Photo Claude HEYM
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LES FIANCAILLES

 

 

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Avant les fiançailles

 

L'éveil au mariage

 

L'union entre deux êtres et la création d'une famille sont les buts naturels qu'un homme et une femme cherchent à atteindre. Le jeune homme rêve du mariage comme du sommet du bonheur terrestre et la jeune fille se voit déjà entourée d'un mari affectueux et d'une nombreuse progéniture. Très tôt les enfants, dans leurs jeux, expriment ces désirs profonds (« Mer gehn Hochzitterlesspiele » — on va jouer aux mariés).

 

Il arrive que les parents surveillent d'un œil ces jeux de leur progéniture. Quand un couple ou des couples se forment, ils commentent et critiquent parfois le choix du partenaire. En s'amusant, on pèse déjà le pour et le contre de chaque parti.

Les enfants aiment aussi chanter et, souvent, leurs chants traduisent ces désirs naturels. Ainsi en témoignent ces chansons enfantines du siècle dernier :

  • « Eins, zwei, drei, vier, /Mit em rote Bändele, / Wenn i sechzeh Johr alt bin, / Wurr i Marketendere. » (Un, deux, trois, quatre, avec un ruban rouge, quand j'aurai seize ans, je deviendrai cantinière). Cette chanson doit sûrement venir d'une ville alsacienne où il y avait des soldats en garnison.
  • « Gutte Morge, Spielmann, / Wo bleibscht Du so lang ? » « Dort drunte, dort drowe / Dort danze die Schwowe / Mit der klaane Gigelgei, / Mit der grosse Bumbum. / Der Kaiser schlaht d'Trumm'. / Viel Ochse, viel Kiih, / Viel Jungfraue sin hie, / Krejt kaani kenn Mann, /As d'Ochsemariann. » (Bonjour musicien, où es-tu resté si longtemps ? » « En bas, comme en haut, là-bas les Allemands dansent, avec un petit violon, avec la grosse caisse. L'empereur bat tambour. Beaucoup de boeuf, beaucoup de vaches, beaucoup de jeunes filles sont là, mais aucune n'aura de mari, sauf Ochsemarianne). Ce texte n'est pas exempt d'une pointe satirique dirigée contre l'occupant de l'époque.
  • « Min Harz, des schlaat, /Wen's Urschel kummt, / Grad as wie wenn a Dambür drummt. » (Quand Ursule vient, mon coeur bat comme un tambour).

Ces chansons expriment parfois les chagrins d'amour que les enfants peuvent éprouver lors d'une amourette déçue :

  • «I ging an's Bürnelein / Trink awer nit: Süch min herztoüsender Schatz / Fin d'awer nit. » (Je suis allée à la fontaine, mais je n'ai pas bu : j'ai cherché mon trésor bien-aimé, mais je ne l'ai pas trouvé).
  • Le texte suivant était surtout connu à Magstatt-le-Bas et dans les environs :

1) Nun adje, jetzt ists beschlossen : / Ein Körblein hab ich dir geflochten, / Nimm du es hin so hübsch und fein / Un leg dein falsches Herz hinein. (Eh bien, adieu, c'est décidé : j'ai tressé pour toi une petite corbeille, prends-la, elle qui est si belle et si fine, pour y mettre ton cœur hypocrite).

 

2) Warum bist du so hoch gestiegen, / Und hast dein Falschheit mir verschwiegen ? /Bei Tag und Nacht hab ichs gewacht / Un hab dein falsches Herz betracht! (Pourquoi étais-tu si prétentieux et pourquoi as-tu caché ton hypocrisie ? Jour et nuit j'ai attendu et j'ai contemplé ton coeur hypocrite !).

 

3) Reich bist du, aber nicht der Reichste ; / Du bist schön, aber nicht der Schönste ; / Und wer du bist, das bin auch ich, / Drum hör' nur auf zu lieben mich ! » (Tu es riche, mais pas le plus riche; tu es beau, mais pas le plus beau ; et ce que tu es, je le suis aussi, c'est pourquoi cesse de m'aimer !).

 

L'éducation sexuelle

 

L'éducation sexuelle reposait uniquement sur les parents, sur les éducateurs, sur l'échange d'informations entre jeunes, enfin sur la Nature elle-même. Quand on interroge des vieilles personnes sur ce problème, presque inévitablement on reçoit comme réponse : « Frejer isch mer net e so uff-geklärt gsin wie hiet. » (Autrefois on n'était pas aussi bien informé qu'aujourd'hui).

