Photo Claude HEYM
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PABST Camille-Alfred (1828-1898)

Peintre

né en 1828 à Heiteren, était d'abord avocat à Colmar (1851), mais, poussé par son goût de l'art, il se fit peintre, s'établit à Paris, et devint à son tour le peintre de l'Alsace, de la vie alsacienne, des moeurs et coutumes (par exemple La Mariée en Alsace, 1875). Il peignit par ailleurs des portraits d'hommes politiques, de ministres et députés de la 3°République. Pabst mourut à Paris en 1898.



 

PARMENTIER Joseph-Charles-

Théodore (1821-1910)

Militaire

né à Barr en 1821, sorti de Polytechnique, fut un magnifique exemple de volonté et de bravoure. Il eut une brillante conduite à la bataille de Froeschwiller (août 1870), fut fait prisonnier à Sedan, continua à servir son pays, devint général de division et mourut à Paris en 1910. Il resta profondément attaché à son pays natal où il avait passé toute sa jeunesse et se disait lui-même « un pur Alsacien ». La carrière de violoniste de Teresa Milanollo prend fin avec le concert du 16 avril 1857 qu'elle donne la veille de son mariage avec le capitaine du génie Joseph Charles Théodore Parmentier, à Malzéville. Elle l'avait rencontré lors des concerts qu'elle avait donnés en 1851 à Strasbourg. Théodore Parmentier qui terminera Général possédait une personnalité hors du commun : militaire, savant, poète, il était aussi un excellent musicien, compositeur et critique musical de la Revue et gazette musicale de Paris. Avec sa complicité, Teresa continue à jouer pour le cercle de leur connaissances et donne des concerts pour des œuvres de bienfaisance



PAULI Jean (1455-1524)

Religieux

Jean Pauli, né à Thann en 1455, franciscain comme Murner, gardien du couvent des franciscains de Strasbourg de 1506 à 1510, mort au couvent de Thann vers 1530. D'un naturel plutôt jovial, il publia en 1522 un recueil d'anecdotes ou d'historiettes, Schimpf und Ernst qui eut beaucoup de succès. Il publia par ailleurs des fragments des sermons de Geiler, reproduits plus ou moins fidèlement, s'attachant surtout aux anecdotes, reprochant aux autres éditeurs de négliger le côté pittoresque (Evangelienbuch, 1515, Emeis, 1516, Brosiimlein, 1517).



 

PAULUS Jean Georges (1816-1898)

Militaire et compositeur

né le 5 août 1816 à Haguenau, commence très jeune une carrière militaire comme clarinettiste au 10e chasseurs à cheval. Parallèlement, il suit des cours au conservatoire de Paris où il obtient, en 1835, le premier prix de clarinette. Devenu chef de musique sur "La Belle Poule", il participe aux cérémonies du transfert des cendres de Napoléon, avant d'être nommé chef de musique du Prince de Joinville. En 1848, il rejoint la Garde de Paris. A cette époque-là, la fanfare se composait des douze trompettes du régiment de cavalerie disséminés dans les escadrons de marche qui n'étaient réunis que très occasionnellement à l'occasion de cérémonies. Paulus en fait une formation permanente, composée d'un trompette-major, 12 trompettes, 22 trompettes d'ordonnance, 5 trompettes cor, 3 trompettes contre-basse, 2 trompettes alto, 5 trompettes basse et 2 timbaliers. La même année, l'administration préfectorale de Paris confie à la garde républicaine un lot de trente-six instruments pour la constitution d'une musique. La liste de ces instruments permet de supposer que ceux-ci ne sont pas destinés à la fanfare, mais bien à la création d'un nouvel orchestre d'harmonie. Celui-ci sera constitué petit à petit jusqu'à atteindre un effectif de 55 musiciens en 1852, année des débuts officiels de la nouvelle formation lors de la distribution des drapeaux au Champ de Mars. Le 4 août 1855, Jean-Georges Paulus est nommé à la tête de la "Musique de la Garde de Paris". Le 12 mars 1856, Napoléon III signe le décret officialisant l'existence de l'orchestre. A partir de 1864, Paulus se consacre exclusivement à la direction de l'orchestre d'harmonie (c'est un autre alsacien, le brigadier-trompette Frédéric-Thomas Fillaire, qui prend alors la tête de la fanfare). Arrangeur, il adapte les œuvres symphoniques pour son orchestre à vent et, le 21 juillet 1867, la Musique de la Garde remporte son premier succès au concours international des musiques militaires au Grand Palais, à Paris, en interprétant l'ouverture d'Oberon et des extraits de Lohengrin. Le 18 septembre 1870 la "Garde de Paris" devient "Garde Républicaine". La "Musique de la Garde Républicaine" devient ambassadrice culturelle de la République française et enchaîne les tournées (Londres en 1871, 25 concerts pour 70 jours de tournée à travers les Etats-Unis en 1872...). Partout, Paulus et ses "soldats artistes" remportent de vifs succès. Le 9 mars 1873, il prend sa retraite de chef de musique. C'est le compositeur et chef d'orchestre à l'opéra de Strasbourg, Adolphe Sellenick qui lui succède. Jean-Georges Paulus décède à Paris le 14 avril 1898.



