Photo Claude HEYM
Photo Claude HEYM
 

 

 

LES PROCESSIONS A ERSTEIN

 

lors des années après-guerre

 

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  1. Les différentes processions

Au cours de l'année liturgique des processions relevaient le faste des cérémonies ordinaires, occasions accordée aux fidèles de témoigner leur foi. Les unes étaient spectaculaires, et les autre intimistes. On pouvait distinguer :

 

  • Les processions extérieures « avec faste » se déroulant hors de l’église : 

Ces grandes processions extérieures (de l’église) étaient planifiées lors de :

  • la « Fête-Dieu »
  • l’ouverture des « Mariales » - le premier dimanche de mai
  • la fête du « Sacré-Cœur »     - le dimanche suivant la Fête-Dieu
  • la fête de l’Assomption          - le 15 Août
  • la St-Marc                    - le dimanche le plus proche du 25 Avril
  • les Rogations               - lundi, mardi et mercredi avant le jeudi de l’Ascension

Ces processions empruntaient toujours le même circuit.. La procession de la Fête-Dieu était unique en son genre car la plus suivie. Précédant les religieux puis les fidèles, défilaient également l’harmonie municipale et un détachement du corps des sapeurs-pompiers d’Erstein. La cérémonie marquait une halte aux 4 reposoirs qui jalonnaient le parcours.


  • Les processions «internes » qui avaient lieu dans l’église
  • les « Procedamus »

les matins avant la grand-messe des six grandes fêtes liturgiques avec le St-Sacrement :

Pâques, Pentecôte, Ascension, Toussaint, St-Martin (fête patronale), Noël

Ces processions étaient appelées ainsi parce-que pendant leur déroulement on chantait le « procedamus in pacem et le inviolata ». Elles se déroulaient à l’intérieur de l’église.

  • Les processions de la « Vierge »

tous les premiers dimanches du mois (sauf celui de Mai) en l’honneur de la Vierge organisées par la confrérie du Rosaire. Elles avaient lieu après les vêpres. Les membres de la confrérie avaient un porte-cierge en forme d’écu avec une image peinte sur le devant. Ces porte-cierge ont disparu il y a quelques années. Ils étaient numérotés et figuraient dans un inventaire avec d’autres objets de valeur de l’église. Pendant cette procession était récité le chapelet et la litanie à la Vierge ainsi que des chants à cette dernière. En 2000 il restait trois ou quatre de ces porte-cierge ainsi que les trois fanions de couleurs différentes pour les trois chapelets : le Glorieux, le Mystérieux, le Douloureux

Ces processions intérieures étaient ouvertes par le « Suisse » , suivi de servants de messe dont un portait la croix, des chantres et les membres du clergé. L’itinéraire était le suivant : départ du chœur, descente par l’allée centrale, remontée par l’allée latérale gauche (côté des femmes ), traversée du transept, descente allée latérale droite (côté des hommes ) et remontée vers le chœur par l’allée centrale.

 

  • Autres occasions de processions :

 

  • A la Toussaint après les vêpres des Morts une procession accompagnait les fidèles au cimetière.
  • Le dimanche des Rameaux la procession rentrait par le porche du clocher pour la grand-messe.
  • Le dimanche de Quasimodo les enfants de la Communion Solennelle (la Profession de Foi) étaient accueillis après une procession partant de l'école des filles (Anne Franck ) et arrivant dans l'église
  • De même jusque dans les années 1960 les défunts ont été pris en charge à leur domicile. Un servant de messe portant une croix à hampe noire et blanche ouvrait le cortège funèbre il était accompagné de deux porte-cierge venait ensuite la bannière noire des morts entourée des chantres, deux autres servants avec encensoir et « Schiffelé » précédaient le clergé qui lui-même devançait le cercueil. Arrivaient les hommes de la famille ainsi que toute la gente masculine, les femmes fermaient la marche.
  • Après l'office religieux le défunt était accompagné dans le même ordre au cimetière. Les servants de messe portaient des soutanes noires et le clergé des ornements également noirs.

Lors d'une première messe le nouveau prêtre était accueilli à son domicile par procession festive pour le mener solennellement à l'église avec sa famille et ses amis.

 

2.  Procession de la Fête-Dieu ou du Saint-Sacrement

 

Cette procession avait lieu le deuxième dimanche après Pentecôte. C'était la plus importante de toutes les processions dans l'année liturgique et aussi certainement une des plus anciennes, datant du quinzième siècle.

 

Elle démarrait à la fin de la grand-messe, (messe qui était avancée à 9 heures avec sermon écourté). Sortant par le porche de la tour la cérémonie prenait son départ par la rue du capitaine Da (ancienement rue de l'église), se dirigeait vers la rue du Gal de Gaulle (route du Rhin) tournait à droite en direction du cimetière. A la jonction avec la rue Brûlée elle empruntait celle-ci jusqu'à la rue Mercière qu'elle traversait dans sa longueur. La procession prenait ensuite la rue de l'Arc-en-Ciel pour rejoindre la rue du Gal de Gaulle, remontait en sens inverse la rue du capitaine Da, pour revenir à son point de départ à l' l'église St-Martin.. Le parcours était jalonné de quatre reposoirs qui se situaient aux endroits suivants :

  • le premier à l'angle formé par la rue du Gal de Gaulle et la rue Brûlée devant la menuiserie Hertrich, qui en assurait le montage. Ce reposoir était entreposé à l'Etappenstall.
  • le deuxième à l'angle des rues Brûlée et Mercière devant l'actuelle Caisse d'Epargne, entreposé chez Bund Charles, l'instituteur, monté par ?
  • le troisième devant la boucherie Kuhn (devenue Arlen) monté par l'entreprise de construction Conrath et entreposé chez cette dernière au Bruhly.
  • le dernier dans la petite ruelle (anciennement petite-rue de l'église) reliant la rue de l'Arc-en-Ciel à l'église St Martin, l'actuelle place Monseigneur Hoch, le montage et le stockage étaient assurés par la menuiserie Schaal.

