Photo Claude HEYM
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LOBSTEIN Jean-Frédéric (1736-1829)

Professeur de médecine et de chirurgie

né en 1736 à Lampertheim, fut professeur d'anatomie et de chirurgie, enseignant avec grand succès, de sorte que les étudiants accouraient aussi bien de la France que de l'Allemagne ; le jeune Goethe suivit ses cours. Doyen de la Faculté de médecine à de nombreuses reprises et deux fois Recteur de l'Université, il mourut en 1784.



LOBSTEIN Jean-Georges-Christian-Frédéric-Martin (1777­1835)

Professeur de médecine

le neveu de Jean Frédéric se distingua jeune encore par son habileté chirurgicale ; il devint chef des travaux anatomiques en 1799, médecin-chef et professeur de l'Ecole d'accouchement en 1806. Pendant de longues années, il occupa la chaire d'anatomie pathologique et à partir de 1821 celle de professeur de clinique interne. Il rédigea un grand nombre de mémoires savants et laissa des ouvrages inachevés, surtout une Anatomie pathologique, dont la publica­tion avait commencé en 1829

 

LOBSTEIN Paul (1850-1922)

Professeur de théologie

de la famille des médecins strasbourgeois (1850-1922), chargé à partir de 1877 des cours de dogmatique à l'Université de Strasbourg, devint professeur titulaire et le resta de 1885 à 1915. Il enseigna avec une rigoureuse probité scientifique la dogmatique, la morale, le Nouveau Testament, ainsi que l'histoire de la théologie moderne. Il eut beaucoup de succès, refusa une chaire à l'Université de Heidelberg, voulant rester à Strasbourg. En 1915, il prit sa retraite. Il enseigna en allemand, écrivit en français et publia à partir de 1883 des études approfondies, notamment dans la Revue de théologie et de philosophie de Lausanne, comme La Notion de la Préexistence du Fils de Dieu, Etudes sur la méthode de la Dogmatique protestante, La Doctrine de la Sainte Cène, Le dogme de la Naissance miraculeuse du Christ, La Foi en la résurrection de Jésus-Christ, La Christologie traditionnelle et la foi protestante, Etudes sur la Doctrine chrétienne de Dieu. Quand en 1918 l'Alsace redevint française, Lobstein retira sa démission de professeur et revêtit la dignité de Doyen de la Faculé de Théologie protestante, après avoir pris une part active à sa réorganisation. Il mourut en 1922.



LOUTHERBOURG Philippe J. (1740-1812)

Peintre

d'un tempérament fougueux partit pour Londres, devint en 1780 membre de l'Académie royale et se distingua par des paysages avec animaux et ciels tourmentés, par des marines et des scènes de genre.



LOUX Henri  (1873-1907)

Peintre

Son père est originaire de Fouday, ce qui explique le nom. Instituteur, il est nommé à Auenheim et épouse Frédérique Wolff, fille du maire de Rountzenheim, un village voisin. Henri y naît le 20 février 1873 mais grandit à Sessenheim où son père est nommé directeur d'école. dessinateur et artiste charmant qui a su rendre avec réalisme et tout de même d'une façon touchante et poétique de multiples scènes campagnardes dans le service de table appelé « Obernai », réalisé par la faïencerie de Sarreguemines (vers 1900).

A 17 ans, il entre à l'école des Arts Décoratifs de Strasbourg puis, 3 ans plus tard, à l'académie des Beaux-Arts de Munich. A son retour, il commence une carrière d'illustrateur : il réalise entre autre la brochure " Vins et coteaux d'Alsace" distribuée lors de l'Exposition Universelle de Paris en 1900, des affiches, des menus, des étiquettes de vin... Mais le travail qui va assurer sa postérité, il le doit à un hasard. Autre artiste alsacien réputé, Charles Spindler, n'a pas le temps d'assurer une commande faite par une faïencerie. C'est donc vers Henri Loux que celle-ci se tourne pour créer les décors de ses services alsaciens. Ce décor "Obernai" fait aujourd'hui partie intégrante de l'image de notre région. Ce sont de véritables petits chefs-d'oeuvre. Toute la vie alsacienne y revit avec les petites villes et les villages, les jolies Alsaciennes, les garçons, les pâtres, les colporteurs, etc. Ces céramiques connurent une très grande popularité. Malheureuse­ment l'artiste devait être emporté par la tuberculose à l'âge de 34 ans (1907).



