Photo Claude HEYM
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Enfin, des superstitions très anciennes entourent les enfants à cheveux roux. En raison de la rareté du phénomène, on a souvent considéré ces enfants comme des êtres singuliers, voire étranges. On dira d'un tel enfant: « es isch a Roder » (c'est un rouge), cette particularité étant suffisante pour expliquer tous les méfaits à venir que pourrait commettre cet enfant. D'un garçon on dira: « a roder Spitzbue » ou « a roder Keip » (un filou roux), ou encore «kleine roter Ficker » (petit polisson rouge) ou « roter Cifitz » (garnement roux), d'une fille « rodi Hex » (sorcière rouge). Les railleries populaires poursuivront toute leur vie les être affectés de cette particularité. On pense que les personnes aux cheveux roux ont commerce avec les puissances infernales et donc qu'elles sont toujours en quête de mauvais coups.

 

L'arbre commémoratif

 

Une ancienne coutume consiste à faire planter un arbre par le père ou le grand-père lors de la venue au monde de l'enfant. Cet arbre sera un jour la propriété personnelle de l'enfant. Si cette coutume s'est longtemps conservée en Alsace Bossue, elle n'a pas néanmoins disparu complètement des autres régions de l'Alsace. Nous en avons trouvé des traces dans les régions de Brumath, Hochfelden, Marmoutier, Mulhouse, Munster, Schirmeck, Sélestat, Strasbourg et Wissembourg. En général on plante un arbre fruitier, bien que le sapin, le chêne et le marronnier aient leurs partisans. À Strasbourg, il y a quelques décennies, dans certaines familles, on plantait un sorbier.

 

Certains ont voulu voir dans cette coutume une action utilitaire destinée à garantir l'avenir de l'enfant. Cette idée utilitaire est à écarter, vu qu'avec un seul arbre il est difficile d'assurer l'avenir matériel d'un enfant. Il faut plutôt voir dans cet acte l'ancienne croyance qu'il existe des liaisons mystérieuses entre l'enfant et l'arbre. Il y aurait un parallélisme entre la croissance de l'arbre et celle de l'enfant « Wi de Bam wachst, so wachst au's Kind. » (Ainsi grandit l'arbre, ainsi grandit l'enfant). S'attaquer à un tel arbre, vouloir l'arracher, est encore aujourd'hui très mal vu. On pense que la mort de l'arbre signifie, à plus ou moins brève échéance, la mort de son propriétaire.

 

Cette chaise était la propriété de la commune ou de la paroisse. Ce bien collectif était entreposé chez la sage-femme. Lorsqu'une future mère était sur le point d'accoucher, on la chargeait en grande pompe sur une charrette, on la recouvrait d'un drap noir pour éviter la trop grande curiosité des enfants. La sage-femme, précédant l'attelage surveillé par une servante, se rendait alors dignement à la maison de la future mère.

 

La chaise d'accouchement est souvent enveloppée d'un halo mystérieux et angoissant. Ainsi en témoignent les nombreuses superstitions et croyances qui entouraient de tels instruments obstétricaux.

 

Deux médecins, le Strasbourgeois J.-F. Schweighäuser (1766-1842) et le Viennois Lukas Boer, s'en prirent violemment, dans leurs écrits, aux chaises obstétricales. Deux raisons, selon eux, militaient en faveur de la suppression de cette pratique. Tout d'abord, la vue d'une telle chaise provoque chez la parturiente des frayeurs qui entravent le bon déroulement de l'accouchement ; d'autre part, la position assise peut provoquer des lésions dans les tissus. Mais il faudra attendre le début du XXe siècle pour que cette pratique disparaisse définitivement des campagnes alsaciennes.

 

L'accouchement

 

Avant l'accouchement, dans certaines régions, les femmes enceintes pratiquaient une sorte de « gymnastique prénatale » dont l'usage n'est pas récent. Ainsi, la femme qui était dans le huitième mois on recommandait de monter et de descendre l'escalier plusieurs fois par jour. La femme enceinte devait rester active même quelques heures avant l'accouchement. Sans aucun doute, ces exercices étaient destinés à faciliter l'accouchement, attendu avec beaucoup de crainte.

