Photo Claude HEYM
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Mai, mois des arbres de vie

 

Dans la nuit du 30 avril au premier mai (« Walpurgisnacht »),

les sorcières se rassemblent avec le diable sur différentes montagnes (Bastberg, Bollenberg, Glöckelsberg) pour préparer d'odieux maléfices contre les hommes et les bêtes. Ceci explique le temps tourmenté qu'il y a souvent cette nuit.

 

À Nelligen, au XIX' siècle, pour se garantir contre ces forces maléfiques, le soir avant « Walpurgistag », on aspergeait d'eau bénite toutes les maisons du village.

 

À Niedermorschwihr, on sonnait les cloches au milieu de la nuit. Cela devait permettre à la Vierge Marie d'intervenir afin que le gel n'attaque pas les vignes. En rapport avec cette nuit, certaines personnes pensent que les trois premiers jours de mai sont défavorables aux naissances. Les enfants nés dans cette période passent pour des « Pechveiel » (oiseaux de malheur).

 

Dès l'aube du premier mai,

les jeunes gens coupaient dans la forêt des «Maien », c'est à dire de jeunes sapins et de jeunes bouleaux, qu'ils plantaient devant la fenêtre de leur belle pour lui témoigner leur amour. Parfois, on plante aussi des « Tannenmaie » devant la demeure du maire nouvellement élu ou du curé récemment installé, pour leur souhaiter bonheur et succès dans leurs nouvelles fonctions.

 

9 mai, autrefois jour de Saint-Nicaise.

Au siècle dernier, certaines personnes, avant le lever du soleil, inscrivaient au-dessus des différentes portes de leur maison cette formule: « Heut ist Nicasius Tag, der Mäuss und Ratten vertreiben mag. » (Aujourd'hui, c'est la Saint-Nicaise : il doit chasser les souris et les rats).

 

Ascension ou « Himmelfahrt ». Il est vivement déconseillé de travailler ce jour. Celui qui transgresse cet interdit risque, si un orage survient, d'être tué par la foudre.

 

 

Juin ou «Brachmonat» (mois des jachères)

 

Pentecôte ou « Pfingsten ».

Cette fête chrétienne rappelle comment le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres qui étaient réunis à Jérusalem. Le lundi, dans certains villages du Kochersberg, de l'Alsace Bossue et du Hanau-Lichtenberg, les jeunes gens avaient l'habitude de passer dans les rues en faisant claquer leurs fouets devant l'habitation de leur fiancée (« Das Peitchenknallen »). À l'origine, cette pratique était destinée à éloigner les mauvais esprits que l'hiver avait apportés avec lui, ainsi que les feux-follets.

 

Toutes les cérémonies entourant Pentecôte doivent sûrement remonter à de vieux cultes agraires où on sacrifiait l'esprit de la végétation pour que la Nature donne une récolte abondante.

 

La Trinité ou «Trinitatis ».

Le sel est le symbole de la Trinité. Autrefois le prêtre passait dans toutes les maisons du village pour bénir le sel.

 

24 juin, jour de la Saint-Jean, solstice d'été.

Un des buts premiers des feux allumés lors de cette nuit est de délivrer les hommes et les animaux de l'emprise des sorcières. Ainsi, au début de notre siècle, on avait encore l'habitude, à Urbeis, de jeter des rameaux bénis et des branches vertes dans les feux afin de produire une épaisse fumée. On conduisait les animaux à travers cette fumée répu­tée pour ses propriétés protectrices. On pense aussi que quelqu'un doit mourir par la foudre ou par la noyade. Cette croyance doit remonter aux temps pré-chrétiens où il était d'usage, dans certaines peuplades, d'offrir un sacrifice humain au moment où le soleil commençait à décliner. À l'époque chrétienne, les gens ont pensé que la mort d'un homme était là pour compenser celle de Jean-Baptiste.

 

Lors de cette journée on commence la fabrication des sirops dont on servira, en hiver, quelques petits verres à la famille et aux amis pour les fortifier et pour éloigner d'eux toute maladie. En général ce sirop est à base de noix vertes («Nussewasser»). Enfin, ce jour-là, on doit s'abstenir d'aller dans la cave et de manipuler le vin. On peut cependant recueillir la rosée du matin, qui sert à enlever les taches de rousseur (« Sommersprossen »).

 

Juillet ou «Heumonat» (mois de la fenaison)

 

12 juillet.

À Urbeis, on pense que si quelqu'un monte dans un arbre ce jour, il risque de tomber et de se blesser très sérieusement.

 

15 juillet, jour de la Saint-Henri.

Ce saint, qui a exercé les fonctions d'empereur, est mort en 1204. À Liebsdorf, on pense qu'un homme doit, ce jour-là, se suicider par pendaison, qu'un deuxième doit se noyer et qu'un troisième doit se tuer en tombant d'un arbre ou d'un échafaudage.

 

22 juillet, jour de la Sainte-Marie-Madeleine.