 

Il y a encore cinquante ans, une certaine morale religieuse faite surtout d'interdits et considérant la sexualité comme marquée fortement du sceau du péché, avait une emprise très importante sur la population tant catholique que protestante. Quand les enfants interrogeaient leurs parents pour savoir quels moyens la Nature avait choisis pour perpétuer l'espèce humaine, ils recevaient souvent des réponses embarrassées et gênées.

 

Les nombreuses légendes alsaciennes sur l'origine des enfants reflètent le mystère de toute vie et manifestent l'embarras des parents devant des questions trop précises de leur progéniture. Les instituteurs, les curés et les pasteurs n'abordaient pas franchement ce problème. Ils se contentaient de répéter avec force les interdits sexuels existant dans la société : ne pas avoir de relations sexuelles avant le mariage, et ces relations ont comme unique but la procréation. Il ne faut pas se marier avant d'avoir une situation sociale solide : « Hirot numme wenn de ebs bisch ! » (Quand tu auras une situation, tu te marieras !). On éludait les questions trop précises par cette réponse : « Dies wäre ihr schon alles emol sehn. » (Un jour vous verrez tout cela).

 

À la campagne, l'information sexuelle était en partie assurée par la Nature elle-même. À la ferme, mille petits événements de la vie de tous les jours permettaient à des enfants, tant soit peu observateurs, de se faire une certaine idée de la manière dont étaient conçus les enfants et de la manière dont ils arrivaient au monde. Se rendant à la basse-cour, ils pouvaient voir le coq courir après la poule ; parfois ils devaient conduire le chien de la ferme vers la chienne de même race d'un autre village. Ils pouvaient aussi entendre leurs parents recommander à tous les membres de la ferme de ne pas lâcher la chienne parce qu'elle était en chaleur: « De Hund insperre weil er laafig isch » (Enfermer la chienne car elle est en chaleur).

 

Ils entendaient le gardien du troupeau communal de porcs venir annoncer à la ferme la bonne nouvelle : « Le verrat s'est accouplé avec une des truies ! » Dans ce cas, la coutume était d'offrir un verre de vin ou de schnaps au gardien et de lui remettre une pièce d'argent. Ils voyaient aussi le boucher qui venait châtrer les jeunes porcs, et souvent ils pouvaient rester dans l'étable quand une jument ou une vache mettait bas. Toutes ces informations, quoique fragmentaires, une fois rassemblées dans l'esprit des enfants, leur permettaient de se faire une idée sur les moyens utilisés par la Nature pour perpétuer la vie.

 

Enfin, les jeunes avaient encore deux autres sources de renseignements : la Bible et les camarades. Beaucoup d'enfants puisaient certaines de leurs connaissances sur la sexualité dans la Bible, et plus particulièrement dans l'Ancien Testament. À l'école, ou pendant les loisirs, ils échangeaient entre eux les informations dont ils disposaient.

 

Comment trouver un mari

 

La mentalité populaire pense que chacun peut trouver son partenaire avec lequel il pourra s'en­tendre : «Züem e jedem Holzschueh find sich a andere. » (À chaque sabot il y a un correspondant). «Züem e jedem Haefele g'hert e Deckele. » (Chaque pot a son couvercle). «Jeder Hansel find e Gredel » (Chaque Jeannot trouvera une Gretel).

 

De toute façon, si une jeune fille est issue d'un milieu aisé et si les parents possèdent une grande exploitation agricole, elle n'aura aucune difficulté à trouver un conjoint. Elle n'aura que l'embarras du choix.

 

Il arrive que les jeunes filles avancent en âge sans qu'une union se dessine à l'horizon. Leur impatience grandissant, elles recouraient alors, au début du XXe siècle encore, à certains procédés qui étaient réputés donner l'année du mariage, le nom du futur et parfois même sa profession. Un « truc » réputé était d'aller, à minuit, près du poulailler pour écouter quel animal se signalera le premier. Si le coq lance son cri le premier, la fille se mariera dans l'année; si c'est une poule qui caquette, la fille devra encore attendre.

 

Ce procédé trahit la manière donc on conçoit le partenaire. Celui-ci est, en quelque sorte, un alter ego. Pour savoir la profession du futur mari, on peut aussi compter les noyaux de cerise ou de prune restant sur la table. On compte dans l'ordre suivant: «Bettelmann, Edelmann, Küster, Pastor; / Doktor, Apotheker, Kaufmann, Major. » (Mendiant, gentilhomme, sacristain, pasteur, docteur, phar­macien, commerçant, major). On recommence la série s'il y a plus de huit noyaux.

