Photo Claude HEYM
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C'est un contrat entre Jean-Georges Schmitt et Anne-Marie Lutz. Il comprend huit points.

  1. Les deux fiancés promettent d'aller à l'église pour faire bénir leur union par un prêtre de l'Église catholique romaine.
  2. Le marié promet à sa femme un « don du matin» d'un montant de 300 Livres Tournois. Ce « don du matin» reviendrait à la famille du garçon au cas où la femme viendrait à mourir sans laisser de descendant.
  3. Chacun des deux reste possesseur de ce qu'il a apporté dans le mariage.
  4. Les biens que les deux auront acquis au cours de leur vie commune devront être partagés en deux.
  5. Le marié recevra de son père et du reste de la famille, après la célébration du mariage, la somme de 960 Livres 43 Sols 6 deniers.
  6. Le marié recevra encore de son père quelques terres.
  7. La mariée recevra de ses parents des vignes, des prés, des champs et un riche trousseau.
  8. Enfin le marié s'engage à payer à sa future épouse la robe de mariage, le père du garçon s'étant engagé à verser à cet effet la somme de 84 Livres.

On parle de «Morgengabe », qui est le «don du matin ». Celui-ci remonte à d'anciennes coutumes germaniques. Son attribution est subordonnée à la copulation. C'est en quelque sorte le remerciement de l'époux à l'épouse qui a sacrifié sa virginité au profit de son mari. On voit que l'homme s'engage à payer à sa future épouse la confection de la robe de mariage. Ce ne devait pas être une petite robe, vu l'importance de la somme mise à disposition : 84 Livres ! Cette coutume qui fait que l'homme paye la robe de mariée s'est maintenue jusqu'à nos jours. Elle marque en quelque sorte la prise de possession de la femme par son mari.

Les ruptures après les fiançailles

«Maidele ! M'r soll net ender jüchse as / M'r vom Massdi d'heim esch. » (Jeune fille, il ne faut pas se réjouir avant d'être rentrée de la foire). Ce proverbe alsacien est l'équivalent du proverbe français: « Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. » On l'utilise surtout à propos du mariage. On sait que les fiançailles ne sont qu'un engagement pris par les deux partenaires de se marier ultérieurement. Cependant, chacun des deux garde la possibilité de revenir sur sa décision. Et il n'est pas rare que, pendant la période entre les fiançailles et le mariage, il y ait rupture. Il peut y avoir plusieurs raisons qui poussent des fiancés à se séparer. Généralement, les deux partenaires, en ayant une meilleure connaissance l'un de l'autre, voient qu'ils ne sont pas capables de vivre ensemble. Dans ce cas, la rupture est la meilleure solution.

 

Il y a aussi, parfois, des raisons économiques. Ainsi, une des deux parties, après mûre réflexion, a l'impression que le niveau social de l'autre partie n'est pas assez élevé et que le mariage projeté deviendra une mésalliance. Dans ce cas, c'est la famille qui provoquera la rupture : « Wenn es um's Geld geht, dann isch Fierowed. » (Quand il est question d'argent, la journée est finie). L' autre famille, qui a été humiliée, se défendra en ces termes : « Wir sindäu nit em Hund vom Waddel ghäit. » (Nous aussi, nous ne sommes pas tombés de la queue du chien).

 

Il se peut que, lors de la signature du contrat de mariage chez le notaire, les esprits se soient trop échauffés. Une des parties aura l'impression, après quelques jours, de s'être fait « rouler » par l'autre famille et poussera à la rupture. Enfin, il se peut aussi que lors de la période des fiançailles, qui peut durer plusieurs mois, le garçon constate après de nombreuses relations sexuelles que sa future femme est stérile. C'est une raison qui a poussé des garçons à rompre leurs fiançailles. Le problème est de savoir si la partie qui n'a pas voulu la rupture, et qui a subi un préjudice matériel et moral parfois très important, recevra une indemnité de l'autre famille.