C'est un personnage biblique dont les Evangiles nous disent que le Christ chassa sept démons qui habitaient en elle. Elle eut aussi la joie de voir la première le Ressuscité. Ce jour est en rapport avec les forces de vie et de croissance. Ainsi, on cou­pait autrefois les cheveux des jeunes filles afin que leur chevelure devienne aussi longue que celle de Marie-Madeleine.

 

25 juillet, jour de la Saint-Jacques.

Ce personnage biblique était le frère de Jean et le fils de Zébédée. Avant de suivre le Christ comme disciple, il possédait une barque de pêche sur le lac de Génésareth. On conseille aux gens de manger beaucoup d'ail afin de ne pas mourir avant la fin de l' année.

 

 

Août ou « Erntemonat » (mois des récoltes)

 

1er août, jour présumé de la chute de Lucifer,

il ne faut pas faire de saignée, sinon le malade mourra au bout de quelques jours.

 

S'il pleut le 5 août, les vignes risquent d'être attaquées par le gel en automne (Wintzenheim).

 

10 août, jour de la Saint-Laurent.

Ce saint a été torturé et mis à mort en l'an 258 sur un gril sous lequel on avait allumé un feu de charbon. Les gens pensent que si on creuse un trou entre onze heures et midi, on doit trouver du charbon (Fislis, Kiffis).

 

15 août, jour de l'Assomption de la Vierge.

À partir du XVIe' siècle, l'Église catholique procédait, lors de cette journée, à la bénédiction des plantes médicinales (« Kritterbusche »)-. Voici, d'après le botaniste E. Kapp, quelques plantes médicinales très usitées: la grande pimprenelle, l'her­be de Saint-Jean, l'aigremoine, la verveine, la petite centaurée, l'absinthe, le boucage, la carotte sauvage, l'herbe-aux-chats et le panais. Dans la période comprise entre le 15 août et le 8 septembre (naissance de la Vierge), on pouvait aussi récolter les quatre grandes plantes médicinales efficaces contre les forces démoniaques: le millepertuis, la verveine, la pervenche et la mandragore.

 

17 août, jour très néfaste, il faut s'abstenir de tout voyage.

 

 

Septembre ou « Herbstmonat » (mois d'automne)

 

1er septembre, jour de la Saint-Gilles.

À Hohwarth, on fête encore aujourd'hui ce saint qui est réputé pour guérir les maladies des oreilles. Après les cérémonies officielles, les personnes désireuses de s'assurer contre les différentes maladies affectant le conduit auditif, s'approchent de la statue du saint et penchent leur tête afin que leurs oreilles entrent en contact avec un doigt du saint.

D'après certaines personnes, les trois premiers jours de ce mois sont très néfastes.

 

Dans un livre de médecine populaire datant du XVIII' siècle, lors de l'équinoxe d'automne, c'est-à-dire du 22 au 23 septembre, entre onze heures et midi, on conseille de déterrer la «racine de Saint-Michel », dont la fleur se nomme colchique commune. Cette plante doit préserver du «mauvais air » et de toute maladie contagieuse.

 

 

Novembre ou « Wintermonat» (mois de l'hiver)

 

1er novembre, Toussaint ou «Allerheiligen ».

Celui qui passe très près d'un cimetière après l'angélus du soir (« Betglock ») peut entendre les morts parler.

 

Les rites que l'on peut rencontrer lors de cette fête sont des rites de type conjuratoire. On veut, par un certain nombre de pratiques, se concilier les âmes des ancêtres. Cependant, il faut nettement distinguer deux fêtes qui sont souvent confondues dans la mentalité populaire : la Toussaint, 11 novembre («Allerheiligen »), et le jour des morts, 2 novembre («Allerseelen »).

 

La fête de la Toussaint remonte au VIP siècle de notre ère, lorsque le pape Boniface IV dédicaça l'ancien temple du Panthéon à Rome. À partir de ce moment, le temple était consacré à la Vierge et aux martyrs, c'est-à-dire à tous les saints.

 

Quant au jour des morts, il a été introduit au XIe siècle par le prieur de l'abbaye de Cluny qui décida que le 1er novembre, après les Vêpres, on sonnerait la cloche des morts et que la messe du lendemain devrait être consacrée au repos de toutes les âmes. Cette décision s'étendit d'abord à toutes les abbayes cisterciennes, et par la suite à l'ensemble de l'Église catholique.

 

Dans la vallée de la Bruche, il y a quelques décennies, on respectait encore très scrupuleusement les coutumes entourant ces deux jours. Après les Vêpres des morts, toute la paroisse se rendait en procession au cimetière. Le glas tintait jusqu'à huit heures du soir, pour rappeler à tous le souvenir des morts. Après les Vêpres, on mangeait dans les auberges ou dans les familles des noix et des noisettes. À la tombée de la nuit, les jeunes gens plaçaient au cimetière, ou en d'autres endroits du village, des betteraves auxquelles ils avaient donné, en les vidant, l'aspect d'un crâne humain. Ils mettaient dans la cavité une bougie ou une petite lampe à huile. On peut imaginer l'effet que devaient produire ces «revenants» sur la population !

 

30 novembre, jour de la Saint-André.

