aux besoins de la cité semblerait prouver qu'Erstein ne vit pas seulement de l'agriculture et qu'elle n'est pas replie sur elle-même

 

 

1846 - Le monde rural : richesse et dénuement

 

Le contraste est très net entre cultivateur et laboureur d'une part, et journalier d'autre part. Ce contraste devait se remarquer dans le paysage. En effet, dans les listes de recensement, les cultivateurs et les journaliers apparaissent toujours groupés de façon bien distincte.

 

 Les laboureurs (Ackermann)

Il est généralement difficile de différencier les laboureurs des cultivateurs mais dans le cas présent, les laboureurs paraissent moins aisés que les cultivateurs. On les rencontre fréquemment au milieu de listes énumérant des journaliers et ils n'ont que rarement des domestiques. En effet pour 14 laboureurs que nous avons dénombrés, nous n'avons trouvé que 3 domestiques.

 

Les cultivateurs (Büre) 

Les chefs de famille cultivateurs sont au nombre de 64. Ce chiffre est resté assez constant depuis le siècle précédent où il était de 60. Il n'est cependant pas possible de tirer une conclusion d'un tel indice car nous n'avons aucune indication sur la surface cultivée au XVIIIème siècle.

Les familles de cultivateurs constituent de grosses cellules paysannes : 62,5 % d'entre elles comportent de 5 à 12 membres avec leur tête le père, sorte de gérant entouré de toute sa famille et de ses domestiques.

Pour 64 foyers de cultivateurs, nous avons trouvé 125 domestiques et servantes ce qui semblerait démontrer que les exploitations agricoles sont souvent assez importantes pour que les bras familiaux, même soutenus occasionnellement par des journaliers, ne soient pas suffisants pour les travailler. Les cultivateurs ne sont généralement pas surchargés d'enfants : 4 enfants semblent être un maximum.

Il nous a même semblé que certaines précautions étaient prises afin de ne pas morceler la terre : dans certains cas où plusieurs frères tenaient une exploitation, ceux-ci ne semblaient former qu'une seule et unique famille d'après les listes nominatives, l'aîné étant considéré comme "chef de famille". Mais aucune hypothèse sérieuse ne peut être avancée. Opulence certaine des cultivateurs, dénuement des journaliers.

 

Les journalier (Tagelehner)

On dénombre 166 ménages de journaliers soit 19 % de l'ensemble des ménages ersteinois. Contrairement aux cultivateurs, ils ne forment pas de grosses cellules familiales. Beaucoup de journaliers sont célibataires. Quand ils se marient, leur femme et leurs enfants sont fréquemment indiqués comme indigents, voire comme mendiants.

Ils travaillent de façon épisodique pour les gros travaux des champs et pour les récoltes. La plupart du temps, ils sont sous-employés. Etant donné leur nombre et la loi de l'offre et de la demande, ils devaient être fort mal payés. C'est la raison pour laquelle leur condition de vie était précaire.

C'est en effet dans cette catégorie de la population que la mortalité était la plus élevée, particulièrement pour les enfants dont le nombre est peu important.

 

Cultivateurs, laboureurs et journaliers s'emploient à mettre en valeur une terre qui ne parait pas ingrate. Pour étudier la nature des cultures et leur rapport nous avons utilisé essentiellement l'enquête agricole de 1836 tiré des "statistiques agricoles du département du Bas-Rhin " (Archives départementales du Bas-Rhin) ainsi que de le "Description du département du Bas-Rhin" du Préfet Migneret (préfet du Bas-Rhin de 1855 à 1865).

 

Le ban communal

En 1836, le ban communal était de 3 753 ha, alors qu'il n'est plus aujourd'hui que de 3600 ha par suite d'expropriations. Ce ban comporte des terres relativement médiocres entre l'Ill et le Rhin mais aussi des terres renommées pour leur fertilité entre l'Ill et la route royale n° 83.

 

Prairies et forêts

On remarque encore 2198 ha de prairies et de forêts dont 1005 ha de forêts appartenant à la commune et à l'Etat. L'étendue des prairies s'explique par l'importance qu'avait encore le bétail pour le travail des champs et le fait que chaque cultivateur produisait ses propres produits laitiers.

 

L’Ackerland

Quelle est la nature des cultures pratiquées ? 

L'enquête agricole nous montre mais avec plus de précisions, le même système polyculturel qu'au XVIIIème siècle. On ne note pas de gros bouleversements dans ce système de cultures comportant toujours : froment, orge, tabac (il n'y a pas de terre en jachère en 1836)

  • 376 ha de froment
  • 330 ha d'orge
  • 196 ha de pommes de terre
  • 28 ha de betteraves pour le bétail
  • 158 ha de tabac
  • 60 ha de chanvre.

   1148 ha soit 30 % environ du ban.

 

L'étendue de le culture du tabac peu varié depuis le début du siècle, la Régie contrôlant la production depuis 1811.

Avec le froment, le tabac est bien révélateur de l'exceptionnelle qualité du sol. D' après le préfet Migneret (préfet du Bas-Rhin de 1855 à 1865) un arpent de tabac rapporte 3 fois plus qu'un arpent d'orge. De plus, les communes d' Erstein et d'Osthouse atteignent des rendements records. En 1856, Erstein et Osthouse ont produit 2300 kg/ha alors que la moyenne générale de l'Alsace n'était que de 1 800 kg/ha. Du reste, son prix ira en augmentant durant tout le XIXème siècle. Rapport certain mais aussi facilité de culture car cette plante est moins pénible à cultiver que la betterave à sucre, exige moins de mise de fonds que le houblon. Le tabac est parfaitement adapté aux conditions de l'agriculture alsacienne et il alterne bien avec le blé ou la betterave.

En 1846 Erstein est un bourg à dominante agricole, les contemporains ne lui reconnaissent pas de caractère urbain.

 

Les commerçants et artisans

Divers artisanats sont représentés à Erstein, des métiers liés:

  • directement à la vie agricole : huilier, farinier, meunier, ...
  • à l'eau : batelier, pécheur,...
  • au travail du bois : charpentier, menuisier, ébéniste, calfat,...
  • à celui du métal : charron, cloutier, forgeron, maréchal-ferrant,...
  • à celui du cuir : tanneur, sellier-bourreleur, ....
  • au bâtiment : maçon, vitrier, peintre, tuilier,....

Divers commerces liés directement

  • aux produits de premières nécessités : épicier, boulanger, boucher,...
  • à l'utile : tailleur, cordonnier...
  • à la soif : braseur, restaurateur, cafetier,...
  • à l'apparence : couturières, chapellier, modisres...
  • au négoce : maquignons, négociants en grains, farine, vins, métaux, ....

Tous ces métiers et commerces sont interdépendants avec le monde agricole

 

Quelques statistiques

 

 Activités des ménages d'Erstein - 1846

  • Monde agricole:           244 ménages = 40 %                    du total des ménages
  • Pêche et batellerie:         59 ménages = 10%                                     
  • Artisans:                         96 ménages = 16%                                     
  • Commerçants:                 57 ménages = 9,4 %                                  
  • Ouvriers:                         75 ménages = 12,5 %                                
  • Services (administ.,sanitaires,notaires:    52 ménages = 8,3 % “            
  • Divers:                             23 ménages = 3,8 %                                                                         606 ménages

 

Photo de Claude HEYM

 

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Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

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1, Place de l'

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67150 - Erstein

 

06 86 56 40 68

 

 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 . Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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