 

À partir du XIX' siècle, le droit français n'a vu dans les fiançailles que l'engagement de deux personnes de se marier plus tard. Il considère que cette convention n'a aucune valeur juridique, qu'elle ne peut en aucune manière aliéner la liberté du mariage, et que chacun des deux contractants reste toujours libre de ne pas y donner suite. Cependant les tribunaux, comme ceux du passé, se sont préoccupés de la question des dommages et intérêts réclamés par la famille qui s'estimait lésée par la rupture. Quoique la jurisprudence soit divisée sur ce point, en général les tribunaux reconnaissent que la famille qui n'a pas voulu la rupture peut, dans certains cas, subir un préjudice matériel et moral.

 

Les relations sexuelles avant le mariage

 

Quand on regarde le passé, on constate d'abord que les Églises se sont opposées vigoureusement à cette idée des relations sexuelles avant le mariage. Ce qui montre, implicitement, que cette pratique devait être largement répandue dans la population. Ainsi en 1480, dans son rituel, l'évêque de Strasbourg se voit obligé de rappeler aux ecclésiastiques de son diocèse les recommandations suivantes : « Exhortez fréquemment vos subordonnés à ne contracter d'union clandestinement, mais publiquement. Exhortez ceux qui contractent le mariage à ne pas se mêler charnellement avant la célébration. »

 

Les protestants, de leur côté, ne sont pas en reste sur les catholiques. Selon eux, la vie commune (donc les relations sexuelles) ne peut commencer qu'après la consommation du mariage. Il n'est donc pas question qu'il y ait des relations sexuelles entre les fiançailles et le mariage. À Genève, on punissait même de prison les fiancés qui avaient habité ensemble comme mari et femme Mais, malgré les nombreuses sanctions des Églises, cette pratique s'est poursuivie à travers les siècles.

 

Nous avons eu la chance de mettre la main sur les archives paroissiales de Hunspach, Hoffen et Ingolsheim. Ces communes étaient et sont desservies par des pasteurs réformés. Elles ont la réputation d'être calmes et habitées par des gens soucieux des bonnes moeurs et des traditions religieuses. Or, les pasteurs de ces trois villages avaient l'habitude de noter les mariages où la femme était enceinte. Ils mettaient, soit les initiales S.H., soit les mots « Sine honore » (sans honneur), dans les registres de casuels, en face de ces mariages. De 1927 à 1935, dans ces trois villages, il y a eu 85 mariages protestants dont 25 avec la mention S.H., soit 30 %. Au XIX' siècle, cette proportion était comparable : 210 mariages, dans les mêmes villages, entre 1842 et 1861, dont 68 avec la mention « Sine honore », soit 32 %. En d'autres termes, une femme sur trois est enceinte au moment du mariage.

 

Ces chiffres sont parlants. Malgré l'opposition des Églises protestante et catholique, un pourcentage appréciable d'Alsaciens avaient, à presque toutes les époques, des relations sexuelles avant le mariage. Dans certains cas, des garçons n'ont pris la décision de se marier avec une jeune fille que lorsque celle-ci était enceinte.

 

 

Entre fiançailles et mariage

 

Les cadeaux

 

Les cadeaux que chacun des deux promis fait à l'autre sont les signes de l'amour qui unit ces deux êtres. En plus des traditionnelles fleurs, confiseries et autres babioles, il arrivait que ces cadeaux fussent de véritables joyaux de l'art populaire d'une région.

 

Il y a un demi-siècle encore, le fiancé offrait à sa belle une pierre chauffe-lit (« Bettstein »). C'était une pierre ronde ou carrée, faite de glaise, qu'on pouvait commander chez le potier. Le fiancé demandait souvent à l'artisan d'y dessiner de jolis motifs évoquant l'amour: des coeurs et des étoiles à huit branches, qui sont le symbole d'une union heureuse. Parfois, en plus des ornements, il demandait qu'on y ajoutât une dédicace aimable.

