Photo Claude HEYM
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LA MORT  ET  APRES .....

 

 

Avant la mort

 

Dès le jeune âge, on prend contact avec la mort

 

Aux yeux des historiens, la grande caractéristique du XIXe siècle et surtout de notre époque, en Occident, est la baisse brutale de la mortalité. Deux causes sont à l'origine de cette transformation: d'une part les progrès de la médecine, d'autre part les progrès de l'agriculture.

 

Alors qu'autrefois l'humanité occidentale luttait pour sa survie, aujourd'hui, grâce à la médecine, elle permet à des personnes de plus en plus âgées de vivre dans de bonnes conditions. Alors que dans le passé les populations étaient à la merci de maladies comme la peste, la variole, la tuberculose, la diphtérie, de nos jours ces fléaux appartiennent presque aux magasins d'accessoires que les antiquaires exhibent pour montrer la dureté des temps passés. Si, autrefois, les gens vivaient dans la crainte d'une disette, aujourd'hui les paysans redoutent plutôt une surproduction de produits agricoles qui, en faisant tomber les cours, diminuerait leurs revenus.

 

Ces victoires répétées, qui ont fait baisser le taux de mortalité, ont permis la diffusion, dans toutes les couches de la population, du mythe de l'homme arrivant à vaincre définitivement la mort. Le thème de l'immortalité resurgit ici d'une manière très matérialiste. Ce mythe se trouve explicitement dans cette pratique américaine, encore assez rare en Europe, qui consiste à conserver les cadavres dans l'espoir que, dans quelques décennies, on pourra les rappeler à la vie.

 

En étudiant les us et coutumes du milieu rural alsacien des dernières décennies, on peut dire qu'en ce qui concerne le problème de la mort, on se trouve en présence d'une époque charnière. Malgré les progrès de la médecine et des techniques agricoles, la mort occupe encore une grande place dans l'esprit des gens. Cela tient, peut-être, au fait que la Nature, très proche des agriculteurs, se charge de leur rappeler que tout cycle vital passe par les étapes suivantes : naissance, croissance, mûrissement, vieillesse et mort. Autrefois les enfants, dès l'âge scolaire, étaient mis en contact avec la mort. Dans beaucoup de familles on estimait que s'ils allaient à l'école, ils pouvaient aussi apprendre à connaître la mort. Ainsi, on les introduisait quelques instants dans la chambre du grand-père ou de la grand-mère mourante pour qu'ils disent un dernier adieu à l'aïeul. D'autre part, jusqu'en 1939, il était coutume que les enfants des écoles primaires participent aux cérémonies funéraires. Sous la direction de l'instituteur, ils chantaient devant la maison du défunt et au cimetière. On grandissait donc en ayant constamment à l'esprit que toute vie a une fin.

 

Cette présence quotidienne de la mort se trouve aussi dans beaucoup de textes inscrits sur les maisons ou accrochés à l'intérieur de l'habitation. Les auteurs de ces inscriptions rappellent que l'homme, pour obtenir la félicité éternelle, doit avoir une conduite chrétienne dans la vie de tous les jours, ils exhortent les lecteurs à se préparer à mourir à chaque instant et enfin ils demandent à Dieu une fin heureuse.

 

Les Églises préparent l'homme à la mort

 

Ainsi, l'homme ne doit pas se laisser surprendre par la mort, mais il doit être prêt à chaque instant à terminer son pèlerinage terrestre, ce qui n'est pas toujours facile. C'est pourquoi les Églises ont tenu et tiennent encore à préparer les hommes à cette fin.

 

Pour un catholique, il n'y a rien de plus grave que de mourir sans avoir pu confesser ses péchés et obtenir les Saints Sacrements de son Église. Voici la prière que les habitants de la vallée de la Doller adressent depuis des générations à la Vierge Marie pour qu'elle les assiste dans leur dernière heure.