 

L'accouchement représentait pour une femme le moment crucial de la vie où la mort pouvait survenir à tout instant. Il est donc normal que cet acte ait été entouré de nombreuses pratiques religieuses et magiques destinées à favoriser la venue au monde d'un nouvel être. Les superstitions les plus invraisemblables faisaient sûrement bon ménage avec la piété la plus profonde et la plus sincère.

 

Pour ce qui est des pratiques proprement religieuses, nous trouvons au XVIème siècle de nombreuses prières pour parturientes dans les livres de piété et les recueils de cantiques protestants. Du côté catholique, on préfère se tourner vers les saints et les saintes pour invoquer une aide lors de l'accouchement. Même si dans ces cas on trouve plus normal de s'adresser à des saintes femmes, les saints n'ont pas pour autant été négligés. Ainsi, au XVIIe siècle, on invoque surtout saint Ignace. Vers les années 1670, les gens lui préfèrent saint François Borgia. Parmi les saintes qu'on invoquait lors de telles occasions se trouvaient autrefois surtout sainte Anne et sainte Odile, la patronne de l'Alsace. De nos jours, il semble que ce soit saint Gérard de Majella (fête le 16 octobre) et saint Alphonse de Liguori (fête le 2 août) qui se partagent les faveurs des femmes en couches.

 

Les médailles, les images bénites ou même dans certains cas les reliques de quelque saint particulièrement secourable, objets distribués par les religieux franciscains, capucins et jésuites, n'étaient pas négligées par les parturientes. Il était et il est parfois encore coutume, dans les maisons catholiques, de mettre des cierges bénits dans la chambre de la future mère.

 

Les Églises s'intéressaient grandement à la formation des sages-femmes, car celles-ci, à côté de leur rôle médical, avaient encore un rôle religieux à remplir. Elles devaient prier et chanter avec la parturiente. De plus, si le foetus courait un danger mortel, elles devaient pouvoir lui administrer le baptême d'urgence (« Nottaufe »). On comprend donc tout l'intérêt qu'ont porté les Églises à l'éducation religieuse des matrones.

 

On comprend le soulagement que devait éprouver une sage-femme quand enfin la parturiente était délivrée. Aux yeux des Alsaciens le sort de celle-ci est plus important que celui du bébé. Ainsi en témoigne cette expression connue de toutes les sages-femmes : « Ze ercht de Stamm, dann de Ascht. » (D'abord le tronc, ensuite la branche).

 

Que la vie et la mort soient très proches l'une de l'autre lors d'un accouchement est exprimé dans ce dicton, encore connu de nos jours : « Jede Kindbettere hät e Fues im Grab. » (Chaque parturiente a un pied dans la tombe). Un autre dicton était très connu autrefois en Alsace : « Bi e guede Hewamm gibt es ken Krippel im Dorf » (S'il y a une bonne sage-femme dans le village, il n'y a pas d'estropié).

Il a deux sens :

  • Le premier, le plus évident, signifie que la sage-femme possédait bien l'art de sa profession, et que de ce fait elle n'occasionnait aucune blessure au bébé au moment de l'accouchement.
  • Le deuxième sens sous-entend que la sage-femme éliminait, d'une manière active ou passive, les bébés qui venaient au monde avec des tares (hydrocéphales, estropiés, mongolien, etc.). Ces enfants étaient considérés comme des accidents de la Nature. N'ayant pas les moyens de vivre, ou pensait qu'ils n'aspiraient qu'à une chose: repartir vers le monde d'où ils étaient venus. On ne croyait pas commettre de péché en aidant ces bébés «à refaire le voyage dans l'autre sens ». « D'Hewamm bât dene Kinder hiniver gholfe. » (La sage-femme a aidé ces enfants à partir pour l'au-delà.) Cette pratique s'est éteinte au moment où les accouchements à domicile ont cessé.

 

Soins et pratiques après l'accouchement

 

Pour qu'une délivrance soit totale, il faut encore couper le cordon ombilical qui relie l'enfant à la mère. Celui-ci a souvent joué un grand rôle dans les superstitions populaires. Les légendes affirment que les cordons ombilicaux font partie des ingrédients dont se servent les sorcières pour fabriquer leurs philtres magiques.

