Photo Claude HEYM
Photo Claude HEYM
 

La BUERALAD

de la corporation

des agriculteurs.

 

Un précieux patrimoine

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Photo Bernard Rohmer

 

 

Un peu d’histoire

 

Au Moyen-Age, chaque métier avait sa corporation, avec ses statuts particuliers qui fixaient exactement les droits et devoirs de chacun. En premier lieu comptait la vie morale et religieuse des associés (réglementation précise concernant les prières, offices,. processions, les délits : exclusion pour intempérance, vie contraire aux bonnes mœurs ...). Les corporations jouaient un rôle capital dans l'organisation sociale et religieuse du bourg.



Les corporations et confréries d'Erstein



La corporation des pêcheurs

La corporation des pêcheurs est sans doute la plus ancienne. Le lendemain de son mariage, en 821, l'empereur Lothaire offre à sa jeune épouse Irmengarde, le domaine d'Erstein en cadeau de mariage et lui accorde en même temps les droits relatifs à la pêche. L'exploitation de ces droits est concédée plus tard à la corporation des pêcheurs. (1358 1ère mention historique, 1404, 1ère charte se référant à 1358, entre l'abbesse Marguerite de Lutzelstein et les Pêcheurs 1654 nouvelle réglementation par une ordonnance prise à Saverne par l'évêque de Strasbourg).

Chaque année, les membres de la « Fischerzunft » se réunissaient en assemblée pour juger des crimes, délits et querelles ..., fixer le prix .des . poissons. Tout pécheur ou membre de l'association devait promettre par serment de dénoncer tout délinquant à leurs statuts et à ceux de la police d'Erstein, soit que le forfait fut commis par un étranger ou par un erteinaois. La confrérie des pécheurs était sous la protection de la sainte Vierge et avait pour patrons les apôtres Saint Pierre et Saint André. L'écu de la corporation des pécheurs d'Erstein était décrit de la façon suivante: "écu d'azur à une vierge portant son enfant Jésus et assise sur un trone à l'antique, adextré (à sa droite) d'un Saint Pierre tenant une clé en bande et sénestré (à sa gauche) d'un Saint André tenant sa croix et soutenu d'un petit écusson chargé d'une croix fleuronnée et acosté de deux dauphins renversés, le tout d'or". La dernière assemblée générale s'est tenue au restaurant « Au Brochet » le 26.12.1963, la dernière réunion officieuse, le 26.12.1981. La corporation a été dissoute, néanmoins; des messes sont dites chaque année en mémoire des défunts de la confrérie. C'est M. KOPFF Camille qui tient en dépôt le « Livre des Pêcheurs » (Zunftbuch), commencé en 1802, le précédent ayant malheureusement disparu dans un incendie.

La confrérie des pêcheurs s'était placée sous la protection de .la Vierge et avait comme patrons les apôtres Pierre et André.

 

La corporation des agriculteurs

C'est probablement avec l'organisation colongère, au moyen-âge, que naquit la corporation des laboureurs qui au fil du temps et de l'évolution agricole devint celle des agriculteurs. La corporation des agriculteurs, la plus importante, reçut son institution définitive au XVIIe siècle ; son' règlement fut approuvé en 1621 par Herrmann de SALM, doyen du Grand-Chapitre, confirmé en 1631, de même que la confrérie. L'ordonnance fixait les droits et les devoirs du prévôt et du « Feldmeister ». Le prévôt, en cas de litige, exerçait le pouvoir judiciaire ; les « Feldsmeister » (5 à l'origine) s'occupaient de l'intérêt matériel des associés (entretien des routes et sentiers, perception de l'impôt pour son administration. Il leur était interdit d'employer des mesures vexatoires, mais ils étaient tenus de chercher à diminuer les impôts, à veiller sur les champs, annoncer la date des récoltes, etc. Ils étaient aidés dans leur tâche par des gardes. L'écu de la communauté était décrit de la façon suivante: portait de sinople à un soc de charrue d'argent, la pointe en haut et deux croutes de sable passés en sautoir, brochant sur le tout". Saint-Isidore est le patron des cultivateurs.

