Photo Claude HEYM
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PFLUG Johann Peter (1679-1754)

Architecte

né à Forchheim (Franconie) vers 1679, mort à Strasbourg en 1754, y oeuvra à partir de 1720 et devint architecte de la ville. Il y construisit l'hôtel d'Andlau dans la rue de la Nuée bleue puis, de 1730 à 1736, l'hôtel prestigieux du préteur royal de Klinglin, résidence de l'Intendant d'Alsace (palais du préfet actuel).



 

PICQUART Marie Georges (1854-1914)

Militaire

L'un des principaux artisans de la réhabilitation de capitaine Dreyfus..Marie-Georges Picquart est né le 6 septembre 1854 à Strasbourg. Deux ans plus tard, son père est nommé percepteur des contributions directes à Geudertheim où la famille résidera Six ans avant de revenir à Strasbourg. Picquart fait ses étude au lycée impérial (aujourd'hui Fustel de Coulanges) avant d'intégrer Saint-Cyr (dont il sortira cinquième) puis l'école d'état-major (il sera le deuxième de sa promotion). En 1896, il est nommé à la tête du service de renseignements de l'armée. Il est alors le plus jeune lieutenant-colonel de l'armée française. L'une des principales missions qui lui est assignée est de renforcer le dossier contre Dreyfus afin de contrer les tentatives de révision du procès. Le hasard voulant que son adjoint, le commandant Henry (l'un des principaux accusateur de Dreyfus), soit en permission, c'est lui-même qui recueille les informations en provenance de l'ambassade d'Allemagne et c'est ainsi qu'il découvrira le document connu sous le nom de "petit bleu" qui va faire basculer l'affaire. Ce document semble désigner assez clairement le commandant Esterhazy comme agent de l'Allemagne au sein de l'état-major français. Picquart prend des renseignement sur cet officier et découvre qu'il existe entre Henry et lui des liens étroits. Il se fait remettre son dossier et constate que l'écriture d'Esterhazy est en tout point conforme avec celle du fameux bordereau qui avait déclenché toute l'affaire. Il en informe sa hiérarchie qui lui ordonne de séparer les deux affaires : enquêter sur Esterhazy, soit, mais ne faire aucun lien avec Dreyfus. Lorsque, le 10 novembre 1896, "Le Matin" publie à la une un fac-similé du "bordereau", Picquart est accusé de cette fuite. Il est aussitôt muté dans l'Est, puis en Algérie et, finalement, en Tunisie. Au cours d'une permission, il raconte son histoire à un ami qui la répétera au vice-président du Sénat, Scheurer-Kestner. Celui-ci mène alors sa propre enquête et ne tarde pas à être convaincu de l'innocence de Dreyfus. Picquart est rappelé à Paris où il lui sera reproché de porter atteinte à la respectabilité d'un officier français. La publication d'une lettre du "respectable officier" dans "Le Figaro" ne laisse aucun doute sur le sentiment anti-français d'Esterhazy. Son procès s'ouvre le 10 janvier 1898. Esterhazy est acquitté et Picquart inculpé de faux et mis aux arrêts au mont Valérien. Deux jours après cet acquittement, Zola publie son célèbre "J'accuse". Et quand le nouveau ministre de la guerre, Carvaignac, présente devant les députés trois documents importants à ses yeux (dont une lettre nommant Dreyfus) pour confirmer la culpabilité de Dreyfus, Picquart écrit aussitôt au Président du Conseil pour en contester l'authenticité. Cavaignac, après avoir fait renvoyer Picquart en correctionnelle et proposer de le traduire devant la Haute Cour (avec Scheurer-Kestner et Zola), charge un officier de renseignements d'établir l'authenticité des documents contestés. Celui-ci ne peut que constater que la lettre accusant Dreyfus (ce que l'on appelle le "faux Henry") est un faux grossier. Convoqué par le ministre, Henry (promu lieutenant-colonel entre temps) avoue avoir fabriqué la lettre. Envoyé à son tour au mont Valérien, il s'y suicidera le lendemain en se tranchant la gorge. Personne ne s'étonnera qu'un gaucher se donne la mort... de la main droite. Picquart sera réhabilité le même jour que Dreyfus, puis nommé général de brigade en 1906 avec effet rétroactif en 1903. Trois mois après sa promotion il devient ministre de la Guerre du gouvernement Clémenceau, poste qu'il occupera jusqu'en 1909. Il meurt le 18 janvier 1914, des suites d'une chute de cheval.