 

Souvent, autrefois, les mères gardaient ces cordons pour en faire des talismans protégeant leur progéniture. À Strasbourg, les mères superstitieuses conservaient une partie du cordon ombilical dans le « Geldlaedel » où l'on mettait aussi la monnaie du baptême. À la fin du XIXe siècle, la sage-femme de Strasbourg-Neudorf mettait de côté le cordon ombilical. Elle le rendait à la mère après l'avoir séché et après y avoir mis de nombreux nœuds. L'enfant, une fois qu'il avait atteint les quatre ou cinq ans, devait défaire les noeud. Si l'opération réussissait, elle signifiait que le garçon aurait un bon métier. Quant aux filles, elles devaient avoir un bon avenir comme couturière ou comme modiste. L'insuccès signifiait que l'avenir professionnel de l'enfant était gravement compromis.

 

Enfin la sage-femme lavait le bébé. Une fois lavé et emmailloté, on mettait dans la bouche de bébé certaines denrées destinées à le protéger et à le fortifier. La sage-femme qui exerça à Munster avant la Révolution, mettait quelques gouttes de vin dans la bouche du nouveau-né. Dans un passé proche, il était de coutume, à Hoerdt, de mettre deux grains de sel, symbole de l'éternité et de la sagesse de Dieu, ou quelques gouttes de vin dans la bouche du nouveau-né.

 

Les premiers soins ayant été administrés au nouveau-né, la sage-femme s'occupait du placenta (en allemand : «Nachgeburt »). Déjà Geiler de Kaysersberg nous parle, en 1517, des différents us concernant le placenta: « Quand nous venons au monde nous apportons tous une veste rouge — la seconde peau —, que l'homme doit ensuite enterrer sous l'escalier. » (Traduction)

 

Ce placenta, il fallait l'enterrer à un endroit où ne parviennent ni les rayons du soleil, ni le clair de lune, loin du chat ou du chien, sinon on peut s'attendre à quelque malheur. Surtout, il faut veiller à ce que le placenta soit enterré dans la cave ou dans la zone de protection de la maison, afin que les mauvais esprits ne puissent l'attaquer et par la suite nuire à la mère. Les pratiques de destruction du placenta peuvent être divisées en quatre grandes catégories : soit brûler, soit enterrer, soit jeter dans l'eau, soit suspendre le placenta dans un arbre.

 

Les jours fastes et néfastes pour la naissance

 

L'heure et le jour de la naissance jouent un grand rôle pour l'avenir du bébé. Ainsi, naître à minuit (heure privilégiée des puissances infernales) est un présage défavorable, tandis qu'un enfant naissant à l'aube sera heureux dans la vie. Un enfant venant au monde dans les heures de la matinée ou vers midi aura toujours faim. Le jour de la naissance est encore plus significatif. Les Alsaciens, comme d'ailleurs tous les peuples chrétiens, font grand cas des enfants nés le dimanche, jour de la résurrection du Sauveur. En Alsace on dit : «À Sonntag's Kind, a Glickskind ». (Un enfant du dimanche, un enfant chanceux). À Ottwiller on attribue même un don de double vue à ces enfants. « Sie sän die Sonn sogar wän sie hindr de Wolke isch. » (Ils voient le soleil même quand il est derrière les nuages).

 

Symétrique et inverse du dimanche, le jour le plus défavorable sera le vendredi, jour de la mort du Seigneur Jésus-Christ. Il va sans dire que naître un vendredi 13 est radicalement défavorable. Mais ce jour étant de mauvais présage, il peut aussi signifier des dons exceptionnels obtenus grâce au commerce avec les puissances infernales.

 

 

Soins apportés à la mère

 

Diète et repos absolu sont les deux caractéristiques des soins apportés à la mère. Tout d'abord, la sage-femme liait ensemble les jambes de la femme qui venait d'accoucher afin d'éviter trop de mouvements qui provoqueraient, pensait-on, des saignements. Ensuite, on mettait une pile de draps sur le ventre de la mère, en pensant par-là faire rentrer les organes. Quant au repos absolu, il devait au moins durer neuf jours.

On craignait que si la femme en couches transgressait cet interdit, la mort la frappe. On connaît en Alsace cette expression : « Die Himmel blid nin Da fier a Kindbettere of » (Pour une femme en couches le ciel reste ouvert neuf jours).