 

On invoque aussi des saints et des saintes. Saint Jean-Baptiste, saint Joseph, saint Sébastien et sainte Barbara ont particulièrement les faveurs des catholiques alsaciens. Souvent les prières ont pour destinataire l'archange saint Michel. Celui-ci passe pour le patron des cimetières et des mourants. Sa puissance lui permet de combattre le diable et d'arracher un maximum d'âmes à la dam­nation éternelle. Du côté protestant, on préfère s'adresser directement à Dieu en lui demandant d'agir par l'intermédiaire de son Saint-Esprit.

 

Les signes annonciateurs de la mort

 

Même si la mort est une réalité certaine qui atteindra chaque homme, généralement les individus ignorent le moment de leur mort. « Gewiss ist der Tod. / Ungewiss der Tag. / Die Stunde auch niemand wissen mag. » (Certaine est la mort. Incertain le jour. L'heure aussi, personne ne la connaît). Cette certitude du fait et cette incertitude du moment suscitent l'angoisse et le désir de lever le voile qui entoure l'avenir. Ceci explique la recherche et l'interprétation de signes annonciateurs de la mort. Les Alsaciens pensent que le monde invisible des esprits enverrait des signes aux vivants qui devront bientôt quitter cette terre afin qu'ils se préparent bien à ce départ.

 

La vieillesse est un de ces signes. Ainsi on dit d'un homme âgé : « Für diesen hat es auch schon das erste Zeichen geleutet. » (Petersbach) (Pour celui-là le premier signe a déjà sonné). La maladie est un autre de ces signes. Car même si aucune maladie n'est mortelle, sauf la dernière, généralement on ne sait pas quand on est en présence de la dernière maladie. Cependant, de toute maladie, l'Alsacien dira : « D' Dod muess e Anfang hen. » (La mort doit avoir un début).

 

À Oberbruck, au début du siècle, on examinait les jambes et les pieds du malade. Des taches bleues annonçaient une issue fatale. À Kaltenhouse, on prenait une couenne de lard et on la frottait sur la plante des pieds du malade. On la jetait ensuite à un chien. S'il la mangeait il y avait de l'espoir, s'il la refusait, au contraire, une fin prochaine devenait inévitable. On pouvait faire un test semblable en frottant du pain sur le front du malade. Si dans la maison voisine d'un malade la cendre devenait bulbeuse, on pensait qu'il n'y avait plus d'espoir (Friesen).

 

Certains faits sont considérés comme des signes, au point d'avoir donné naissance aux expressions ironiques suivantes. À celui qui perd une habitude, on prophétise une mort prochaine : «Jetzt labsch nime lang. » (Sundgau) (Maintenant tu ne vivras plus longtemps). À Colmar, on dit à une personne qui devient soudain généreuse : « Ich hoff du willsch doch nit starwe. » (J'espère que tu ne veux pas mourir). Si un mort n'a pas les yeux fermés, si sa dépouille est encore tiède lors de la mise en bière, on croit qu'il appellera bientôt un membre de sa famille pour le suivre. À Niederstinzel et à Volksberg, par peur d'un deuxième décès dans la famille, on évitait d'enterrer le défunt un vendredi. À Friesen, on déconseillait de déménager le même jour qu'on enterrait quelqu'un de la famille. Une nouvelle mort était alors à redouter. En d'autres termes, on pensait que c'était une vengeance du mort à qui on n'avait pas rendu tous les honneurs lors de l'enterrement. En effet, le déménagement signifie souvent le début du partage des biens du défunt. En Alsace Bossue, on pensait que si la croix que l'on portait devant le cortège funèbre était placée un vendredi devant la maison d'un mort, il fallait s'attendre à un deuxième décès dans cette famille. On disait alors que l'ange de la mort avait marqué cette demeure.

 

Souvent, les signes ne s'adressent pas à une personne, mais à l'ensemble de la communauté villageoise. À elle de trouver le destinataire particulier du signe. Si le dimanche matin, l'horloge sonnait en même temps que les cloches appelaient les fidèles à l'office religieux, cela annonçait une mort prochaine dans le village (Olwisheim). Même interprétation si l'horloge sonnait pendant le « Notre-Père » ou pendant la consécration (Sundgau). Il fallait éviter de laisser ouvertes les portes de l'église un vendredi et un samedi, sinon on était assuré d'avoir un mort dans les six semaines à venir.