 

 

LUCIUS Ernest (1852-1902)

Professeur de théologie

né à Ernolsheim en 1852, prit la place de Charles Schmidt à partir de 1883, devint professeur titulaire pour

l'histoire ecclésiastique et le resta jusqu'à sa mort en 1902. Il acquit une grande renommée comme théologien, s'occupa plus spécialement de l'histoire de l'Eglise en Alsace, mais une mort prématurée ne lui permit pas de publier tous ses travaux. Lucius était un des rares professeurs en activité à l'Université de Strasbourg à maintenir la tradition alsacienne au sein de l'Université allemande, de concert avec son ami Paul Lobstein.



 

 

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MACKAU Auguste-René-Armand (1778-1856)

Militaire et homme politique

Baron, de vieille famille strasbourgeoise, qui entra à 17 ans dans la marine, se distingua comme lieutenant de vaisseau (1811), devint capitaine de frégate à 24 ans en 1812 ; il fit ensuite une carrière rapide : capitaine de vaisseau en 1819, contre-amiral en 1825, vice-amiral en 1837, amiral de France en 1847. Pair de France en 1841, il revêtit la charge de ministre de la guerre pendant quatre ans à partir de 1843. Sénateur en 1852, il mourut peu après.



MAGES Joseph (1728-1769) 

Peintre

né en 1728 à Imst (Tyrol), mort en 1769, peignit des fresques à Ebersmunster, en particulier celle de l'Assomption de Marie (1759)



MANGEL Marcel

dit le mime Marceau

(1923-2007)

Acteur et mime

né le 22 mars 1923 à Strasbourg et mort le 22 septembre 2007 à Cahors. Il a connu une célébrité internationale avec son personnage silencieux de Bip, créé en 1947 Après avoir fréquenté l'École nationale des arts décoratifs de Limoges, qui lui laisse le goût du dessin et de la peinture qu'il pratique régulièrement, Marcel Marceau devient l'élève de Charles Dullin, de Jean-Louis Barrault et d'Étienne Decroux, qui établit la « grammaire » de l'art du mime qu'il appelait la « statuaire mobile ». Son art du mime ou plutôt du « mimodrame » consiste à donner forme à ses pensées (tragiques) au travers des gestes. « La parole n'est pas nécessaire pour exprimer ce qu'on a sur le cœur ». Le 22 mars 1947, jour du 24e anniversaire de l'artiste, sort de l'ombre des coulisses un drôle de personnage, pierrot lunaire, « hurluberlu blafard » à l'œil charbonneux et à la bouche déchirée d'un trait rouge, un drôle de haut-de-forme sur la tête, une fleur rouge tremblotante servant de panache à ce Don Quichotte dégingandé partant en croisade contre les moulins à vent de l'existence : Bip était né, aussi indissociable de Marcel Marceau que le personnage Charlot de Chaplin. Bip est un être sensible et poétique, inspiré de Deburau, de Charlie Chaplin et du personnage de Pip du roman Les Grandes Espérances de Charles Dickens qui lui permet d'explorer la vie et la société moderne et de mettre en lumière leur côté tragique. « Bip est un personnage intemporel, tout en étant proche de mes rêves d'enfants. Il se cogne à la vie qui est à la fois un grand cirque et un grand mystère, et j'aime à dire qu'il finit toujours vaincu, mais toujours vainqueur... Il est tout ensemble l'homme de la rue, un vagabond du quotidien et l'homme universel affrontant le tragi-comique de l'existence... Il est l'homme tout simplement, se montrant dans la nudité et la fragilité de son être.». Éternellement vêtu d'un pantalon blanc, d'une marinière et d'un caraco gris, le mime Marceau devient au fil des années un des artistes français les plus connus dans le monde. Ses tournées aux États-Unis, notamment, créent une vraie révolution théâtrale dans les années 1950, avec particulièrement son mouvement de la « marche contre le vent », à l'origine du moonwalk de Michael Jackson. connus dans le monde.