 

Les neuf premiers jours sont donc particulièrement redoutés pour la vie de la mère. Cependant, la femme ne devait pas encore se lever après neuf jours; ce n'est que très progressivement qu'elle prenait de nouveau part à la vie familiale. Ce n'est qu'après les relevailles, qui avaient généralement lieu quatre ou six semaines après l'accouchement, que la femme était à nouveau totalement intégrée dans la société. En plus, lors des deux ou trois premiers jours après l'accouchement, la femme ne devait rien manger. On lui servait uniquement un bouillon de poule ou une vague soupe faite uniquement de pain, d'eau et de crème fraîche (« Rahmsup »).

 

L'allaitement

 

Si de nos jours une femme ne peut allaiter son bébé, on ne considère pas cela comme très grave. Au contraire, autrefois, une telle femme était mal vue et faisait les frais de certaines moqueries des autres villageoises. Une femme qui se respectait se devait de pouvoir allaiter son enfant aussi fréquemment que possible, et ceci pendant plusieurs mois, voire jusqu'à un an. La «médecine populaire » connaît donc un certain nombre de produits destinés à favoriser les sécrétions lactées. Très souvent la bière passe pour un de ces produits : « Me soll fiel Bier trincke um fiel Melich zu bekomme. » (On doit boire beaucoup de bière pour avoir beaucoup de lait).

 

Certaines femmes de la vallée de Munster absorbent à cet effet un mélange de fenouil et raifort additionné de miel. Dans de nombreux villages, on utilise des compresses chaudes. Parfois, le persil passe pour favoriser la formation du lait. On l'utilise soit sous forme de tisane, soit sous forme de cataplasme. On recommande aussi aux femmes de ne pas manger de mets épicés ou trop acides pour éviter de « gâter» le lait. La choucroute, les fruits, les salades étaient bannis du menu d'une femme qui donnait le sein à son enfant.

 

Protection du nourrisson et de sa mère

 

Le monde extérieur est, a priori, hostile à la mère et à son enfant. Il faut donc éviter au maximum les contacts avec lui. Et si contacts il doit y avoir, ils seront entourés d'un certain nombre de rites destinés à les rendre inoffensifs. L'enfant est très vulnérable jusqu'au baptême. On ne doit donc jamais le sortir de la maison avant cette cérémonie. Pour se protéger des esprits malfaisants, certaines personnes laissent la lumière allumée dans la chambre du nouveau-né jusqu'au baptême (on laisse aussi brûler une lumière dans la chambre d'un mort).

 

Il y a cinquante ans, dans certaines familles de Hunspach, la grand-mère écrasait un oignon avec son sabot dans la chambre de la femme en couches et dans la chambre du nouveau-né, si celle-ci était distincte de celle de la mère. L'oignon était considéré comme un symbole de vie et comme un moyen très efficace pour éloigner les esprits. Ceux-ci redoutent toujours les plantes à odeur fortement prononcée.

 

Les trois noeuds qu'on pouvait faire dans le « Wagelseil », cette cordelette qui reliait le berceau au lit conjugal et qui permettait de le balancer, passaient pour une protection très efficace. Ils sont, en effet, le symbole de la présence de la Très Sainte Trinité. On aime parfois aussi écrire sur la porte de la chambre du nouveau-né ce petit poème à valeur magique: «Packet euch, ihr Höllengeister, / Hier habt ihr nichts zu schaffen ! / Das Kind gehört in Jesu Reich, / Lasset es ganz ruhig schlafen ! » (Éloignez-vous, esprits infernaux, vous n'avez rien à faire ici. Cet enfant appartient au royaume de Jésus, laissez-le donc dormir en paix).

 

Les communications avec le monde extérieur sont aussi peu importantes que possible. On essaye de les limiter au maximum. On éloigne de la maison tous les chats étrangers. On craint, en effet, que certaines sorcières, jalouses du bonheur de la ferme, n'essayent de se déguiser en chat pour aller ensorceler la mère et son enfant.

 

La famille et les bons amis avaient le droit de rendre une visite à la mère et à son enfant. Dans ce cas, il était et il est encore de coutume d'apporter des cadeaux. À la mère on offre surtout des denrées alimentaires comme la farine, le sucre, le café. À l'enfant on offre surtout des articles vestimentaires. Par ces cadeaux on veut montrer qu'on est bien intentionné à l'égard de la mère et de son enfant.

 

En se penchant sur le berceau, on ne doit jamais prononcer des vœux trop importants. En souhaitant trop de bonheur à l'enfant, on risque de rendre jalouses les puissances invisibles qui feraient alors tout pour lui nuire. Celui qui, par mégarde, aurait formulé de trop grands voeux devait, à haute voix, les retirer.