Ce saint est le patron des vieilles filles. La nuit est réservée aux vieilles filles qui désirent connaître leur avenir conjugal.

 

 

Décembre ou « Weilinachtsmonat» (mois de la nuit bénie)

 

Le 1er décembre, jour anniversaire de la destruction de Sodome et Gomorrhe,

est particulièrement néfaste pour les naissances. Il faut aussi s'abstenir de faire des saignées.

 

4 décembre, jour de la Sainte-Barbe.

Ce jour est propice pour connaître l'avenir des cultures. Pour cela, on coupe des branches d'arbres fruitiers (cerisier, pommier et prunier) et on les met dans l'eau. Quand ces rameaux de la Sainte-Barbe (« Barwarastrissele ») commencent à fleurir vers la veille de Noël, c'est de bon augure : les cultures réussiront à souhait dans l'année à venir, mais dans le cas contraire — les boutons restant fermés — c'est la disette qui s'installera.

 

6 décembre, jour de la Saint-Nicolas.

Dans les milieux catholiques et protestants, il y a encore quelques décennies, dans la nuit du 5 au 6 décembre, un jeune homme se déguisait en évêque et, accompagné du Père Fouettard (« Hans Trapp ») passait dans tout le village pour distribuer des sucreries aux enfants. Il faut voir dans ce « Hans Trapp » une survivance des mythologies germaniques où il est affirmé que Wotan passe une fois par an sur terre pour récompenser les familles méritantes et pour punir les autres familles S'il pleut ce jour, les vignes risquent d'être attaquées par le gel dans les jours suivants (Wintzenheim).

 

Le 8 décembre,

à Oberbruck (région de Thann), on ramassait de la neige qu'on faisait fondre et qu'on mettait ensuite dans une bouteille. L'eau ainsi obtenue passait pour guérir facilement les brûlures.

 

Le 24 décembre est dédié à Adam et Eve.

En ce jour, il faut s'abstenir de manger des pommes, sinon on risque de contracter des ulcères dangereux et de mourir (Friesen, Tagolsheim). Le choix du 24 décembre pour Adam et Eve est logique. Il est à mettre en rapport avec les textes bibliques qui présentent le Christ comme le Nouvel Adam qui sauvera toute l'humanité Le thème de l'Ancien et du Nouvel Adam apparaît aussi dans les anciennes décorations du sapin de Noël. En effet, on y fixait des pommes rouges (Ancien Adam) et des hosties (Nouvel Adam). Les pommes rouges devinrent par la suite des boules rouges et les hosties se transformèrent en petites gâteaux (« Bredele »).

 

Dans la nuit de Noël, on commémore la venue sur terre du Sauveur. Beaucoup de croyances populaires sont liées à l'idée de la lumière et du commencement de la victoire des forces de vie sur les forces de mort. C'est la période où les jours commencent à redevenir plus longs.

 

Le thème de la réconciliation entre les hommes et le monde animal et végétal est, lui aussi, présent dans les croyances populaires de Noël. À Gunstett, on mettait de la soude dans les nids des poules afin que les oeufs de l'année ne pourrissent pas. On mettait aussi des cendres dans le jardin afin que la terre fût très fertile. Encore aujourd'hui, on pense que les animaux peuvent parler un langage humain la nuit de Noël.

 

La messe de minuit est entourée de nombreuses croyances populaires. Dans la région de Guebwiller, au début de l'office religieux, on mettait une bouteille de vin sur la table de la maison familiale. Si le vin moussait pendant la consécration, on était assuré d'avoir une bonne année à vin. À Ribeauvillé et à Ammerschwihr, dès que les cloches annonçaient la messe de minuit on jetait un verre de vin tiède dans les tonneaux de vin et de vinaigre. À Niedersept, on croyait pouvoir reconnaître les voleurs au moment du chant du Gloria. À Münchhausen (région de Bouxwiller), on pensait voir les défunts si on sortait de l'église au moment de la consécration. Il semble que les morts font une procession autour de l'édifice religieux.

 

À Hipsheim, on conseillait de prendre dans la poche douze petits morceaux de bois différents et de regarder à travers le trou de la serrure du lieu de célébration. Normalement, on devait apercevoir la sorcière près de l'autel. Il fallait cependant se dépêcher de rentrer, sinon on était en danger de mort.

 

Les jours entre Noël et Epiphanie

sont significatifs pour l'année à venir. Encore maintenant, dans de nombreuses fermes, on découpe un oignon en douze tranches. On met du sel sur chaque tranche qui représente un mois de l'année. Si le sel devient mouillé, le mois en question sera pluvieux. Par contre, à du sel resté sec correspondra un mois sec et ensoleillé. On appelle ces jours les « Lostage » ou « Losdaj » (même racine que « Los Losung » qui signifie mot d'ordre). Ceci est à mettre en rapport avec les mythologies germaniques où il est affirmé que Wotan passe sûr terre avec son cortège bruyant pendant douze jours de l'année. Il chasse, visite les familles et punit les méchants, Dans certains villages les « Lostage » vont du 11 au 12 janvier (Imbsheim).

Photo de Claude HEYM

 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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