Photo Claude HEYM
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Le pain de mariage

 

« Wenn aber die Hochzeitsgäste sich laben, /Sollen die Nachbarn auch was haben. » (Quand les invités au mariage se restaurent, les voisins doivent aussi recevoir quelque chose).

 

Ainsi, jadis, dans les villages, on voulait associer un maximum de personnes aux réjouissances. On pensait que si quelqu'un se sentait exclu d'une fête et s'il maudissait ensuite le mariage célébré, cela pourrait porter tort au jeune couple. La légende de la fée qui se venge sur un petit enfant parce qu'elle n'a pas été invitée au repas de son baptême, est fort connue en Alsace. Des légendes semblables existent à propos des repas de mariage. Toutes, elles traduisent le souci qu'ont eu les familles d'associer tous les membres du village, et en particulier les pauvres, à leur joie. Au début du XXe siècle, on avait l'habitude, après la cérémonie religieuse, de distribuer des paniers pleins de pain blanc aux enfants revenant de l'école. On nommait ce pain blanc : «Brütmumpfel », « Hochzitsbrot », « Hochzitswecke ».

 

Cette distribution pouvait se faire, soit vers midi, soit après quatre heures.

Généralement, c'étaient les demoiselles d'honneur qui étaient chargées de cette distribution ; Il faut voir dans ce pain et ce vin des symboles de fécondité et de vie. À Croetwiller (région de Wissembourg), il y a quelques années, les demoiselles d'honneur allaient distribuer de la soupe dans toutes les familles du village. C'était en quelque sorte une survivance de la «Brautsuppe ». À Hunspach, comme dans un certain nombre d'autres villages, on ajoutait un morceau de viande ou une saucisse au pain qu'on distribuait. Dans ce cas, on nommait cela « Fleischbrot ».

 

Le repas de noces

 

Les bonnes odeurs qui flottaient dans la maison attiraient rapidement les convives à table. Presque toujours, le pasteur ou le curé avait été invité au repas. Il lui revenait de prononcer une prière d'actions de grâces. De toute façon, il ne restait jamais trop longtemps. Il s'éclipsait discrètement quand la fête, sous l'effet de l'alcool, prenait une tournure trop grivoise.

 

Quand il n'y avait pas d'ecclésiastique présent au repas, il revenait à quelqu'un d'important de l'assemblée de dire une prière. Voici une prière dite, vers 1950, lors d'un mariage à Westhoffen: «Prière de table. / Comme aujourd'hui des gens pieux sont réunis, / Il est de bon ton de dire une-prière de table; / Je vais en réciter une / Qui ne mettra pas de graisse dans la soupe du cuisinier. / Oh Seigneur, sois au milieu de nous, / Que la joie et le plaisir règnent au milieu de nous. / Aujourd'hui nous laissons tout le monde en paix, / Donne-nous un bon appétit, / Que nous puissions être fiers de l'oeuvre d'art du cuisinier. / Fais que personne n'ait soif, / Que nous goûtions encore plus le vin, / Et que nous en ayons encore demain. / Et qu'aucun chat ne nous réveille. / Que rien ne nous reste en travers de la gorge, / Que personne n'ait besoin de chercher un médecin, / Que personne ne salisse ses vêtements. / Et que chacun arrive à rentrer à pied à la maison. / Amen. / Et maintenant prenons la cuillère en main, / Je vous souhaite à tous bon appétit ! »

 

La prière dite, l'assemblée s'asseyait. Le couple prenait place au milieu de l'assemblée. Il était entouré des demoiselles d'honneur et des garçons d'honneur. Le rôle des demoiselles d'honneur (« Brautmaidle », «Trauerjungfer », « Trauermädchen », « Schmollmade », « Schmolljungfer », « Schmollerin », «Nächste ») et des garçons d'honneur (« Brautführer », «Brautknaben », « Schmoll­bub ») était, d'une part, de protéger la mariée contre un éventuel. enlèvement et, d'autre part, de veiller à ce que les convives ne manquent jamais de nourriture et de boisson.