 

Dans les milieux catholiques, encore aujourd'hui, on examine, lors de la consécration, les bougies qui brûlent de part et d'autre de l'autel. Une bougie s'éteignant du côté des hommes annonce la mort d'une personne de sexe masculin dans les six semaines. Même oracle pour une femme si la bougie se trouve du côté des femmes (Dollern). À Fislis, c'étaient les hurlements des chiens lors de la consécration qui signifiaient une mort prochaine.

 

Tous ces messages de l'au-delà au moment de la consécration, s'expliquent par le fait que, dans la mentalité populaire, cet acte liturgique passe pour une rencontre entre notre monde et le monde surnaturel. L'eau et le vin changés en sang du Christ, l'hostie changée en chair du Christ ne peuvent être l' oeuvre que du monde surnaturel. Il est donc normal que, lors de cette rencontre entre deux mondes, il y ait échange de messages.

 

 

La mort

 

Quand la pendule de la vie marque la dernière heure

 

Cette prière trouvée au Neuhof montre bien que personne n'est pressé de mourir. «Herr, wie de witt, awer es pressiert nitt. » (Seigneur, comme tu veux, mais cela ne presse pas). Mourir n'est donc pas facile. « Starwe isch au ne Kunscht. » (Colmar) (Mourir est aussi un art).

 

D'une personne dont on pense qu'elle est proche de sa dernière heure, on dit : « D'r lauft of de ledschde Schlappe. » (Il utilise ses dernières pantoufles). « Er geht uf de ledschde Fiess. » (Il fait ses derniers pas). « Er blost üs em letschde Loch. » (Il souffle par le dernier trou). « Er richt noch Tanneholz. » (Il sent le bois de sapin). « Er blost bald d' St. Gallemarch. » (Strasbourg) (Il jouera bientôt la marche de saint Gall, allusion au cimetière Saint-Gall qui se trouve à Strasbourg­Koenigshoffen). « Es isch Matthei am Ledschde mit ihm. » (Avec lui on est au dernier chapitre de l'Evangile selon Matthieu). L'expression « Es isch Matthei am Ledschde » est souvent utilisée pour parler des fins de mois difficiles. « Er geht nägschtens au schiewes. » (Lui aussi prendra bientôt le tournant). « Er krazt au nägschtens ab. » (Lui aussi disparaîtra bientôt). « Er steckt in bese Hosse. » (Il est dans de mauvaises culottes). « Es geht mit ihm d'Matt na. » (Il descend le pré). « Es geht mit ihm d'Beri na. ». (Il descend la montagne). « Er isch witt drüsse. » (Il est très loin). « Er isch am kapût gehn » ou « Er isch am krepiere. » (Il est sur le point de crever). « Fer dem sin Läwe giw ich ken Sil mehr!» (Pour sa vie je ne donnerai plus un sou). « Sin Läwe hängt numme noch am e Fade. » (Sa vie ne tient plus qu'à un fil). « Er risst schen d'Fäde üs de Deck. » (Il tire déjà les fils de la couverture). « Er hert schon d'Engele litte. » (Il entend déjà les angelots sonner).

En d'autres termes, le ciel est ouvert pour l'intéressé. « Sie hen ihm d'elf Uhr Supp gekocht. » (Ils lui ont préparé la soupe de onze heures). « Dem näje sie am Dodehemd. » (Ils sont en train de lui coudre son suaire). Les deux dernières expressions font apparaître que parfois les familles sont un peu pressées de voir partir un de leurs membres. Cela est surtout vrai quand il y a un bel héritage à la clé. L'expression suivante l'exprime avec beaucoup plus de brutalité: « G'storwe oder net, Morje isch d'Licht. » (Mort ou pas, demain il y a l'enterrement).