Comme les autres, la corporation des agriculteurs disparut en tant que telle à la révolution. Elle continuera pourtant à exister après la tourmente, mais ne gardera que son caractère religieux. A noter que « d'Bürelad », registre relatant les faits saillants concernant le monde agricole, est toujours soigneusement tenu par un cultivateur qui change chaque année.



La corporation des artisans et journaliers

 

A l'origine existaient deux corporations différentes. La plus ancienne, celle des journaliers, établit ses statuts dès le 14 février 1473, statuts qui seront renouvelés et confirmés le 24 décembre 1582. Après la guerre de 30 ans, journaliers et artisans s'unissent en une seule corporation (20 août 1657) ; les statuts sont ratifiés par le Grand Chapitre à Molsheim.

Apparemment la confrérie des journaliers avait un règlement assez ancien et prétentendaient avoir le pas sur les artisans. Rapidement, des querelles de préséance (présentation des cierges à l'église, processions et autres cérémonies) opposent les membres des deux corps de métier. La haute assemblée présidant les différentes corporations intervint  et prenant en considération le droit des artisans qui pouvaient élire les notables, bourgmestre, etc... pouvaient être élus parmi les artisans (droit que ne possédaient pas les journaliers), que chacun, honnête ou malhonnête, pouvait devenir journalier, mais non pas artisan, elle donna la préférence aux artisans (forme ancienne de clientélisme).

L'armorial d'Alsace  dressé en 1697, ne fait pas mention de son écu et nous ne savons pas si elle pu avoir par la suite des armoiries propres.

Au soir de la Révolution, la corporation refleurit, péréclite vers le milieu du 19e siècle, renaît en association, puis disparaît complètement.



La corporation des cordonniers et les tailleurs

 

L'histoire ne nous a guère laissé de détails sur la corporation des cordonniers. Dès 1697 cependant, leur écu était décrit  de la façon suivante: "Portait de geules à un Saintt Sébastien, de carnation, attaché à un arbre d'or et percé de flèches de même", est officiellement confirmé. Le 26. ou 27 septembre 1725, le Grand Chapitre accepte la fusion avec la corporation des tailleurs. Leurs saints patrons étaient St Crépin et St Crépinien (St Martin Erstein ?). La corporation exista jusqu'au début de la 1ere guerre mondiale.

 

La corporation des tisserands

 

La corporation des tisserands remonte probablement au-delà du 15e siècle; ses statuts furent officiellement approuvés le 12 décembre 1690. Son écu se décrit de la façon suivante: "Porte d'azur à un métier de tisserand d'or, renfermant trois navettes de même, passées une et deux, la première couchée et les deux autres posés en bande, l'autre en barre". Le métier était autrefois l'un des plus florissants des industries d'Erstein. Au 19ème, le déveloippement de la mécanisation et du bouleversement social qui s'ensuivit, le tissage mécanique, dans de grands ateliers, à remplacé le travail modeste du tisserant qui oeuvrait chez lui en famille. Ainsi, faute d'ouvrier-tisserands, la corporation ersteinoise vécut péniblement jusqu'en 1860, où elle cessa définitivement d'exister. Elle avait comme patron Saint Zéphirin.



La confrérie du Saint-Rosaire

 

La Confrérie du Saint-Rosaire, vouée au culte de la Vierge, fut établie très tôt à Erstein. De la guerre de 30 ans à la Révolution, les pères Récollets Franciscains d'EHL en étaient les directeurs. Elle a été fondée officiellement en 1694, mais ne fut définitivement agréée par une bulle papale du pape Clément XIII que le 5 décembre 1758. Celui-ci accorda à la confrérie de nombreuses "indulgences" et il encouragea vivement les Ersteinois à persévérer dans leur amour filial pour Marie. Ses statuts furent confirmés par TUSSANUS, évêque et prince de Strasbourg, le 10 décembre 1759. Cette confrérie, à laquelle un autel latéral de l'église St-Martin est dédié, a été à l'origine de l'essor important de la vie religieuse au XVIIIe siècle.



Photo de Claude HEYM

 

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Conserver le passé,

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au futur

 

 

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1er novembre 2012

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Jean Louis Eschbach

 

Communiqués

 

 

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L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 aura lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 . Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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