 

Les « choses sérieuses », comme un paysan nous l'a expliqué, pouvaient alors commencer. Le menu de fête, qui n'a guère changé jusqu'à nos jours, se composait d'un bouillon de viande avec des quenelles de viande de boeuf accompagné de différentes salades et de raifort, de plusieurs rôtis de porc et de veau, de choucroute avec des côtes de porc, de saucisses et enfin de différents gâteaux et tartes. La tarte aux quetsches avait toujours un grand succès. Les variations à ce menu type s'opé­raient en fonction de la saison et des spécialités locales. Certains mets comme le céleri et le raifort passent pour des plantes aux vertus aphrodisiaques. On recommandait donc malicieusement aux mariés d'en manger.

 

Pour nous faire une idée de l'importance de ces repas, nous indiquerons les chiffres donnés par le Docteur Kassel. À Mietesheim, dit-il, le 7 février 1893 a eu lieu une noce qui a duré plusieurs jours. On y a consommé 1200 livres de bœuf, 700 livres de veau, plus de 100 livres de saucisses; pour la confection du pain, des pâtisseries et gâteaux, on a utilisé 165 livres de beurre et 27 sacs de farine : enfin, il a été bu 1 440 litres de vin. 142 personnes ont été nourries à cette occasion.

 

Entre les différents services, et pour permettre aux convives de mieux digérer les bonnes choses ingurgitées, il arrivait et il arrive encore qu'un des invités, souvent un instituteur, fasse une allocution, rimée ou non, dans laquelle il exprime toute sa joie de pouvoir assister à un si beau mariage et dans laquelle il rappelle aussi les exigences de toute union. Voici quelques textes trouvés lors des enquêtes sur le terrain. Ils viennent de Westhoffen et ont souvent été utilisés entre les années 1810-1900 :

 

«Règles d'or pour le mari : / Une gentille femme, sache-le bien, /Veut être traitée avec bon sens. / N'abuse pas de son coeur flexible et tendre, / Car les instruments fragiles cassent facilement. / Sois doux dans ta volonté et ton commandement, / L'homme doit être le maître mais pas le despote. / Si quelque chose te met en colère, / Ne la passe pas sur la femme / Ne sois pas trop pointilleux, / Tu fais aussi des erreurs ! Pourquoi pas la femme ? / Ne badine pas avec d'autres femmes, / Seul l'amour pour ta femme doit être ton but. / Si ta femme te demande de l'argent, /- Et si elle en a besoin, ne grogne pas. / Limite le luxe, / Mais ne sois pas avare. / Ne t'adonne pas à la boisson et au jeu, / Tu as assez de distractions à la maison. / Mets quelque chose de côté pour la femme et l'enfant, / Même dans la mort pense à leur bonheur. » (Traduction).

 

« Règles d'or pour la femme • / Sache-le bien, femme, ta volonté, / Doit être celle de ton mari. / Ne dis pas : nous les femmes, nous sommes trop faibles, / Le plus faible cède plus facilement. / Si l'homme a trop de soucis, / Ne le rends pas fou en le contredisant. / Embrasse-le affectueusement, / Mais ne le flatte pas à la manière du chat. / Une parole aimable au bon moment, / À souvent chassé la mauvaise humeur. / Une poignée de mains, un baiser, un regard, / Ont souvent ramené la bonne humeur. / N'écoute pas les commérages, / Ils ne produisent que la division dans le couple. / Nettoie ta chambre et toute la maison, / Aie une présentation propre et agréable, / Ton plus bel ornement doit être ta modestie, / Ta plus grande gloire doit être l'esprit d'économie. / Si Dieu te donne des enfants, aime-les, / Mais ne les dorlote pas. » (Traduction)

 

Les chants lors des mariages

 

Souvent, pour créer une bonne ambiance dans l'assemblée, on chante lors d'un repas de noces. Autrefois, chaque convive apportait au repas un ou plusieurs livres de chants. Les thèmes de ces chants sont au nombre de trois: l'empereur Napoléon, l'Alsace et l'amour.

 

Il y a un demi-siècle, les chants ayant trait à l'épopée napoléonienne, étaient encore très prisés par les Alsaciens, surtout par ceux de la région de Wissembourg. Dans le domaine del'amour, les Alsaciens ont beaucoup puisé dans le répertoire allemand. Il revenait souvent au pasteur ou au curé d'entonner les chants.