 

Souvent, au-dessus du berceau les visiteurs se contentaient d'affirmer que le bébé ressemble soit à sa mère, soit à son père. On avait pour cela un certain nombre d'expressions qui servaient aussi lors d'autres occasions: « Wie der Acker, so die Ruewe, Wie der Vadder, so die Buewe. » (Comme le champ, ainsi les navets ; comme le père ainsi les garçons). « De Apfel fallt nit wid vom Bam. » (La pomme ne tombe pas loin de l'arbre). Si l'enfant était laid, on consolait la mère par cette expression : «À wieschdes Wiegelkind, a schenes Gassekind. » (Un enfant laid dans le berceau, un bel enfant dans la rue). Si l'enfant pleurait souvent, on avait l'habitude de dire: «Schreikinder, Gedeikinder. » (Des enfants qui pleurent, des enfants qui poussent bien).

 

Le choix du prénom

 

Le choix du prénom passe pour très important. On pense que celui-ci influencera le caractère de l'enfant. On aime toujours tirer des parallèles entre les personnes ayant le même prénom. Pour ce choix, les catholiques ont la tâche simplifiée. En effet le Concile de Trente (1545-1563) fait obligation aux familles catholiques de prendre comme nom celui du saint du jour de la naissance afin de mettre l'enfant sous la protection de celui-ci.

 

Mais souvent l'enfant reçoit deux ou trois prénoms. Souvent aussi on donne à l'enfant comme deuxième prénom celui du parrain ou de la marraine. On affectionne particulièrement les prénoms bibliques, surtout ceux de Jean, Joseph et Marie (Johannes, Sepp, Maria). On prend aussi comme deuxième prénom celui d'un aïeul qu'on veut honorer. Mais les prénoms sont, eux aussi, soumis à changement. Déjà en 1850 le poète K.-E Hartmann se lamentait: « Ach, mit dene alte geht's halt langsam as » (malheureusement les anciens noms disparaissent lentement).

 

Les Alsaciens ont souvent affectionné d'ajouter un diminutif aux prénoms. Aussi nous obtenons pour les filles des prénoms comme Gretele (Grete), Karlinele (Caroline), Sälmel (Salomé), Bärwel (Barbara), Marickel (Marie), Martel (Marthe). Les prénoms d'Eulalie, Octavie, Mélanie et Léonie passaient, il y a cinquante ans, pour très modernes. De nos jours, on est revenu à des prénoms plus classiques. Pour les garçons on a des prénoms comme Fredel (Alfred), Fritzel (Fritz), Güschtel (Gustave), Mischel (Michel), Schang (Jean) et Dännel (Daniel).

 

Les légendes sur la mère qui meurt en couches

 

Dans les actes du procès de sorcellerie d'Ensisheim (1593), on nous parle déjà de la croyance populaire qui veut que la femme morte en couches revienne chaque nuit pour donner le sein au bébé. Ainsi on peut lire: « Si une femme meurt en couches et si elle laisse derrière elle un petit enfant vivant, il faut avant l'enterrement lui mettre une paire de souliers bien faits et bien cloutés car le chemin venant de l'éternité est très long et elle doit l'emprunter chaque nuit et ceci pendant quatre semaines afin d'allaiter l'enfant». Cet usage est encore connu dans la vallée de Munster.

 

Une légende d'Ingersheim veut qu'on oublia de mettre des souliers aux pieds d'une femme qui mourut lors d'un accouchement. Dès la première nuit, celle-ci revint à son domicile et frappa à la fenêtre en disant: « Pourquoi ne m'avez-vous pas mis des souliers ? Je dois en effet marcher sur des chardons, sur des ronces et même sur des pierres pointues ! ». Son mari mit alors une paire de souliers devant la porte et elle s'empressa de les prendre. Et ainsi, pendant six semaines, l'esprit revint pour allaiter son petit. À Lohr, on raconte : « Wenn a Kindbettere sterbt, kommt sie mit Strimp und Schue in de Himmel. » (Quand une femme meurt en couches, elle va directement au ciel avec ses souliers et ses bas). Par cette expression ont veut signifier que la femme en couches est acceptée sans condition au ciel.

 

 

 

 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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