Photo Claude HEYM
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L'enterrement

 

À la maison

 

D'habitude, il a lieu trois jours après le décès. On pense en effet que ces trois journées d'attente sont nécessaires pour s'assurer que la personne est bien morte. On veut éviter une mort apparente, appelée en alsacien « Schindod ».

Tôt le matin, le menuisier du village livre le cercueil et la croix en bois qu'on placera sur la tombe. À ce propos, il est intéressant de noter que beaucoup de villages alsaciens ont des croix en bois typiques sur leurs cimetières, ces croix variant d'un village à l'autre, d'une région à l'autre.

 

Aujourd'hui, ce cercueil est en sapin ou en chêne. Parfois, pour des raisons d'économie et pour faire malgré tout riche, on colle sur le sapin de fines feuilles de chêne ou, avec de la peinture, on trace des rainures qui doivent faire penser au bois de chêne. Il y a quelques décennies, on avait aussi l'habitude, dans certains cas, de coller des feuilles dorées ou argentées sur le bois. On voulait faire penser à un cercueil métallique. Toujours à cette époque, on peignait en bleu ou en blanc les cercueils des enfants, des jeunes hommes célibataires et des jeunes filles. Aujourd'hui, il semble que la couleur blanche soit uniquement réservée aux cercueils de bébés.

 

Le mort est déposé dans le cercueil sur un drap ou sur de la sciure de bois, la tête reposant sur un coussin. Autrefois, dans certaines localités comme Ingwiller et Petersbach, le menuisier, avant de fermer le cercueil, y mettait la lettre de baptême, « Goettelbrief ». C'était, en quelque sorte, le passeport pour l'éternité.

Ensuite, ceux qui ont creusé la tombe du défunt sont chargés de sortir le cercueil de la maison pour le mettre sur des tréteaux ou sur une petite charrette placée dans la cour. On veille, encore aujourd'hui, à ce que le cercueil sorte par la tête (là où repose la tête du mort) afin que l'âme puis­se s'envoler de la maison (Petersbach). Autrefois, dans les villages des vallées vosgiennes, on passait le cercueil par la fenêtre, toujours dans le but de faciliter le départ de l'âme.

 

Entre temps, répondant à l'appel des cloches, la famille, les enfants des écoles, les amis, presque tous les villageois se rendent dans la cour de la ferme où se trouve la dépouille mortelle. Il faut avoir vécu de tels moments pour comprendre l'atmosphère grave et émouvante de ces instants. Quand les cloches se sont mises à sonner, toutes les portes des habitations s'ouvrent et laissent sortir des gens aux visages graves, habillés de noir et tenant à la main un livre de cantiques ou un missel. Sans un mot, tout le monde s' achemine vers la maison du défunt. Là, autour du cercueil, la foule ne cesse de grandir. Dans ces instants on sent bien que l'ensemble du village vit au rythme de cette cérémonie funèbre. Une fois que tout le monde est là, le prêtre ou le pasteur prend la parole. Aux invocations et aux prières de l'officiant répondent les chants de l'assemblée ou d'une chorale. Le prêtre asperge le défunt d'eau bénite et l'encense. En quelque sorte, il veut le préparer à rencontrer Dieu.

 

Après cette cérémonie liturgique où l'officiant rappelle que l'homme n'a pas de demeure éternelle ici-bas, l'ensemble de l'assemblée se rend à l'église. C'est au prêtre avec ses enfants de choeur ou au pasteur qu'il appartient d'ouvrir la marche. Il est suivi des hommes qui portent sur leurs épaules le cercueil ou qui tirent une charrette sur laquelle on l'a déposé.

 

À Altwiller, il y a encore une trentaine d'années, les porteurs avaient une branche de romarin dans la bouche. Il ne faut pas voir dans ce rite uniquement un moyen de ne pas être incommodé par l'odeur âcre du cadavre. Le romarin, que l'on remet aussi lors des mariages, symbolise la vie. Par ce geste on veut donc affirmer que la vie est plus forte que la mort. Ailleurs, on utilisait aussi des branches de laurier ou des brins de marjolaine.