 

Voici quelques textes de chants encore prisés de nos jours par les convives. Le premier chant, appelé « Les larmes », est surtout connu dans la région de Betschdorf. Il montre que les larmes sont présentes tout au long de la vie, même aux moments les plus heureux :

1) On fait à peine le premier pas dans la vie, / Que déjà, comme enfant, on apporte une larme; / Et la mère a des larmes de joie, / Lorsqu'elle salue son enfant avec le premier baiser.

2) On grandit entre la joie et la souffrance, / Lorsque l'amour s'introduit dans le jeune coeur, / Et quand le coeur de la jeune fille se déclare, / Une larme dit: « Oui, je t'aime».

3) Comme elles sont belles les larmes d'une mariée, / Lorsqu'elle regarde le bien-aimé dans les yeux ! / On conclut l'union, / Ils deviennent mari et femme, / Alors la lutte contre la misère et les soucis commence.

4) Quand plus tard l'homme a perdu l'espoir, / Confiante, la femme lève encore les yeux / Vers le monde des étoiles, vers la sereine lumière du ciel, / Une larme dit encore : « Oui, ne te décourage pas ».

5) L'homme vieillit, / L'heure de la séparation a sonné, / Emus, les siens l'entourent, / Et les yeux de tous sont mouillés de larmes, / Tous ils s'écrient: « Oh père, que tu vives ! » / (ou « Père, puisse tu vivre encore long­temps ! »)

6) Mais silencieusement et transfiguré l'aïeul porte encore un regard / Sur le cercle de ses enfants et petits-enfants. / Dans le dernier combat, oui même au moment du départ, / Une larme dit : « Au revoir ! » (Traduction)

Le deuxième chant, appelé .« Mariage d'oiseaux », connu dans toute l'Alsace, est beaucoup plus amusant que le premier:

« Un oiseau voulait se marier dans la forêt verte, / Fidirulala, fidirulala,

fidirularulala ! / La merlette, sa fiancée, portait une couronne de rue, / Fidirulala,... / L' alouette, l'alouette conduisait la mariée à l'église, / Fidirulala,... / Le coq de bruyère, le coq de bruyère était le prêtre, / Fidirulala,... / Le pivert préparait le repas de mariage, /_11 mangea les meilleurs morceaux, / Fidirulala,... / Les oies et les canards étaient les musiciens, / Fidirulala,... / Le paon avec sa longue queue exécuta la première danse avec la mariée, / Fidirulala,... / Le pinson, le pinson conduisit la mariée dans sa chambre, / Fidirulala,... / La bécasse, la bécasse apporta un pot de fleurs, / Fidirulala,... / Le grand-duc, le grand-duc ferma les volets, / Fidirulala,... / Le coq cria : «Bonne nuit ! », et la lampe fut éteinte, / Fidirulala,... / Le lendemain le grand-duc dit : / « Les volets sont encore fermés », / Fidirulala,... / L' après-midi, vers trois heures et demi, ils ouvrirent enfin la porte. / Fidirulala,... / Tous les oiseaux, tous les oiseaux félicitèrent pour ce premier péché, / Fidirulala,... / Maintenant le mariage des oiseaux est terminé, / Peut-être la cigogne est déjà dans la maison ! / Papa ! Papa ! Papa ! » (Traduction)

 

Les jeux lors du mariage

 

Parmi les jeux en usage à cette occasion, certains rappellent le but essentiel du mariage qui est d'avoir des enfants. À Wildersbach, on faisait circuler un plat recouvert par une assiette. Ce plat circulait de droite à gauche à partir de la mariée, qui le découvrait après le premier jour. Et à la surprise de tous, il y avait un poupon dedans. On refaisait circuler le plat et chaque convive devait mettre une pièce d'argent dedans. Cette collecte était destinée aux frais d'accouchement et au baptême du premier-né.

 

D'autres jeux évoquaient plus directement les organes génitaux. Ainsi, on faisait circuler une corbeille recouverte d'un linge. La cuisinière y avait mis une peau de lapin. Chacun devait mettre sa main dans la corbeille. On s'amusait beaucoup en entendant les cris de certaines femmes effrayées par le contact avec la chose inconnue.