 

Le 30 novembre, la nuit de la saint André, patron des vieilles filles, semble très propice pour révéler aux jeunes filles leur avenir conjugal. Déjà au XVII' siècle, le prédicateur protestant de la cathédrale de Strasbourg, J.-C. Dannhauer, dénonce avec vigueur les superstitions diaboliques (diabolicas superstitiones) qui règnent à la saint André. Ainsi dans le Sundgau, au début du XX' siècle, il était encore courant de couler du plomb cette nuit-là. Devant le baquet d'eau, la plus jeune fille de la ferme tient une poêle à plomb inclinée, laissant couler dans l'eau un mince filet de métal en fusion, et elle prononce les paroles consacrées : « Grosser Andres, Schutzpatron — Was bekummi für einer: Isch's ne Schriner ? Isch's ne Wirt ? Isch's ne Bättler ? Isch's ne Hirt ? » (Grand saint André, saint protecteur — Qui sera mon futur : sera-t-il menuisier ? Sera-t-il restaurateur ? Sera-t-il mendiant ? Sera-t-il berger ?). Si le charme a opéré, dans le baquet se trouvent formés par le plomb les outils du futur mari: un sabot, une houlette, une hache, etc.

 

Les pèlerinages ne sont pas négligés. En particulier, les jeunes filles se rendaient près de Soultzmatt à une chapelle consacrée à saint Corneille. D'autres vont à une chapelle se trouvant près du lac de la Maix, consacrée à la Vierge Marie. La chapelle Saint-Michel, se trouvant au-dessus de Saint-Jean près de Saverne, semble aussi pouvoir exaucer les vœux des jeunes filles. On se rend à la chapelle en empruntant un sentier très raide. Il y a environ 130 marches du village au lieu de pèlerinage. La jeune fille doit gravir et redescendre les marches sans dire un seul mot. Le pèlerinage aboutit à une vieille église romane de couvent. Là, notre personne doit se diriger vers l'autel consacré à la Vierge, mettre la couronne de virginité qui s'y trouve et réciter une prière. Il semble que les filles protestantes, elles aussi, ne négligeaient pas ce lieu.

 

Mais il se pouvait très bien qu'aucun saint ou qu'aucune sainte ne se montrait attentif aux prières adressées. Alors, il restait à la jeune fille la possibilité de se tourner vers la magie. De nombreuses recettes magiques, destinées à susciter l'amour chez une personne, traînent dans les livres de magie et de «médecine populaire» que tout un chacun possédait autrefois.

 

Ainsi, dans un vieux livre de « médecine populaire » datant du siècle dernier et découvert à Weiterswiller, on peut lire les conseils suivants pour obtenir d'une personne qu'elle vous aime. Il faut prendre un coq âgé de trois ans, le mettre dans une casserole neuve et le transpercer trois fois. On le met ensuite dans une fourmilière et on le laisse là pendant cinq jours. Ensuite, on le ressort et on prend la pierre blanche qui se trouve dans sa tête. Une fois en possession de cette pierre, on peut susciter une passion chez n'importe qui.

 

Dans un autre de ces livres ayant appartenu à un certain J.-G. Hummel de Bischheim et datant de 1796, on peut trouver les recettes suivantes en vue du même résultat. On doit avaler une noix de muscade, ensuite il faut la récupérer et en râper une petite quantité qu'on mettra dans un verre d'eau qu'on fera boire à la personne désirée.

 

Comme le montrent ces quelques exemples, il existait et il doit encore exister en Alsace, comme ailleurs, de nombreuses pratiques superstitieuses, religieuses et magiques destinées soit à connaître l'avenir conjugal de la jeune fille, soit à lui accorder le secours du ciel pour trouver un mari, soit encore à lui assurer le concours de forces occultes capables d'arriver au même résultat.

 

En effet, devenir vieille fille était toujours un sort peu enviable. Non seulement une telle fille souffrait de la solitude et du manque d'amour, mais souvent elle était la cible de railleries populaires. À Kembs, près du Rhin, on veut qu'elles soient réunies après leur mort sur une île de ce fleuve afin de confectionner des corbeilles d'osier. D'où le nom de cette île : « Jungferegeflecht » (tressage des vieilles filles). À Erstein, on croit les entendre garder les vanneaux, les « Kibitze » dans le Bruech (Bruech signifie en alsacien et dans certains dialectes allemands «la prairie marécageuse »). ...