 

PEIROTES Jacques (1869--1935)

Journaliste et homme politique

né à Strasbourg en 1869 et mort à Lichtenberg en1935, est un homme politique socialiste français, maire de Strasbourg de 1919 à 19291 et député du Bas-Rhin de 1924 à 1932. fils d'un ouvrier menuisier travaillant à l'usine de locomotives de Graffenstaden. Dès 1900, il est rédacteur de la Freie Presse (la Presse libre) qui était un organe du Parti social-démocrate strasbourgeois qu'il avait rejoint en 1895. En 1902, il en devient directeur politique. En 1913 le journal tire à 9 500 exemplaires. Il entre au conseill municipal de Strasbourg en 1902 et est élu conseiller du canton sud du KreisStraßburg (Stadt) (arrondissement de Strasbourg-Ville) en 1903. Il est aussi député à la deuxième chambre du Landtag du Reichsland Elsaß-Lothringen de 1911 à 1918 et député de Colmar au Reichstag en 1912. Quand la guerre éclate, il est exilé par les autorités allemandes à Hanovre et paré du titre de Proscrit d'Alsace. Il fait publier Neutral oder Französisch (Neutre ou français). De retour à la fin de la guerre, il a l'habileté de neutraliser les comités de soldats et d'ouvriers. Il siège en tant que président de la Commission municipale de Strasbourg du 10 au 29 novembre 1918. Le 10 novembre 1918, il proclame la déchéance du Reich et l'avènement de la République française. Il demande aux autorités françaises de hâter l'arrivée des troupes qui mettront un terme aux troubles inspirés par le communisme de conseils.



PFEFFEL Christian Frédéric (1726-1807)

Avocat et diplomate

Christian-Frédéric Pfeffel (1726-1807), de Colmar, élève de Schoepflin, publia en 1754 un Abrégé chronologique de l'histoire du droit public de l'Allemagne, fort remarqué. D'abord conseiller d'ambassade à Dresde (Saxe), puis du duc de Palatinat-Deux­-Ponts, il devint en 1763 résident de ce dernier à la cour de Bavière, puis directeur de l'Académie de Munich. En 1768, le voici attaché au ministère des affaires étrangères françaises et ceci jusqu'en 1792. A la Révolution française, il retourna à Deux-Ponts et ne revint en France que sous le gouvernement consulaire ; il mourut en 1807.