PIGALLE Jean Baptiste (1714-1785)

Sculpteur

créa entre 1755 et 1777 le fameux tombeau du maréchal Maurice de Saxe à l'église Saint-Thomas à Strasbourg.



 

PLEYEL Camille (1788-1855)

Facteur de piano et compositeur

né le 18 décembre 1788 à Strasbourg. Il est le fils aîné d'Ignace Pleyel, le maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg et compositeur, avec lequel il commence, très jeune, sa formation musicale. En 1795, Ignace Pleyel quitte Strasbourg et s'installe à Paris où il ouvre une maison d'édition musicale. En 1802, il conçoit un nouveau modèle de piano dont il dépose le brevet en 1807 et, deux ans plus tard, fonde une manufacture de pianos. En 1815, il s'associe avec son fils et la manufacture prend le nom de "Ignace Pleyel et Fils aîné". En 1824, Camille Pleyel prend seul la direction de l'entreprise. En 1829, il s'associe avec le pianiste et compositeur d'origine allemande, Frédéric Kalkbrenner. Leurs pianos sont alors réputés et utilisés par la plupart des grands solistes de l'époque, notamment Chopin. Le 1er janvier 1830, Camille Pleyel inaugure sa première salle de concert, un salon de 150 places situé 9 rue Cadet dans le IXe arrondissement. Chopin y donnera sont premier concert parisien, le 26 février 1832. En 1838, il fait construire une salle de 500 places, 22 rue Rochechouart, à côté de la manufacture. C'est dans cette salle que Chopin donnera son dernier concert en 1848, que débuteront Camille Saint-Saëns, César Franck, Anton Rubinstein..., que seront créés les deuxième et cinquième concertos pour piano de Saint-Saëns, la Habanera, la Pavane pour une infante défunte et Jeux d'eau de Ravel... Parallèlement à ses activités commerciales et industrielles, Pleyel continue de composer. Il décède à Paris le 4 mai 1855. C'est alors son associé Auguste Wolff, gendre de Kalkbrenner et également compositeur, qui reprend la direction de la compagnie Pleyel.



POLLIO Symphorion (?-?)

Religieux

Symphorion Pollio (de son vrai nom Altbiesser), curé à Saint­Etienne en 1513, se déclara d'abord adversaire de Zell et de la nouvelle doctrine, puis il épousa ses idées et se lia d'amitié avec lui. En 1521, il reçut la charge de prédicateur à la cathédrale. Il aida puissamment à introduire la Réforme à Strasbourg, mais ses discours trop violents et passionnés lui causèrent de nombreuses inimitiés. On ne connaît ni l'année de sa naissance, ni celle de sa mort.



de POUYDRAGUIN Louis-Marie-Gaston-Armaud (1862-1949)

Militaire

originaire de Sélestat, se distingua remarquablement au cours de là première guerre mondiale comme commandant de la 47e Division de chasseurs. Il prit l'offensive dans la vallée de Munster, repoussa les Allemands de la crête des Hautes-Vosges et s'empara de Metzeral. Général de Division et commandeur de la Légion d'honneur il entra en 1918 à Mulhouse à la tête du 18e Corps d'armée, devint gouverneur militaire de Strasbourg de 1921 à 1923. Son livre, La bataille des Hautes-Vosges (Paris 1937) maintient vivant le souvenir de ce brillant officier.