 

Dans certains villages, la charrette est attelée à un cheval. Souvent, les couronnes sont portées par les enfants et les adolescents. Viennent ensuite les hommes, placés suivant leur âge et suivant leur degré de parenté avec le défunt ou la défunte. Le groupe des femmes ferme la marche. Cette disposition du cortège n'est pas sans nous rappeler les cortèges de mariage.

 

À l'église

 

Les enfants précèdent ou suivent le cercueil jusque devant l'autel où ils déposent les bouquets et les couronnes. Le cercueil est posé sur des tréteaux, soit dans le sens de l'édifice cultuel, soit de travers, la tête du côté des hommes si le défunt est un homme ou du côté des femmes dans le cas d'une femme.

 

Dans les églises catholiques un ou plusieurs cierges sont allumés autour du cercueil. Leur signification est double. D'une part, ils rappellent que le mort repose maintenant dans la lumière pascale, d'autre part leur lumière doit chasser les mauvais esprits. Encore aujourd'hui les gens portent leur attention sur ces cierges. Si l'un d'eux s'éteint du côté des hommes cela annonce la mort prochaine d'un homme, au contraire celle d'une femme si le cierge est placé de l'autre côté. Un double sens se trouve aussi dans la pratique de l'encens lors des messes d'enterrement. D'une part, cet encens doit honorer Dieu, d'autre part il doit apaiser les mânes du mort.

 

Dans les églises protestantes, le service funèbre est composé de prières, de chants, de lectures bibliques, d'une méditation et de la lecture d'un curriculum vitae qui a été composé à partir des indications de la famille. L'usage ancien voulait que ce curriculum vitae soit très long, très élogieux et qu'il ne passe sous silence aucun aspect de la vie du trépassé. Il se confondait souvent avec la méditation. De nos jours, la tendance générale est de réduire au maximum la longueur du curriculum vitae et d'accentuer l'annonce de la Bonne Nouvelle..

 

Dans les églises catholiques, la messe d'enterrement est composée d'un service de la parole et d'une communion. La lecture d'un curriculum vitae est moins en usage. Il y a deux collectes. L'une d'elles, avant la communion, doit rappeler les temps passés où les participants à la table du Seigneur amenaient leur propre pain que le prêtre bénissait et que ces personnes retiraient ensuite de l'autel en ayant eu soin d'y déposer une pièce de monnaie. La participation à la table du Seigneur est comprise comme l'absorption d'une nourriture d'éternité servant à vaincre la mort.

Une fois le service funèbre terminé, la communauté se rend au cimetière, appelé en alsacien «Kirchhof» (cour de l'église), «Friedhof» (cour de paix), « Gottesacker » (champ de Dieu). Généralement c'est à la sortie de l'office religieux que la communauté exprime ses condoléances à la famille (« Beileid üsspreche ») : « Bon courage ! », «Herzlich Beileid » (Sincères condoléances), « Wir denke viel an Eich » (Nous pensons beaucoup à vous), « Es schlimmschde esch herum, denke wie er het min liede, jetzt inch er erlest. » (Le plus terrible est passé, pensez comme il a dû souffrir, maintenant il est délivré), «Andre geht es au e so ! » (Les autres subissent le même sort).

 

Dans les milieux catholiques, encore aujourd'hui, le cortège s'arrête devant le cimetière si celui-ci est séparé de l'église. Le prêtre asperge alors le cercueil d'eau bénite comme pour accueillir le corps du défunt. Arrivés devant la tombe, les participants se regroupent autour du cercueil et de l'ecclésiastique. Celui-ci récite des prières et l'assemblée reprend quelques chants. Dans les milieux protestants on chante le cantique : «Nim, Erde, was dir angehört!» (Terre, reprends ce qui t'appartient !).