MARCHAI Charles-François (1826-1877)

Peintre

né à Paris en 1826, qui s'installa à Bouxwiller et fut un grand admirateur et un parfait connaisseur de l'Alsace. Il laissa de charmants tableaux de genre bien connus : Cabaret à Bouxwiller, la Foire aux servantes, Chant des jeunes filles le soir, des tableaux empreints d'une grande poésie. Après 1870, il quitta le pays et mourut prématurément en 1877



 

Marthe et Mathilde

est un récit biographique écrit

par la journaliste Pascale Hugues,

petite-fille des deux héroïnes, qui a en particulier travaillé pour le journal Libération et est correspondante de l'hebdomadaire Le Point à Berlin. Son intérêt réside dans le fait qu'à travers la vie de Marthe et de Mathilde, il témoigne de l'histoire mouvementée de l'Alsace pendant une centaine d'années entre la fin du XIXe siècle et la fin du XXe siècle puisqu'elles sont mortes toutes les deux en 2001, presque centenaires.

Présentation

Elles s'appelaient Marthe et Mathilde, nées la même année, ont connu l'Alsace d'avant la Première guerre mondiale, sont devenues inséparables, la Française Marthe et l'Allemande Mathilde. Deux destins qui n'auraient pourtant jamais dû se rencontrer vont en grande partie se confondre pour devenir une espèce de symbole de cette réconciliation improbables entre deux peuples ennemis. Le destin qu'elles ont connu rejoint la tragédie d'une Alsace écartelée entre deux états, lot commun de ses habitants, mais il est aussi particulier, exemplaire d'une amitié indéfectible entre une Française et une Allemande qui allait aboutir au mariage de Pierre, le fils aîné de Marthe, avec Yvette la fille cadette de Mathilde, dont la fille Pascale témoigne de leur long chemin vers des relations enfin apaisées entre des nations qui allaient elles-aussi constituer un nouveau couple : le couple franco-allemand.

Marthe Réling et Mathilde Goerke, deux amies alsaciennes prises malgré elles dans une époque tourmentée, dans cette région déchirée par les guerres, écartelée entre la France et l'Allemagne. Leur histoire, c'est l'histoire de l'Alsace entre leur naissance en 1902 et leur décès en 2001. Elles vont vivre comme leurs compatriotes, douloureusement les problèmes d'identité et de migration des populations et ce retournement inespéré de l'Histoire après la seconde guerre mondiale.

