Photo Claude HEYM
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SCHMIDT Charles (1812-1895) 

Théologien et historien

né à. Strasbourg en 1812 qui donna un nouvel essor aux études historiques et à l'histoire ecclésiastique spécialement. Il fut professeur au Séminaire protestant, puis à la Faculté de théologie pendant de longues années, conservateur des deux biobliothèques de Strasbourg (1863). Il publia en français ou en allemand un grand nombre d'ouvrages : l'Histoire du chapitre de Saint-Thomas à Strasbourg pendant le Moyen Age (1860), les biographies de Jean Sturm (1855), de Melanchton (1861), des études sur les mystiques. Son ouvrage capital, aujourd'hui encore fortement consulté, fut l'Histoire littéraire de l'Alsace à. la fin du XVe et au commencement du XVIe siècle (2 volumes, Paris 1877). Il faut y ajouter l'histoire des plus anciennes bibliothèques et des premiers imprimeurs à Strasbourg (Zur Geschichte der ältesten ältesten Bibliotheken u. der ersten Buchdrucker zu Strassburg, 1882), les dictionnaires des parlers strasbourgeois et alsacien (Wörterbuch der Strassburger Mundart, 1895, Historisches Wôrterbuch der elsässichen Mundart, 1901), le Répertoire bibliographique strasbourgeois jusque vers 1530 (4 volumes, 1892-1894) et, publié après son décès, Les Seigneurs, les paysans et la propriété rurale en Alsace au Moyen Age (1897). Professeur à la nouvelle Faculté de théologie protestante de 1872 à 1877, il mourut en 1895.



 

 

SCHMITT Christian (1865-1928)

Ecrivain

de Geudertheim, était rédacteur de la revue Erwinia qui groupait des auteurs d'expression allemande et se fit connaître par ses Alsalieder (1891).



 

SCHNEIDER Euloge (1756-1794)

Religieux et accusateur public

Un prêtre allemand défroqué, Euloge Schneider s'attira la haine de toute la population alsacienne. Né en 1756 à Wipp­feld près de Würzburg, il était venu à Strasbourg dès les débuts de la Révolution (1791). Membre du club des Jacobins, il fonda un journal L'Argos dans lequel il dénonça les « aristocrates » et les « fanatiques ». Devenu accusateur public du tribunal criminel, il fit régner la terreur. Il persécuta surtout les prêtres réfractaires et les fidèles qui les hébergeaient, emprisonna de nombreux suspects, promena la guillotine à travers le départe­ment du Bas-Rhin et procéda à plus de trente exécutions capitales. Mais le lendemain de son mariage avec une jeune fille de Barr, Saint-Just le fit arrêter sous prétexte qu'il était entré à Strasbourg « avec un luxe insolent ». Il fut exposé, attaché à la guillotine sur la place publique (la future place Kléber), puis transféré à Paris et guillotiné (avril 1794).



 

SCHNUG Léon   (1878-)1933)

Peintre et dessinateur

né en 1878. D'un talent précoce, il développa un art très personnel, très original. Il réalisa quantité de dessins, des gouaches, des eaux-fortes, s'intéressant avant tout aux personnages et donnant des fonds de tableaux souvent lugubres. Particulière­ment attentif aux détails, en matière d'uniformes spécialement, il excella dans la représentation des lansquenets et de soldats de la Révolution française, d'événements historiques marqués par des batailles et des sièges. Sa période féconde va de 1895 environ à 1915, où il réalisa les peintures murales de la maison Kammerzell (1904-1905), de la brasserie du « Grand Kléber » (disparu), de la Winstub « Duck dich » (détruite), les décorations murales du Haut-Kœnigsbourg (1909-1910). En 1909 parurent par ailleurs à Strasbourg Bilder aus vergangener Zeit, quarante illustrations de sujets historiques, à considérer comme l'oeuvre principale de Schnug. Mais l'alcoolisme ruina la santé de l'artiste, qui, atteint de dérèglement mental, dut être hospitalisé à Stephansfeld à partir de 1921 où il mourut en 1933.