 

PFEFFEL Théophile Conrad

(1736-1809)

Poète et philosophe

de Colmar . Quoique aveugle à l'âge de 20 ans, il cultiva sans se lasser la poésie en allemand, composa de nombreux écrits et devint célèbre par ses Fables. Bon pédagogue, influencé par Pestalozzi, il fonda en 1771 une « Académie militaire » dans laquelle de nombreux jeunes protestants de différents pays reçurent leur éducation ; elle subsista jusqu'à la Révolution. De même, il anima la Société de lecture, fondée vers 1760, qui s'appelait ensuite la « Tabagie littéraire ». Autour du poète colmarien aveugle Th. Conrad Pfeffel les demoiselles de Berckheim formèrent une petite société d'émulation avec la devise « Unis pour devenir meilleurs » (dont faisaient partie Annette de Rathsamhausen, Amélie et Louise de Dietrich,Frédérique Pfeffel) dans laquelle elles développèrent admirable­ment les qualités du coeur et de l'esprit.



PFISTER Christian (1857-1933)

Professeur d'histoire

né à Beblenheim en 1857, quitta l'Alsace de bonne heure, passa sa thèse et devint par son énergie au travail, sa passion pour les études un érudit consciencieux et se distingua par la clarté de ses idées, de sorte qu'E. Lavisse le choisit comme collaborateur pour sa grande Histoire de France dans laquelle Pfister traita l'époque mérovingienne et carolingienne (1903). Professeur d'histoire à l'Université de Nancy en 1884, il rédigea l'ouvrage monumental de l'Histoire de Nancy en 3 volumes (1902-1909) et dirigea pendant de longues années les Annales de l'Est. L'histoire de l'Alsace le préoccupa également ; il lui consacra de nombreuses études, dont Le Duché mérovingien d'Alsace et la légende de sainte Odile (1892), les biographies de Schoepflin, de Schweighaeuser, de Rodolphe Reuss, d'autres travaux encore, réunis en 1927 en un volume intitulé Pages Alsaciennes. Revenu en Alsace en 1919, Pfister enseigna l'histoire médiévale à l'Université, devint Doyen de la Faculté des Lettres, en 1927 Recteur de l'Université de Strasbourg. En 1931, il prit sa retraite et s'éteignit en 1933.



PFLEGER Lucien (1876-1944)

Religieux et historien

né à Dachstein, devint, après ses études aux Universités de Stras­bourg, de Munich et de Munster en Westphalie, professeur au petit séminaire Saint-Etienne à Strasbourg. Travailleur acharné et très perspicace, il s'adonna à l'histoire religieuse, littéraire et culturelle et publia de nombreuses et bonnes études, surtout dans les Archives de l'Eglise d'Alsace, fondées en 1926 par Joseph Brauner. Ses ouvrages les plus importants concernent l'histoire de la prédication à Strasbourg et en Alsace au Moyen Age (Zur Geschichte des Predigtwesens in Strassburg vor Geiler von Kaysersberg, 1907, Beitreige zur Geschichte der Predigt u. des religiôsen Unterrichts im Elsass während des Mittelalters, 1918), une biographie du prédicateur de la cathédrale, l'abbé Mühe, l'histoire de la formation des paroisses et de l'organisation ecclésiastique en Alsace (Die elsässische Pfarrei, ihre Entstehung u. Entwicklung, 1936) et l'histoire religieuse de Strasbourg au Moyen Age(Kirchengeschichte der Stadt Strassburg im Mittel­alter, 1941). Lucien Pfleger compte parmi les meilleurs historiens religieux et peut être comparé à juste titre aux grands humanistes alsaciens du début du XVIe siècle.



PFLEGER Alfred (1879-1957)

Professeur d'histoire, journaliste et folkloriste

né à Dachstein, frère de Lucien et de Charles professeur à Strasbourg, fut remarquable par ses études d'histoire littéraire et de folklore, publiées notamment dans la revue Elsässland dont il était rédacteur (avec J. Lefftz) et autour de laquelle il savait grouper une bonne équipe de collaborateurs. Ainsi Elsässland devint la meilleure revue de l'Alsace entre les deux guerres. Lui-même publia, à côté de nombreuses études (voir la table des matières Die volkskun­dliche Ernte des Elsassland, 1941), Elsässische Weihnacht (avec J. Lefftz, 1931), Elsässische Goetheerinnerungen, Die Exlibris Henri Bachers. Il recueillit un ensemble de données historiques, folkloriques, littéraires dans la vallée de Munster, publié après sa mort dans deux annuaires de la société d'histoire sous le titre Das Talbuch (1966, 1967).