 

Lors de presque tous les mariages le garçon d'honneur ou un jeune se glissait sous la table pour aller voler la jarretière de la mariée et un des souliers. Dans certains cas la jarretière, vraie ou remplacée par un long ruban de couleur ou blanc, était mise aux enchères. Elle était donnée au plus offrant, qui n'était pas nécessairement le marié. On accrochait ce bout de jarretière à la boutonnière. Il faut voir dans ce rite à la fois un désir érotique (la jarretière est près des organes génitaux) et un rite de fécondité. On recommandait surtout aux jeunes célibataires désirant se marier de prendre un bout de jarretière. Parfois, c'était le voile de la mariée qui subissait ce sort. Ces rites existent encore de nos jours.

 

Le vol du soulier est assez semblable. Il était mis aux enchères. Le bénéfice était destiné soit à une oeuvre sociale des Églises, soit à la cuisinière. Parfois, c'était la mariée elle-même qui était mise aux enchères. Le mari était obligé de racheter sa femme Les hommes s'amusaient à faire monter les prix. Ce jeu pouvait même devenir méchant si un ancien soupirant éconduit s'amusait à faire monter les enchères. On pensait compenser la méchanceté du jeu en destinant le produit des enchères à une bonne oeuvre.

 

Un autre jeu consistait à apporter un gros paquet qui n'était fait que de plusieurs paquetages de plus en plus petits et d'un cadeau minuscule: un poupon. Les différents paquetages portaient les adresses de différents convives; l'adresse finale était celle du jeune couple. Dans l'Alsace Bossue, on met douze à treize articles dans le paquet: un poupon, une cigogne, un petit berceau, un marti­net, un pot de chambre, un hochet, une cuillère en bois, une petite voiture d'enfant, une serviette, un rouleau à pâtisserie, une tétine et une coupelle en verre.

 

Parfois, un des convives lisait un journal confectionné pour cette occasion. Le principe de rédaction de ce journal était simple. On reprenait tous les événements de l'actualité à la lumière du mariage. Dans la région de Strasbourg, on lit encore aujourd'hui une « lettre » adressée par la mariée à son cousin. Le texte est amusant, d'une part par son contenu, d'autre part parce qu'il est une tra­duction littérale d'un original alsacien.

 

Les danses lors des mariages

 

Les danses ont souvent constitué un des moments les plus attendus de la fête. Vu l'aspect érotique des danses, par le passé les autorités civiles et religieuses ont tenu à les interdire ou à les limiter en dehors des mariages. Ainsi, en 1575 parut pour la Ville de Munster et pour Muhlbach, un règlement ecclésiastique qui interdisait, entre autres, de danser sans l'autorisation du magistrat. Une amende de 10 schillings devait frapper celui qui avait contrevenu à cette interdiction et celui qui avait indûment autorisé cette pratique. À la même époque, dans la ville de Thann, celui qui avait eu une conduite douteuse lors d'une danse était enfermé dans un cachot.

 

Lors des mariages, les danseurs étaient invités à respecter certaines règles. Ainsi à Strasbourg, au XVI' et au XVIIe siècle, le magistrat exigeait que les hommes invités au bal du mariage déposent leur épée au vestibule et qu'ils gardent leur manteau en dansant, même en été ! Les jeunes filles étaient punissables, si elles arrivaient au bal sans chapeau ni bonnet et si elles « dansaient en cheveux ». Les danseurs n'avaient pas le droit de chanter, de retenir les cavalières dans l'intervalle des danses et de se livrer à des attouchements indiscrets (« ohngebürlich angreiffen »). Enfin il est défendu, sous peine de vingt schillings d'amende, à des jeunes gens et à des filles ne faisant point partie de la noce et n'ayant point été invités, de pénétrer dans la salle de danse. Ceux qui y entraient par violence étaient très sévèrement punis.

 

Les siècles suivants amenèrent une libéralisation et ensuite une suppression des mesures ayant trait au bal et aux danses. Ainsi, à la campagne, tout le village avait et a encore généralement le droit de participer aux bals de mariages (« Hochzitsbal). Généralement, les danses ont lieu, le soir, dans une auberge ou une salle louée à la municipalité. Mais, parfois, une grange peut servir de salle de danse. Il y a quelques décennies, à Hurtigheim, il appartenait au pasteur et à sa femme d'ouvrir le bal.

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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