 

SCHOELCHER Victor (1804-1893)

Homme politique

né le 22 juillet 1804 à Paris, 60 rue du Faubourg Saint-Denis à Paris. Son père, Marc Schœlcher (1766-1832), originaire de Fessenheim, est propriétaire d'une faïencerie. Le jeune Victor fait ses études au lycée Condorcet puis entre dans l'entreprise familiale en tant que représentant commercial. C'est dans ce cadre professionnel qu'il se rend au Mexique, aux États-Unis et à Cuba. C'est là qu'il découvre l'esclavage. De retour en France, De retour en France, il devient journaliste et critique artistique (au cours de ces études, il avait fait connaissance avec George Sand, Hector Berlioz et Franz Liszt). En 1832, à la mort de son père, il hérite de la manufacture qu'il revend pour se consacrer à la politique. En 1933, il publie "De l'esclavage des Noirs et de la législation coloniale". Il est alors partition d'une abolition progressive, estimant que les esclaves ne sont pas préparés à la liberté. Il est également favorable au maintien de la peine du fouet. Ce n'est qu'après un nouveau voyage qu'il prend partie pour l'abolition immédiate. D'autres ouvrages suivront : "Abolition de l'esclavage ; examen critique du préjugé contre la couleur des Africains et des sang-mêlés" (1840), "Des colonies françaises, abolition immédiate de l'esclavage" (1842), "Colonies étrangères et Haïti" (1843), "L'Égypte en 1845" (1846) et "Histoire de l'esclavage pendant les deux dernières années" (1847). En 1847 il rédige, pour le compte de la Société pour l'abolition de l'esclavage, une "Pétition pour l'abolition complète et immédiate de l'esclavage adressée à MM. les membres de la Chambre des pairs et de la Chambre des députés". L'année suivante, il est nommé sous-secrétaire d'État à la Marine et aux colonies dans le gouvernement provisoire de 1848 et il contribue à faire adopter le décret sur l'abolition de l'esclavage dans les Colonies. Élu au suffrage universel dans les trois colonies françaises des Antilles et de la Guyane en 1848, il choisit de représenter la Martinique.

Après le coup d'état du 2 décembre 1851, il s'exile en Angleterre. Il s'intéresse à l'œuvre de Haendel, dont il rédige une des premières biographies en 1857, et constitue une importante collection de ses manuscrits et partitions. En 1870, après la défaite de Sedan, il rentre en France. En 1871, il est réélu député de la Martinique. Le 16 décembre 1875, il devient sénateur inamovible. Il préside de la Société de secours mutuel des Créoles en 1874 et devient membre de la Société pour l'amélioration du sort des femmes en 1875. Au Sénat, il se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort. Il a également présidé le congrès anticlérical. Schœlcher publie encore plusieurs ouvrages sur la législation du travail aux Antilles, un recueil de ses articles "Polémique coloniale" (1882-1886), des études sur l'esclavage aux États-Unis, au Brésil et au Sénégal et une "Vie de Toussaint Louverture" (1889). Victor Schœlcher meurt le 25 décembre 1893 à Houilles dans les Yvelines. La rue d'Argenteuil, où se trouvait alors sa maison, est aujourd'hui l'avenue Schœlcher.



 

SCHOEPFLING Daniel (1694-1771) 

Professeur d'histoire

originaire de Sulzburg au Pays de Bade. A 26 ans il devint professeur d'histoire et d'éloquence à l'Université de Strasbourg (1710) où il resta toute sa vie, refusant à plusieurs reprises des nominations aux plus grandes Universités européennes (Saint-Petersbourg, Londres, Upsala, Leyde). D'une vaste érudition, il fut un professeur très appréciéattirant à Strasbourg de nombreux étudiants, donnant ainsi à l'Université une grande renommée. Il correspondait avec tous les esprits éminents de son temps. Par ses voyages et ses séjours dans les capitales européennes et cours princières, il était en contact avec la plupart des savants d'alors. Célébrité euro­péenne, il mérite également le nom de « père de l'historiographie alsacienne ». Dans un travail acharné il recueillit les documents alsaciens et rédigea une histoire de l'Alsace en latin en deux volumes in-folio, Alsatia Illustrata (Colmar 1751-1761). Après sa mort, un de ses meilleurs disciples, André Lamey, publia son Alsatia Diplomatica, également en deux volumes in-folio, très riche recueil de documents alsaciens (1772-1775), qui au­jourd'hui encore est consulté avec fruit par les historiens.



 

SCHONGAUER Martin (1445-1491)

Peintre

Martin Schongauer, est né à Colmar vers 1445 ou 1450. On ne sait cependant que peu de choses sur sa vie. Il créa de belles Vierges avec des têtes fines aux grands yeux mélancoliques, aussi bien dans ses tableaux (retable des Dominicains de Colmar, petit retable d'Issenheim) que dans ses nombreuses gravures (116 en tout dont des feuilles magnifiques). Son chef-d'oeuvre est le tableau de Notre-Dame au buisson de roses de 1473. La renommée de l'artiste dépassa de loin les frontières de l'Alsace. Mort en 1491 à Brisach où il exécuta une immense fresque du Jugement dernier, il a été un des artistes les plus célèbres au nord des Alpes dans la deuxième moitié du XV siècle.