 

 

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RAESS André (1794-1887)

Religieux et homme politique

fils d'un vigneron de Sigolsheim, né en 1794, En 1840, il devint coadjuteur de l'évêque de Strasbourg et évêque en 1842. Auparavant, attiré à Mayence par Mgr. Colmar, il enseigna au séminaire de 1816 à 1830 et y développa une grande activité. D'une force étonnante de travail, grand organisateur, écrivain fécond et habile diplomate, il eut une action extrêmement profonde sur le catholicisme allemand. Avec des collaborateurs il publia de nombreux volumes d'histoire religieuse, fit connaître aux Allemands les écrits religieux français, publia en 13 volumes l'histoire des conversions au catholicisme (Die Convertiten), fonda en 1821 la revue Der Katholik qui eut une forte influence sur le catholicisme allemand. Proposé pour l'évêché de Mayence, le gouvernement hessois refusa. Raess revint alors à Strasbourg. A partir de 1842, il administra l'évêché pendant plus de quarante années et développa constamment une activité infatigable. Après la défaite de 1870-1871, il fut élu député au « Reichstag » et mourut à 93 ans en 1887.



 

RAPP Jean (1771-1821)

Militaire

de Colmar, né en 1771, d'abord simple dragon, se distingua à plusieurs reprises, passa officier en 1794, colonel par ses exploits pendant la campagne d'Egypte, officier d'ordon­nance de Napoléon après la mort de Desaix à Marengo (1800). L'empereur le fit général et comte de l'Empire, titres bien mérités pour sa bravoure intrépide et son dévouement (il fut blessé plus de vingt fois). Il se distingua brillamment à la bataille d'Austerlitz (1805) et prit part à toutes les batailles de l'Empire. Lors de la retraite de Russie, Napoléon lui confia la défense de Dantzig dont il avait été gouverneur auparavant. Ce n'est qu'après une année de siège que Rapp se rendit (1813-1814). Lors des Cent Jours, Napoléon lui donna encore le commande­ment de l'armée du Rhin pour couvrir l'Alsace (1815). Malmené par ses blessures et fatigues, Rapp mourut à 50 ans (1821).



RASSER Jean (?-1595)

Religieux

Jean Rasser, originaire d'Ensisheim (né dans la première moitié du XVIe' siècle) et curé de la ville, développa un grand zèle pour la formation de la jeunesse, créa un collège ou un séminaire en 1551, favorisé grandement par l'archiduc Maximilien Rasser composa et fit jouer des pièces de théâtre en latin ; ses sermons en allemand furent égalemnt publiés ; il mourut vers 1595.



de RATHSAMHAUSEN Annette (1771-1824)

Ecrivain et philosophe

Annette de Rathsamhausen, Madame de Gérando, née en 1771 à Grussenheim, fille du baron Léopold-Eberhard de Rathsamhausen-Ehenweyer. En 1798, elle épousa le baron de Gérando, philosophe, plus tard conseiller d'Etat et pair de France. Elle était une femme incomparable, d'un esprit supérieur, spirituelle et de talents remarquables. Dans la haute société parisienne elle jouissait d'une grande estime et provoquait l'admiration par sa conversa­tion. Elle aussi écrivit des Lettres empreintes d'un profond sentiment moral ; l'amitié, l'amour conjugal, l'amour maternel les caractérisent. Elle mourut en 1824, âgée de 50 ans seulement.

 

RATISBONNE Théodore (1802-1884)

Religieux

né à Strasbourg en 1802, avocat, d'origine juive, se convertit sous l'influence de Bautain au catholicisme, devint prêtre en 1830, suivit Bautain à Paris et y créa en 1842 la Congrégation de Notre-Dame de Sion pour la conversion des juifs et surtout pour l'éducation chrétienne des jeunes filles ; elle eut un grand succès. Ratisbonne mourut en 1884.