 

PFLEGER Charles (1883-1975)

Religieux et humaniste

le frère de Lucien, mérite d'être cité. Né à Dachstein en 1883, devenu prêtre en 1908, il déploya une activité des plus fécondes comme philosophe. Connu par son premier livre « A l'ombre du clocher » (1m Schatten des Kirchturms), 1932, il se fit remarquer en 1934 par son ouvrage Geister, die um Christus ringen dans lequel il passe en revue différentes personnalités et expose leur lutte avec le Christ. Cet ouvrage éveilla un profond écho dans le monde chrétien et fut traduit en de nombreuses langues ; l'auteur y fit surtout connaître des écrivains français au public allemand. Pendant la deuxième guerre mondiale, une autre publication servit de consolation au milieu du terrible cataclysme : Die Christozentrische Sehnsucht (1942). Dans la suite, entre 1950 et 1975 d'autres livres furent tous accueillis avec grande sympathie par un public international de plus en plus vaste. Ils firent de Charles Pfleger un des philosophes et des chercheurs de Dieu les plus célèbres (Kundschafter der Existenztiefe, Die reichen Tage, Nur das Mysterium trôstet, Glaubensrechenschafi eines alten Mannes et finalement Lebensausklang). Chanoine en 1948, chevalier de la Légion d'honneur, doctor honoris causa de l'Université de Fribourg, prélat de Sa Sainteté (1966), Charles Pfleger, entouré d'une immense vénération et appelé « un des princes dans le royaume de l'esprit », mourut en 1975.



 



PFLIMLIN Pierre Eugène

Jean (1907-2000)

Avocat et homme politiques

Diplômé en droit et en sciences politiques, il devint avocat en 1933 au barreau de Strasbourg. Jeune militant démocrate-chrétien, il est membre de l'Union populaire républicaine, le grand parti catholique alsacien. Il travailla au secrétariat général de la jeunesse, à Vichy, en 1941, puis fut nommé juge d'instruction à Thonon-les-Bains (de 1941 à 1944), et substitut du procureur de la république à Metz (en 1944). Il fut membre du MRP dès sa création en 1945 et en occupera la présidence de 1956 à 1959. Très souvent ministre durant la Quatrième République, notamment ministre de l'Agriculture dans huit gouvernements entre 1947 et 1951, sans compter des portefeuilles dans une grande partie des gouvernements s'étant succédé jusqu'en 1958 (commerce, l'Europe, la France d'outremer, les finances et les affaires économiques, etc.). Ses premières fonctions ministérielles furent celles de sous-secrétaire d'État au ministère de la Santé publique et de la Population (en 1946), puis de sous-secrétaire d'État à l'Économie nationale. Il fut l'avant-dernier Président du Conseil de la Quatrième République. Investi par l'Assemblée le 14 mai alors qu'un comité de salut public composé de civils et miltaires, présidé par le général Massu s'est constitué le 13 mai dans la soirée. Il démissionne deux semaines plus tard pour faciliter l'arrivée du général de Gaulle au pouvoir et occupe dans son gouvernement le poste de ministre d'État (1er juin 1958 - 8 janvier 1959). Il revint au gouvernement lors de la nomination de Georges Pompidou, comme ministre d'État, ministre de la coopération (15 avril-15 mai 1962), démissionnant prématurément au bout d'un mois avec les autres ministres issus du MRP, en raison de graves désaccords avec le général de Gaulle au sujet de la construction européenne. Il passe pour avoir été le premier maire catholique de Strasbourg de 1959 à 1983. Président du Parlement européen de 1984 à 1987, il se retire de la vie politique à la fin de sa présidence. Il a publié, en 1991, les Mémoires d'un Européen (Fayard). Il est décédé le le 27 juin 2000 à Strasbourg



 

 

 

 

(Suite de l'article)

Photo de Claude HEYM

 

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Communiqués

 

 

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L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 aura lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 . Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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