SCHOTT Jean (1477-?)

Imprimeur

Jean Schott naquit à Strasbourg en 1477 où son père était déjà imprimeur (gendre de Mentelin). Pendant près d'un demi-siècle jusque vers 1550, année de sa mort, il édita de nombreux classiques latins et grecs, des écrits d'humanistes, la Géographie de Ptolémée avec 47 cartes en couleurs et le Kraüterbuch de Brunfels (1530-1532) avec la reproduction des plantes d'après nature. Ainsi Schott acquit une grande célébrité.



 

SCHRAMM Jean-Adam (1760-1826)

Militaire

né à Beinheim près de Seltz en 1760, gardien d'oies dans sa jeunesse, s'enrôla comme simple soldat à 16 ans pour être sergent en 1782, capitaine en 1892. Il n'avait pas de formation scolaire, parlait mal le français, mais par sa bravoure il conquit tous ses grades : chef de bataillon en 1797, colonel en 1804, général de brigade à Austerlitz, général de division en 1815. Après la chute de Napoléon, il devint maire de son village natal de Beinheim et y mourut en 1826.



 

SCHRAMM Jean Paul Adam (1789-1884)

Militaire et homme politique

Fils de Jean Adam, le comte Jean-Paul-Adam Schramm, né en 1789, était sous-lieutenant à 15 ans, lieutenant en 1804, capitaine dans la garde impériale, colonel en 1813, général de brigade, s'étant signalé par de brillants faits d'armes. Déjà général sous Napoléon I, devint lieutenant général après 1830, siégea à la Chambre des députés en 1834, se distingua pendant les campagnes en Afrique du Nord (1839-1841). Il fut nommé Pair de France et comte, en 1852 sénateur à vie. En 1850, il occupa le poste de ministre de la guerre, mais n'y resta pas longtemps. Il mourut en 1884, ayant atteint 95 ans.



SCHUHMACHER Jean-Daniel (1690-1750)

Archiviste et cartographe

naquit à Colmar en 1690. Après ses études à l'Université de Strasbourg, il séjourna comme précepteur à Paris où il fit la connaisance de Fr. Lefort, très influent auprès du tsar Pierre I ; il emmena Schuhmacher avec lui en Russie. Il y devint le bibliothécaire du tsar, put faire des voyages scientifiques dans le vaste pays, encore mal connu, et présenta, quelques années plus tard, à l'Académie des sciences de Paris sa carte de la Mer Caspienne. Plein d'initiative, il fut un des fondateurs de l'Académie des arts et sciences de Saint­Petersbourg, et le tsar reconnaissant le nomma conseiller d'Etat. Il mourut à Saint-Petersbourg en 1750



 

SCHULER Théophile (1822-1878)

Peintre et dessinateur

né à Strasbourg en 1822. Il apprit son art dans l'atelier de Drolling et réalisa des tableaux d'histoire, entièrement dans l'esprit du romantisme. Revenu à Strasbourg en 1848, il y fonda une école de dessin pour dames. Son grand mérite fut de peindre et de dessiner l'Alsace, ses paysages, ses travailleurs (les schlitteurs des Vosges). Il illustra de nombreux ouvrages, le Pfingstmontag d'Arnold, les romans d'Erckmann­Chatrian, des oeuvres de Victor Hugo et de Jules Verne. Après 1870, il se retira à Neufchâtel en Suisse, mais revint malade à Strasbourg en 1877, où il décéda l'année suivante.



 

SCHULMEISTER Charles-Louis

(1770-1853)

Commissaire général

l'espion de l'empe­reur. Né à Freistett au Pays de Bade en 1770, d'abord commerçant et contrebandier, il se fixa à Strasbourg en 1799. En 1804, il prit du service dans l'armée française comme agent secret. En 1805, il réalisa un exploit extraordinaire d'espion­nage qui aboutit à la capitulation du général Mack à Ulm avec 30 000 hommes. En 1805 il devint commissaire général à Vienne. En 1806 Napoléon lui confia la police secrète de l'armée, puis ayant été versé dans l'armée active, il s'empara de Wismar, de Rostock, devint commissaire général de Koenigsberg, puis pour la deuxième fois commissaire général de Vienne. Mais dès 1809, il se retira dans son domaine de la Meinau aux portes de Strasbourg où il mourut en 1853.



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1er novembre 2012

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Communiqués

 

 

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L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 aura lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 . Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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