 

Ces railleries, qui sont parfois à la limite du démoniaque, prouvent combien les Alsaciens faisaient peu de cas du célibat et de l'absence d'enfants. En effet, des sorts identiques sont promis aux jeunes veuves. On a très peu voulu voir toutes les bénédictions qui pouvaient résulter de ces situations. En effet, beaucoup de ces vieilles filles, et il faut leur rendre ici cette justice, ont compensé leurs malheurs personnels par de très grands dévouements au service de la communauté humaine.

 

Les qualités de l'homme

 

Quand une jeune fille rêve d'un éventuel mari, elle s'en fait automatiquement une image. Celle-ci est fonction des goûts personnels de la jeune fille et des critères sociaux définissant, en une région donnée et à un moment donné, le type d'homme idéal.

 

En Alsace, les jeunes filles ont de tout temps aimé des hommes ayant le goût du travail. Autrefois, on aimait surtout les agriculteurs, à l'heure actuelle on leur préfère des hommes travaillant en ville, soit à l'usine, soit au bureau. Cela pose même des difficultés aux jeunes agriculteurs qui se plaignent amèrement de ne plus trouver de compagne désirant partager leur vie. Ce métier est peu prisé car il comporte de nombreuses servitudes.

 

On pense qu'un homme travaillant en ville est plus libre et plus mobile. Ainsi en témoigne aussi cette chanson connue dans toute l'Alsace: « Maidel dii, Maidel dii, / Hirot nur ken Bürebue, / Hirot ein as der Stadt/Der gewichsti Schüeh an bat. » (Jeune fille, jeune fille, n'épouse pas un fils de paysan, épouse quelqu'un de la ville, quelqu'un qui porte des souliers cirés).

 

Une autre qualité est prisée par les jeunes filles. Celles-ci, fussent-elles de la ville ou de la campagne, ont depuis presque toujours pensé qu'un homme n'est véritablement homme et digne de devenir un mari que quand il a effectué son service militaire. Souvent, on dit de quelqu'un qui a été exempté de ses obligations militaires.: « Des isch ken richtiger Mann !» (Ce n'est pas vraiment un homme !).

 

Deux raisons font que les jeunes filles sont sensibles au fait que les garçons aient effectué leur service militaire. Premièrement, un garçon était généralement exempté du service militaire pour des raisons de santé. Il n'est pas souhaitable, surtout dans une exploitation agricole, d'avoir un mari en mauvaise santé.. Nous voyons de nouveau apparaître ici une certaine sélection naturelle. D' autre part, on pensait que la discipline militaire, les corvées, les défilés, la vie en caserne, aguerrissent les garçons et leur apprennent à vivre sans leurs parents.

 

On attend aussi d'un futur mari qu'il ne boive pas, qu'il ne fume pas trop, qu'il soit fidèle.

 

La situation financière du jeune homme a, elle aussi, quelque importance dans l'idée qu'on se fait de l'homme désiré : « Ich hob nix, Un Du hesch nix. Un wo zwei Nixle zesamme kumme, Do gitt's e Hiffele Unglick. » (Je n'ai rien, tu n'as rien. Et quand deux petits riens se rencontrent cela donne un petit tas de malheurs). En conséquence, les signes extérieurs de richesse ne sont pas négligés.

 

Les jeunes filles s'intéressent beaucoup aux fils uniques. En effet, leur situation matérielle est assurée puisqu'ils hériteront de la totalité des biens de leurs parents : « Nimt me e einziges Kind, / So legt me sich in a g'macht Nascht. » (Quand on se marie avec un fils unique, on se couche dans un nid tout fait).

 

On ne négligeait pas les qualités religieuses. Un homme profondément croyant et pratiquant était souvent le gage d'une union heureuse. Ainsi le confirme cette strophe, d'un cantique protestant, inscrite sur une maison de Lampertheim vers les années 1850: « Heil, wenn sich Mann und Weib und Kind / In eines Glaubens Sinn verbindt, / Zu dienen ihrem Herrn und Gott / Nach seinem willen und Gebot. » (Il y a salut quand l'homme, la femme et l'enfant sont unis dans une même foi de servir leur Maître et Dieu selon sa volonté et sa loi).

 

Mais on cherche aussi chez un garçon de la patience, car dans le mariage il y aura nécessairement des tensions. Ainsi le suggère cette chanson populaire : « Wenn du willst ein Ehemann werden, /Must du haben viel Geduld, / Sonst hast du die Höll auf Erden. » (Si tu veux te marier, il te faudra beaucoup de patience, sinon tu auras l'enfer sur terre).

Photo de Claude HEYM

 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 . Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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