 

Au début du XXe siècle, dans la région de Wissembourg, la fiancée offrait à son futur mari une boucle du col qui servait à fermer la chemise, et qui se voyait dans l'échancrure du gilet. Cette agrafe était portée dans toute l'Alsace. J.-J. Waltz, collectionneur de ces boucles, en possède une où l'on voit deux pigeons se béguetant sur une couronne. Sur une autre de ces boucles, l'ornementation est formée de trois éléments: deux cœurs réunis par une couronne. Au XIXe siècle, dans la région de Ban, la fiancée offrait à son futur époux une paire de bretelles brodées. Parfois, elles avaient été brodées avec des perles.

 

Au début du XIXe siècle, quand existait encore la verrerie de Wildenstein, les fiancés de la vallée de Saint-Amarin s'y rendaient pour s'offrir chacun un verre, après y avoir fait graver sur place les initiales et le millésime. Il y a quelques décennies, à Gries, au Nouvel-An, le fiancé faisait cuire chez le boulanger, tout spécialement, une grande bretzel qu'il allait offrir tout fièrement à sa future épouse.

 

La constitution du trousseau

 

Chacun des deux fiancés apportera donc dans l'union ce qu'il aura reçu de la maison familiale: des champs, du bétail, éventuellement aussi une habitation. Mais en plus de cela, il faudra aussi du mobilier et du linge. Une partie de ce linge et de ce mobilier pourra provenir des cadeaux que le jeune couple recevra le jour du mariage. Mais toute jeune fille qui se respectait commençait à constituer son trousseau après sa communion ou sa confirmation. Autrefois, dans l'Alsace Bossue, il était même coutume de ne marier sa fille que quand celle-ci avait son coffre à linge plein : « Du hirodsch nomme wenn di Truwe volt isch ! » (Tu ne te marieras pas avant que le coffre soit plein !).

 

Voici un exemple type des éléments qui constituent un trousseau pour une jeune fille à marier : douze draps de dessus en pur fil, douze draps de dessous en pur fil, douze taies d'oreiller en mi-fil, douze taies d'édredon en damassé, une nappe de table avec douze serviettes en damassé, douze serviettes de toilette en frotté, douze lavettes en frotté, douze torchons de cuisine en mi-fil, douze torchons de cuisine en pur fil (pour essuyer les verres), douze mouchoirs en batiste avec les initiales.

 

Sur les draps du dessus, la jeune fille avait brodé ou fait broder ses initiales. On appelle cela le « monogramme ». Il avait environ 10 cm sur 10. Après le mariage, si le couple décidait de refaire des draps, soit la femme continuait à mettre ses initiales de jeune fille, soit on mettait les initiales des deux noms de famille. Sur les draps de dessous, sur les serviettes, sur les torchons, on avait juste brodé les initiales dans un coin. La nappe et les serviettes de fête étaient richement brodées. Généralement, les motifs représentaient soit des Alsaciens et des Alsaciennes en costume folklo­rique, soit des cerises, soit des feuilles de houx.

 

Les chiffres donnés forment une unité. Dans les familles riches, le trousseau constituait un multiple de cette unité de base. Dans ces milieux on ajoutait aussi : une nappe en couleur avec six ser­viettes assorties, une nappe brodée avec douze serviettes assorties, et une nappe brodée ou en couleur avec dix-huit serviettes assorties.

 

Tous ces articles rendaient un trousseau assez cher. Ainsi, au début du XXe siècle, quand l'Alsace était encore sous domination allemande, un grand trousseau revenait environ à 700 Marks. À Quatzenheim, à cette époque, en moyenne un trousseau revenait à 400 Marks. Il occasionnait entre trois et cinq semaines de travail à une couturière qui recevait 1 Mark 20 comme salaire journalier. En voyant ces chiffres, on comprend mieux les jeunes filles qui commençaient à constituer leur trousseau après leur confirmation ou communion.