 

REBER Napoléon Henri (1807-1880)

Professeur de musique

né à Mulhouse le 21 octobre 1807. Après des études au Conservatoire de Paris avec Anton Reicha et Jean-François Lesueur, il se fait rapidement connaître (et reconnaître) par ses oeuvres, essentiellement de musique de chambre et de mélodies mais également, entre autres, quatre symphonies, un ballet (Le diable amoureux), une cantate (Roland) et quatre opéras-comiques : "La Nuit de Noël ou l'anniversaire" en 3 actes sur un livret d'Eugène Scribe créé à l'Opéra-Comique le 9 février 1848, "Le père gaillard" en 3 actes sur un livret de Thomas Sauvage créé le 7 septembre 1852, "Les papillotes de Monsieur Benoist" en 1 acte sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré créé le 28 décembre 1853 et "Les Dames capitaines" en 3 actes sur un livret de Mélesville créé le 3 juin 1857. Deux de ses oeuvres lyriques restent inédites : "Naïm ou les Maures en Espagne", grand opéra en 5 actes et "Le Ménétrier à la cour", un opéra comique En 1851 il est nommé professeur d'harmonie au Conservatoire de Paris avant de succéder à Halévy (le compositeur de "La Juive") à la tête de la classe de composition en 1862 puis d'être nommé inspecteur du Conservatoire en 1871. En 1853 il est élu à l'Académie des Beaux Arts contre Berlioz (il occupait le fauteuil V, où l'avait précédé Chérubini et qui reviendra à Saint-Saëns à son décès). Il décède à Paris le 24 novembre 1880 et est enterré au cimetière du Père Lachaise. Si son œuvre est tombée dans l'oubli, son traité d'harmonie a été régulièrement réédité. On lui doit également l'orchestration de la "Marche Funèbre" de Chopin, interprétée à l'occasion de l'enterrement de Chopin, lui-même et réguilèrement jouée. Parmi les élèves de Reber figuraient, entre autres, Pablo de Sarasate, Wladyslaw Zelenski, Benjamin Godard et Jules Massenet qui écrivait à son propos : «J'allai dans la classe d'Henri Reber, de l'Institut. C'était un musicien exquis et délicat, de la race des maîtres du dix-huitième siècle. Sa musique en dégageait tout le parfum.» (Massenet sera, à son tour, professeur au Conservatoire et aura pour élève Charles Koechlin, membre de la célèbre famille d'industriels mulhousiens à laquelle appartenait également Maurice Koechlin, concepteur de la structure de la tour Eiffel).



REDSLOB , Robert (1882-1962)

Ecrivain

doyen de la Faculté de droit de l'Université de Strasbourg, qui publia après 1945 des recueils hauts en couleurs, comme A travers les villages d'Alsace ou Sous le regard de la cathédrale.



REIBEL Eugène-Louis-Joseph (1796-1865) 

Militaire

né à Strasbourg en 1796, officier de cavalerie, devint général en 1848 ; commandant militaire à Strasbourg, il était populaire pour son caractère ouvert et jovial. Retiré à sa maison de campagne de la Robertsau, il y mourut en 1865.

 

 de REINACH Jean Henri (?-1645)

Militaire

Jean-Henri de Reinach, général impérial d'artillerie dans l'armée de Tilly et dans celle de Wallenstein. Après la bataille de Nôrdlingen en 1634, il reçut le commande­ment de Brisach, cette place impériale de première importance. Dès le mois d'août 1638, elle fut assiégée par le duc Bernard de Saxe-Weimar. Malgré un ravitaillement insuffisant, de Reinach défendit longtemps et courageusement la ville. Mais comme les tentatives de la débloquer échouèrent (octobre) et que la famine sévit de plus en plus, de Reinach dut se résigner à la capitulation, le 18 décembre. On lui donna l'épithète de « mars du Rhin », et l'historien Schoepflin du XVIII' siècle l'appelle « illustrissimus Germaniae heros ». L'empereur lui décerna le titre de baron et lui confia le commandement de Ratisbonne, où il mourut en 1645.



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Communiqués

 

 

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L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 aura lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 . Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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