 

À la fin du service liturgique, les représentants des sociétés locales dans lesquelles le défunt a milité, prononcent leurs allocutions. Des expressions comme « souvenir inoubliable», « personne irremplaçable », « action impérissable » reviennent fréquemment. Après cela, le cercueil est descendu au fond de la fosse. Le prêtre s'approche alors de la tombe, jette un peu de terre sur le cercueil et dit à la place du défunt: « Tu m'as formé de poussière et je retourne maintenant à la poussière: mon Rédempteur, aie pitié de moi et ressuscite-moi au dernier jour. »

 

Au cimetière

 

À la sortie de l'église, l'ensemble du cortège se dirige vers le cimetière. Plus il y a de personnes venues témoigner leur sympathie à la famille, mieux cela vaut pour le mort. On pense en effet que son âme, en voyant la foule nombreuse, se réjouit et, qu'apaisée, elle quitte ce monde. Il est intéressant de noter que les personnes placées au début des différentes files sont très sérieuses et qu'au fur et à mesure qu'on s'éloigne vers l'arrière on constate une animation croissante dans les rangs. Les propos échangés dans les derniers rangs n'ont souvent qu'un rapport très lointain avec le défunt.

 

On évite d'avoir un écart important entre le cortège des hommes et celui des femmes. On veut voir dans un grand écart l'annonce d'une mort prochaine. Les voitures qui croisent le cortège, doivent s'arrêter. On regarde comme une insulte au mort le non-respect de cet usage. On est aussi sensible aux signes météorologiques. La pluie est bon signe. Le ciel pleure le mort. Au contraire, un ciel radieux passe pour néfaste.

 

Dans les milieux catholiques, encore aujourd'hui, le cortège s'arrête devant le cimetière si celui-ci est séparé de l'église. Le prêtre asperge alors le cercueil d'eau bénite comme pour accueillir le corps du défunt. Arrivés devant la tombe, les participants se regroupent autour du cercueil et de l'ecclésiastique. Celui-ci récite des prières et l'assemblée reprend quelques chants. Dans les milieux protestants on chante le cantique : «Nim, Erde, was dir angehört!» (Terre, reprends ce qui t'appartient !).

 

À la fin du service liturgique, les représentants des sociétés locales dans lesquelles le défunt a milité, prononcent leurs allocutions. Des expressions comme « souvenir inoubliable», « personne irremplaçable », « action impérissable » reviennent fréquemment. Après cela, le cercueil est descendu au fond de la fosse. Le prêtre s'approche alors de la tombe, jette un peu de terre sur le cercueil et dit à la place du défunt: « Tu m'as formé de poussière et je retourne maintenant à la poussière: mon Rédempteur, aie pitié de moi et ressuscite-moi au dernier jour. »

 

Puis commence le long défilé devant la fosse, suivant l'ordre de parenté. Chez les catholiques, chacun jette quelques gouttes d'eau bénite. Les gens comprennent ce rite de deux manières. D'une part, il signifie que le défunt est accepté dans la grâce de Dieu, d'autre part cette aspersion sert à éloigner les mauvais esprits qui pourraient déranger le mort.

 

Chez les protestants, chaque participant vient jeter de la terre ou quelques fleurs sur le cercueil. Si celui-ci rend un son caverneux lorsqu'on le recouvre de terre, on veut y voir l'annonce d'une mort prochaine dans la même famille. Les fleurs expriment le souvenir et l'espérance que la vie vaincra définitivement la mort. Pendant la dispersion de l'assemblée, les porteurs ferment la tombe, dispo­sent les gerbes sur le tertre et y plantent la croix en bois.

 

En revenant du cimetière, les participants font des remarques qui signifient que maintenant le corps du défunt est retourné à l'élément naturel qu'est la terre : « Er esst jetzt d'Rädi von unde. » (Il mange maintenant les radis par en bas). «Er esst jetzt d'Pissenlit an de Wurzel. » (Il mange le pis­senlit par la racine). « Er sieht jetzt d'Kartoffle von unde wachse. » (Il voit maintenant les pommes de terre pousser par le bas).