 

Souvent, les nappes avec leurs serviettes assorties étaient offertes lors du mariage. D'autre part la jeune fille, avant le mariage, rassemblait encore d'autres éléments qui devaient servir dans le futur ménage : un ou deux matelas en crin blanc ou noir (« Rosshoor-Matratz »), ou un ou deux matelas en kapock, un coutil rayé ou avec des motifs à fleurs, une ou deux couvertures piquées en damassé de couleur (« Steppdecke »), un ou deux édredons (« Plumon » ou « Federbett »), deux ou plusieurs oreillers (« Kopfekisse »). On était très fier si la laine de la couverture provenant des moutons de la ferme. Les édredons étaient remplis de duvet d'oie ou de plumes dont on avait patiemment enlevé la penne centrale durant les soirées d'hiver.

 

À tout cela s'ajoutait le mobilier. Pour celui-ci, le fiancé participait à la constitution. Il y avait généralement l'équipement de la cuisine, d'une chambre à coucher, d'une salle à manger et parfois d'une chambre d'amis. La cuisine comprenait un fourneau, une table, quatre chaises, un buffet avec de la vaisselle. Il y avait douze assiettes plates, douze assiettes creuses, douze tasses avec soucoupe, douze assiettes à gâteaux, douze ou vingt-quatre verres sans pied (« Rutscherle »), plusieurs plats, un saladier, une saucière, une soupière, une batterie de casseroles et le couvert. La faïencerie provenait souvent de Sarreguemines.

 

Le mobilier de la chambre à coucher comprenait un lit double ou deux lits, un sommier, deux tables de nuit, deux pots de chambre, deux chaises, une armoire à linge, une table de toilette à dessus en marbre, un grand baquet (provenant souvent des faïenceries de Sarreguemines), une cruche assortie, deux coupelles pour le savon et le peigne, et une grande glace. Le mobilier de la salle à manger comprenait une table avec des rallonges, six à huit chaises et un buffet. Le service de table était généralement en faïence de Lunéville ou en porcelaine de Limoges. Les couverts étaient soit en argent massif, soit en alliage comprenant de l'argent. Les verres étaient en cristal taillé. Souvent, le fiancé était chargé d'apporter le mobilier qui équiperait la chambre d'amis.

 

Mais encore une fois, il faut souligner que nous sommes en présence d'une liste type qui ne tient pas compte de toutes les particularités possibles. Celles-ci sont fonction des goûts de chaque couple, de la fortune des familles et des variations locales. Au XIXe siècle, dans les milieux paysans de la plaine agricole, les familles avaient l'habitude de donner au garçon et à la fille des sacs de grains ou de farine comme dot. Il était d'usage de décorer la face de ces sacs, de les marquer au nom de l'heu­reux bénéficiaire, d'y apposer le signe distinctif de la ferme, de les décorer de fleurs, d'animaux héraldiques, d'y marquer la date du mariage et le nom du village, et même de les numéroter.

 

Le choix du jour du mariage

 

De nos jours, surtout dans les villes, les couples ont l'habitude de se marier au début de l'été pour pouvoir faire coïncider leurs congés payés et leur voyage de noces. On choisit le samedi, où généralement personne ne travaille. Autrefois, le jour du mariage était choisi suivant d'autres critères, d'ordre économique, climatologique, religieux et surnaturel.

 

À la campagne, il fallait tout d'abord éviter les périodes où les travaux de la ferme étaient trop accaparants. Comme un mariage pouvait durer entre deux et huit jours, il ne fallait pas le célébrer au moment des semailles ou de la moisson. Comme cette fête coûtait beaucoup d'argent puisqu'il fallait inviter et nourrir plusieurs dizaines de personnes pendant plusieurs jours, il arrivait qu'on reculât la date du mariage d'un an ou au moins de plusieurs mois en cas de très mauvaise récolte. Mais, en général, les paysans souhaitaient «caser leur fille au plus vite ». Il y avait deux périodes propices : l'hiver et l'automne, à la fin des moissons.

La période de carnaval était très prisée. Ainsi en témoigne cette petite chanson populaire : « Wenn d'Fasnacht kummt, / Bisch dû min Mann / Un ich bin dini Frau, Jüheh ! » (Quand viendra le carna­val, tu seras mon mari et moi je serai ta femme. Hourra !).