 

Les familles sont heureuses quand le curé ou le pasteur peut être présent lors de l'agonie d'un, malade. Par ses prières et ses exhortations il peut faciliter au mourant le passage de ce monde vers le monde meilleur. Dans les milieux catholiques, quand on pense qu'il n'y a plus d'espoir, le prêtre administre le Saint-Viatique et l'Extrême Onction. « Er isch geelt un gewext, jetzt kann er gehn. » (Il est huilé et ciré, il peut donc partir). L'expression «geelt un gewext » fait allusion aux planchers en bois qu'on huilait et qu'on cirait autrefois.

 

Du côté catholique comme du côté protestant on n'aime pas mourir sans avoir reçu l'Eucharistie, qui est presque comme le symbole de la rémission des péchés et comme un passeport pour l'éternité. On évite aussi de faire communier des malades dont on garde l'espoir de pouvoir les sauver encore une fois. En effet, on croit qu'après réception de l'Eucharistie le malade n'a plus aucune chance de survie. Dans ces cas, la Sainte-Cène est comprise comme le dénouement des dernières attaches qui retiennent le malade avant le grand départ. «Er kann jetzt sterwe, er het sin Sach. » (Il peut maintenant mourir, il a son affaire).

 

Dans la mentalité populaire, très rarement la mort est comprise comme le grand vide. On pense plutôt qu'elle est un passage difficile et pénible vers une nouvelle vie. Certaines expressions et cer­tains rites entourant la mort sont à rapprocher avec ceux pratiqués lors de la naissance. Ainsi, la mort est confusément comprise comme une naissance à une nouvelle vie.

 

En Alsace, on croit que lors de la dernière heure ou dans les heures qui suivent le décès, le moribond se présente devant sa famille (« erzeigen ») et ceux de ses amis qui n'ont pas pu assister à ses derniers instants. « Er isch g'storwe, er het sich noch einmol erzeigt. » (Il est mort, il s'est encore une fois présenté). La nuit passe pour plus propice à ces apparitions que le jour. « De Geischt kann sich lichter in de Dunkelheit erzeige. » (L'esprit peut mieux se présenter dans l'obscurité).

 

Les esprits des défunts peuvent aussi apparaître en frappant des coups contre Ies volets et contre les murs des maisons (Roppentzwiller, Wolschwiller), en faisant entendre des bruits d'ailes dans toute la maison (La Petite Pierre), en brisant des fonds de verre ou en agissant sur les portes des maisons (Ittenheim), enfin en arrêtant l'horloge de la maison (Wolschwiller).

 

Dans un article paru en 1935 dans le « Odilienkalender », le curé Joseph Herber raconte les derniers moments de son grand-père. Alors que toute la famille était rassemblée autour du lit, l'aïeul rouvrit les yeux et dit clairement : «Qu'elle est grande cette mer ! J'ai été chez Caroline. Elle est bien installée. je suis content d'elle. Je lui ai dit adieu. » On communiqua la nouvelle à Caroline, la soeur du défunt. Celle-ci habitait en Amérique, dans l'État de New York. Au même moment Caroline envoyait une lettre en Alsace pour demander des nouvelles de son frère, car elle s'était réveillée la nuit et avait vu une apparition de son frère. On constata ensuite que l'heure de la vision correspondait à l'heure du décès. Les nombreux témoignages recueillis émanent tous de personnes dignes de foi. On peut donc penser qu'on est en présence d'une faculté humaine non encore expliquée.

 

Certaines gens croient aussi que des mourants, tout en étant encore en vie, voient déjà le ciel qui leur est ouvert. À Wittelsheim, on racontait que si un enfant souriait sur son lit de mort, c'était parce qu'il voyait déjà les anges dans le ciel. Ceci est à rapprocher de certains passages bibliques comme le récit de la fin d'Étienne le Martyr (Actes des Apôtres, chapitre 8, verset 56).

 

Lorsque la mort a fait son oeuvre, ceux qui sont autour du lit récitent des prières. Dans les milieux catholiques, il y a quelques décennies, on récitait cinq Notre-Père, cinq Ave-Maria et un Credo. Ces prières étaient destinées à faciliter le repos de l'âme. Ce nombre de prières se retrouve aussi sur certaines croix situées sur les bords des routes et qui promettent des jours d'indulgence.

Photo de Claude HEYM

 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 . Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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