 

On prend aussi conscience que les éléments organiques qui ont formé le corps du défunt vont maintenant se déstructurer et servir à la constitution d'autres organismes vivants : « Er isch schon lang Dod, er kummt bald als Maikäfer wieder. » (Il est mort depuis longtemps, il reviendra bientôt comme hanneton). Une vieille personne de Bischwiller qu'on questionnait sur son état de santé, répondit : « Oh je vais bien ! Je mange mon père ! » À son interlocuteur médusé elle expliqua : « Mon père a été enterré dans le cimetière de Bischwiller, près d'un grand sapin. Celui-ci plonge ses racines dans le cercueil de mon père. Ensuite des abeilles viennent butiner les branches de ce sapin. Enfin, moi je mange du miel de ces abeilles. »

Dans la mentalité populaire, on pense que ce n'est qu'après la fermeture de la tombe que l'âme peut enfin quitter définitivement ce monde. Au XIXe siècle, à Friesen, pour voir si l'âme apaisée avait définitivement quitté ce monde, on prenait la lampe à huile qui avait veillé le mort. On la met­tait dans le fourneau et on regardait si la flamme s'éteignait lors des cérémonies. Une flamme restée allumée signifiait que l'âme n'avait pas trouvé le repos éternel, soit parce que les participants n'avaient pas respecté certaines règles lors de l'enterrement, soit parce que le défunt, de son vivant, avait accompli des actions répréhensibles et non punies par la justice des hommes.

 

Le repas

 

À la sortie du cimetière, la famille, les proches amis, les voisins et les porteurs se dirigent vers un restaurant ou vers la maison du défunt pour y prendre le traditionnel repas funéraire, appelé en alsacien « Leichenschmauss » , «Leichenimbiss », «Licht », « Lichtimbs », « Lichtims » , «Schlamp », etc.

 

Dans les familles pauvres ce repas se limitera à du vin blanc, du schnaps, du café et des gâteaux. Dans les familles plus aisées, il s'agit d'un véritable petit festin. On y trouve du bouillon de viande (mais sans quenelles à la moelle), de la viande de boeuf avec du raifort et quelques salades, un rôti de porc ou de veau avec des légumes, une crème avec des petits fours et, pour clôturer, du café-schnaps. Parfois aussi le rôti est remplacé par une choucroute garnie. Certaines personnes racontent encore aujourd'hui que pendant la deuxième guerre mondiale, période de restrictions alimentaires, elles n'avaient jamais aussi bien mangé que lors d'un repas d'enterrement.

 

Dans beaucoup de villages de l'Alsace Bossue, on pense aussi aux enfants, aux pauvres et aux malades. Ainsi, certaines personnes de la famille font le tour du village pour distribuer du pain blanc et du gâteau aux enfants, de la soupe, de la viande et du vin aux pauvres et aux malades. Ce désir d'associer les enfants et les pauvres se retrouve aussi lors des mariages et des baptêmes.

 

On peut nettement distinguer deux grandes significations dans ce repas funéraire. À l'origine, il devait se faire en l'honneur du mort. Et même on devait croire que le mort pouvait participer, d'une manière invisible, à ce festin. Ainsi, au Hohwald, il y a quelques décennies, on réservait encore un couvert pour le défunt à la table familiale. Certaines personnes pensaient aussi qu'on pouvait donner à manger au défunt par l'intermédiaire d'un de ses représentants: un prêtre, un pasteur, un pauvre, un étranger de passage dans le village. Ceci explique que souvent ces personnes étaient invitées à ce repas.

 

Cette offrande au mort lui-même s'est transformée en offrande au profit du mort. Ainsi, dans de nombreuses familles on effectuait et on effectue encore une collecte au profit d'une oeuvre de l'Église. En effet, on croit que des repas et des collectes offerts au prêtre, au pasteur, aux pauvres seront comptabilisées dans le ciel au profit du défunt. Il faut sûrement interpréter de la même manière les dons en argent remis par la famille au pasteur après les cérémonies funéraires. Cet usage est encore très pratiqué dans la campagne et les villes alsaciennes. Il donne parfois l'impression qu'on est obligé d'acheter la cérémonie d'enterrement.

 

D' autre part, ce repas funéraire sert à réconcilier les personnes entre elles et à les fortifier contre les mauvaises influences de la mort. Après les pleurs et les souffrances des jours précédents, il devient en quelque sorte un rite d'apaisement qui réconcilie les hommes avec la Nature et la vie. Ceci explique les excès que ces festins ont souvent entraîné. Parfois, on commente d'une manière amusée ces agapes : « Sie han wieder de Tode guet beweint!» (Ils ont de nouveau bien pleuré le mort ou arrosé avec du vin). Dans le mot « Beweinen » (pleurer) on peut voir le mot « Wein » (vin). Lors de ces repas funéraires on peut boire autant de vin ou de boissons alcoolisées qu'on veut. Il faut seu­lement éviter de trinquer à la santé de quelqu'un. Cela porterait malheur.