Il faut noter que ces montages étaient réalisés bénévolement tant par les entreprises que par les particuliers qui en assuraient la décoration. Les branchages apposés contre les façades étaient fournis et amenés par la ville tandis que les joncs qui jonchaient le parcours, étaient apportés par les riverains. Tout le long du parcours les maisons étaient pavoisées avec des drapeaux aux couleurs de la France, et jaune et blanc couleurs du Vatican. Parfois des statues ornaient les rebords des fenêtres.

 

Le tout a été démonté et rangé après la procession, les rues balayées, les joncs ramassés ( pour servir de litière aux bêtes) et les branchages pour devenir petit-bois de chauffage.

 

Formation et composition de la procession 

 

 En tête, ouvrant cela procession, un servant de messe en soutane et pèlerine violette, surplis blanc portait une croix Il était suivi par un homme avec la bannière rouge de la ville, un côté orné des armoiries de la ville, de l'autre St Martin à cheval. Cette bannière était flanquée de deux petites également rouges. Ensuite suivait la batterie-fanfare du cercle catholique des jeunes gens « St Martin » (ex Aloysia) qui devançait les membres du dit cercle avec son drapeau. Les gymnastes en pantalon blanc et képi sur la tête entouraient la statue de St Aloyse portée sur les épaules de quatre grand-communiants.

 

Les scouts et les jeunes gens suivaient, des plus âgés aux plus petits ( 4 ans). Ces derniers portaient, pour certains, des petits oriflammes de forme carré (il en subsiste encore quelques rares) . Les instituteurs de l'école catholique de garçons étaient chargés d'encadrer les plus jeunes et assuraient l'ordre dans les rangs.

 

Les filles leur emboîtaient le pas, les petites devant avec un mouton dans une corbeille accrochée à leur cou. Les plus grandes avaient des houlettes garnies de fleurs. La plupart étaient en robe blanches et des couronnes de fleurs sur la tête, Au milieu du groupe, quatre communiantes, dans leurs robes de la communion solennelle, portaient la Vierge au Rosaire. Des sœurs enseignantes faisant office de surveillantes. Les jeunes filles non mariées étaient les dernières, l'Union des Jeunes Filles (le pendant du Cercle des Jeunes Gens) entouraient leur bannière, le <Jùngfraujefàhne>, la plus petite des bannières, bleue avec une vierge peinte en médaillon. Le reste des sœurs enseignantes suivait accompagnées par les sœurs de la charité de l'hôpital et les sœurs garde-malades.

 

La musique municipale faisait suite en jouant par intermittence des airs de circonstance, des marches lentes actuellement encore jouées lors des processions au pays de Bade, en Bavière et au Tyrol.

 

Six pompiers, choisis parmi les plus grands, appelés « sapeurs », en grand uniforme, hache sur l'épaule, devançaient les trois officiers, le capitaine (J. Laemmer) au milieu avec à sa droite le lieutenant (J. Kasper) et à sa gauche le sous-lieutenant (J-B Graff) tous les trois casqués et sabre au clair. Le reste du corps formant deux colones escortant de part et d'autre les servants et le dais abritant les membres du clergé.

 

Débutait alors la partie, disons, solennelle de la procession. Venait en premier une deuxième croix portée par un servant de messe. A ses côtés les deux porte-cierges en soutane et pèlerine rouges, surplis en dentelle et calotte assortie. Ils étaient les seuls à porter cet attribut sur la tête avec le cérémoniaire. Ils devançaient le « Herrefàhne » grande bannière blanche avec en médaillon Dieu le Père ( porté pendant plus de 40 ans par A. Andrès) . Suivait un servant de messe avait une sonnette à quatre clochettes pour annoncer le salut. Arrivait ensuite « Le cérémoniaire », un servant de messe appelé ainsi parce que c'est lui qui dirigeait toutes les cérémonies avec deux petites planches reliées par une charnière qu'il faisait claquer, ce qui lui a conféré le nom de « Klopfer ».

 

 Les chantres faisaient suite précédant les servants de messe. En premier les plus petits, marchant à reculons et jetant, à tour de rôle, en continu des fleurs devant le dais.. Deux servants portaient un panier à linge rempli de pétales, faisant office de réserve (à chaque reposoir ce panier était ravitaillé). Les huit servants porte-encensoirs faisant pareil. Quatre étaient habillés de soutanes bleues les autres en rouges. Les deux « Schiffelé », portaient, en le balançant, le petit récipient qui contenait l'encens et qui avait la forme d'un bateau. Arrivait le dais abritant le clergé, le recteur présentant l'ostensoir avec le Saint-Sacrement. Il portait une chape jaune richement brodée ainsi que le velum assorti, les deux diacres avaient des chasubles jaunes. Le dais était porté par six hommes membres de la confrérie des paysans. L'origine de cet honneur reste inconnu.

Photo de Claude HEYM

 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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