 

À Muttersholtz, on dit d'un mariage qui a lieu en hiver: « Si Hierote fier dass sie warm han und dass sie zsame schlupfe kenne. » (Ils se marient pour avoir plus chaud et pour se blottir l'un contre l'autre). Ailleurs on affirme : « Im Winter sitze Katze und Miess zsame. » (En hiver les chats et les souris sont couchés ensemble). Et d'un mariage en été, on dit: « Im Summer isch mehr Lieb als im Winter. » (En été il y a plus d'amour qu'en hiver).

 

Les Églises refusaient de célébrer un mariage pendant le temps clos de l'Avent et du Carême. Ces deux périodes de l'année étaient considérées comme un temps de prière, de pénitence et de repentance. On trouvait donc choquant qu'il y eût des mariages à ces moments, car ces festivités étaient accompagnées d'excès de boisson, de nourriture et de langage.

 

Enfin, le choix de la date du mariage se faisait en fonction de croyances superstitieuses. Ainsi, on pensait que le mois de mai était un très mauvais mois pour les mariages. On prophétisait à ceux qui s'étaient mariés en mai une union malheureuse, une union où les deux conjoints se disputeraient continuellement. Ceci s'explique de deux façons. D'une part, le mois de mai est le mois consacré à la Vierge Marie: on pensait l'offenser en se mariant en cette période. D'autre part, cette croyance serait aussi à mettre en rapport avec les anciennes superstitions romaines ayant trait aux mystères de « Bona Dea », que les matrones romaines fêtaient dans les premiers jours de mai.

 

La lune a aussi son importance dans le choix de la date. Il était conseillé de ne se marier qu'en période de pleine lune ou en période de lune croissante. Il fallait à tout prix éviter de se marier en période de lune décroissante. Dans la région de Mulhouse, on évitait aussi les trois jours consécutifs à la nouvelle lune. Enfin, d'après un calendrier trouvé chez une personne du Sundgau, il existerait par année quarante et un jours néfastes pour un mariage. Il semble que ce calendrier des jours néfastes était très connu autrefois. Déjà les Grecs affirmaient qu'il existe quarante et un jours néfastes. Ces jours étaient aussi considérés comme défavorables pour les naissances. Même si on ne peut pas expliquer le pourquoi de ces jours néfastes, on peut cependant constater que certains correspondent à des jours anniversaires d'événements bibliques néfastes : destruction de Sodome et Gomorrhe, naissance de Judas le traître. C'est du moins ce que certaines personnes affirment.

 

Enfin, il faut parler des jours de la semaine, car là aussi tous les jours ne sont pas favorables. Autrefois on choisissait surtout le mardi et le jeudi. Le lundi, le mercredi et le vendredi étaient considérés comme des jours très défavorables pour les mariages et pour les baptêmes des enfants.

 

Pourquoi le mardi serait-il un jour faste? L'explication la plus connue se rapporte à un événement biblique. Le mardi est le troisième jour de la semaine, or jésus aurait participé aux noces de Cana le troisième jour (cf. Jean II, verset I). Que le vendredi soit défavorable est parfaitement compréhensible : c'est le jour de la crucifixion du Christ. Que le lundi et le mercredi soient très défavorables est plus difficilement explicable. Il semble que cela remonte à d'anciennes superstitions d'origine germanique.

 

On choisissait d'urgence une date si la jeune fiancée attendait déjà un enfant. Dans ce cas, l'Alsacien dira du jeune couple : « Sie sin vor em Kanzdi uf d'Weid gange. » (Ils sont allés sur les prés avant la Saint-Jean). « Sie han hierode min. » (Ils ont dû se marier). Du garçon qui épouse la fille on dira : «Er het se wüescht gemacht, jetzt macht'r se au wider sehen. » (Il l'a salie et maintenant il la rend à nouveau belle). « Er het schon vorgeschaft. » (Il a travaillé en avance). De ce mariage on dira alors (avec un jeu de mot) : « Es isch hoch Zit. » (Il est grand temps).

Photo de Claude HEYM

 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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