 

La nuit suivant ce festin est souvent propice à la conception d'enfants. Les relations sexuelles sont favorisées par la propreté des gens lors des cérémonies d'enterrement et par l'alcool ingurgité lors des repas funéraires : « Einer begrawe, in der Nacht wäre wieder drei oder vier Kinder gemacht. » (Alsace Bossue). (Pour un enterré, dans la nuit suivante, trois ou quatre enfants sont de nouveau conçus). Ainsi la vie reprend tous ses droits après l'enterrement.

 

Enterrement ou crémation


Avant que le christianisme ne s'installe en Alsace, les habitants de cette région avaient l'habitude de brûler les corps des défunts et d'enterrer ou de disperser les cendres dans la terre sacrée du «Heiliger Hain », bois sacré. Si les premiers chrétiens se firent, eux-aussi, incinérer, ceux qui les suivirent préférèrent l'inhumation à l'exemple de leur Seigneur, Jésus-Christ, qui avait été mis au tombeau.

 

L'idée d'un corps en sommeil dans l'attente de la résurrection se développe. Il est donc normal de ne pas porter atteinte à son intégrité. Ainsi, vers le IV' siècle de notre ère, la crémation n'existait pratiquement plus en Italie, en Gaule et en général dans toutes les provinces romaines. Dans l'Europe christianisée, seuls les Anglo-Saxons continuèrent à pratiquer la crémation. Pour les contraindre, Charlemagne interdit en 785, à Paderborn, sous peine de mort, la pratique de la crémation (en même temps d'ailleurs que la consommation de viande de cheval !).

 

Au Moyen-Âge, on brûlait seulement les cadavres des criminels et des suicidés et on condamnait au bûcher les sorcières, les magiciens et les hérétiques. On pensait par là détruire des corps particulièrement dangereux. On ne cherchait pas tellement, en réduisant ces corps en cendres, à libérer l'âme de sa prison chamelle ou à lui faciliter le chemin vers l'au-delà, mais à rendre leurs corps inoffensifs. On craignait en effet que l'enterrement de tels corps ne risquât de ramener ces âmes sur les lieux de leurs méfaits. Cette pratique était donc à la fois une punition pour les défunts et une protection pour les vivants.

 

En Europe, il faudra attendre le XIX' siècle pour voir réapparaître un mouvement crématiste qui fut d'abord fondé par les francs-maçons et les libres penseurs pour lesquels la mort est un anéantissement. Au début, l'Église catholique fut indifférente à ce rite funéraire. Par la suite, en 1886, elle l'interdit. Il faudra attendre 1963 pour que cette interdiction soit levée. Au début, les Églises pro­testantes rivalisèrent avec l'Église catholique pour repousser énergiquement la crémation. Elles la stigmatisaient comme un retour au paganisme, comme une honte pour le bon sens humain et comme un crime envers la loi naturelle. Par la suite, elles assouplirent leur position et même elles soutinrent ce rite funéraire.

 

Dans la campagne alsacienne, encore aujourd'hui, les réticences et l'opposition sont très grandes face à la crémation. Les deux arguments principaux sont, d'une part que ce rite funéraire s'oppose à une résurrection corporelle, d'autre part que c'est une méthode anti-naturelle. Il y a sûrement encore le fait que lors de la remise d'une petite urne funéraire, on prend beaucoup plus brutalement conscience que la mort a fait son oeuvre. La mise d'un corps en terre permet encore l'illusion d'une certaine présence du défunt.

 

Les partisans de la crémation pensent que le feu, en détruisant totalement l'enveloppe chamelle, permet à l'âme de quitter rapidement ce monde et d'aller dans l'au-delà ou de se fondre dans les éléments cosmiques.

 



Photo de Claude HEYM

 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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