Au temps de l'Alsace annexée

« Le 18 novembre 1918, Colmar change de couleur. La ville est tricolore. » Marthe Réling en costume d'Alsacienne prend place dans la haie d'honneur qui accueille les poilus. Mathilde Goerke, dont le père est allemand, reste cloîtrée dans sa chambre. Pour les Alsaciens, c'est la fête le temps des commémorations, vite rattrapé par la réalité : après presque 50 ans de germanisation, les Alsaciens ne connaissent plus guère la langue française. Mathilde elle, se sait exclue de la fête, son père Karl-Georg reste enfermé dans son bureau, soucieux de son avenir et de celui de sa famille. Les Alsaciens veulent oublier la 'parenthèse' allemande, même le développement économique et l'autonomie interne. Maurice Barrès en rajoute : « L'amour de la France et la haine de la Prusse brûlent ici d'une ardeur égale ». On les appelle les Altdeutschen ces Allemands venus s'installer en Alsace après l'annexion et qui vont être pour la plupart renvoyés dans leur pays en 1918-19. Les expulsions donnent lieu à des situations dramatiques. Rola Deine l'amie de Mathilde est expulsée en plein hiver. L'association des Allemands expulsés lance un appel pathétique au président Wilson, appel qui restera sans effet. Pour la famille Goerke, comme pour les autres familles allemandes qui sont restées, ce sont des années de vache maigre, chômage, mise à l'index sont leur lot quotidien. La discrimination officielle se voit dans l'attribution de quatre sortes de cartes d'identité, selon le degré de 'francité', notée de A à D. Les Réling, Marthe et Alice sa mère, ont une carte A alors Que les Goerke, Mathilde et son père, ont une carte D et la mère qui est belge, une carte C. Une politique de discrimination qui casse les familles. La République classe ses enfants : « les légitimes, les tolérés, les adoptés et les 'Boches'. Georgette la sœur de Mathilde, est restée à Berlin où elle est institutrice. L'année 1918 à Berlin est terrible, surtout dans le quartier ouvrier d'Adlershof où elle demeure. Aux restrictions, à l'absence du nécessaire pour la population, qui montre bien que l'Allemagne était à bout de forces, s'ajoute l'anarchie politique, l'émergence d'une extrême gauche qui veut prendre le pouvoir et crée dans les villes des conseils ouvriers.

L'entre-deux-guerres

Georgette Goerke vit ces événements avec passion, aide comme elle peut les plus pauvres de son quartier. L'empereur Guillaume II a beau avoir abdiqué, rien ne semble pouvoir ramener l'ordre. Il faudra l'assassinat le 15 janvier 1919 de Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht et une féroce répression militaire pour qu'une république faible et divisée puisse voir le jour. Pour Mathilde, adieu le beau lycée de la Höhere Mädchenschule rebaptisée lycée Camille Sée, près de la statue d'Auguste Bartholdi, un enfant de Colmar. Elle est renvoyée, « pas de Boches chez nous » tonne la directrice. Georgette Goerke vit les jours tumultueux de Berlin quand le général Wolfgang Kapp fomente un coup d'état au printemps 1920 pour renverser la jeune république. Dans ses lettres, Georgette explique comment la grève générale réussit à juguler le putch militaire, mais aussi comment dans son quartier de l'Adlershof, les soldats de la république vont à leur tour mater la grève et la révolte des ouvriers dans le sang. Comment la république de Weimar va perdre ainsi son assise ouvrière et populaire. Avec ses camarades, Fraulein Georke va alors se battre pour l'école, d'abord pour lutter contre la toute-puissance de l'église, ensuite pour réformer l'enseignement, le démocratiser et le libérer de l'étouffante morale prussienne. Elle veut instaurer « des relations d'égal à égal avec les élèves », un dialogue avec les parents. « Georgette est du côté des justes » commente Mathilde, admirative et perturbée par les bouleversements de ces années d'après-guerre. Mais elle tombe gravement malade et Mathilde est anéantie par la mort de sa sœur. En 1933, quelques semaines après leur prise de pouvoir, les nazis suppriment l'école laïque, la mixité est abolie, « on enseigne désormais les théories racistes ».

La guerre, les futurs époux de Marthe et de Mathilde l'ont faite, Gaston Hugues le Français dont Marthe va rêver quand il défilera, vainqueur, dans les rues de Colmar, Joseph Klébaur alsacien allemand en Prusse orientale puis dans les Flandres avec l'armée allemande. En Alsace, sur le monuments aux morts de 1914-1918, nulle inscription Morts pour la patrie mais de façon plus laconique À nos morts ou À nos enfants. Joseph est ce qu'on appelle un Wackes, espèce de gredin en alsacien, un homme auquel on ne peut faire confiance, un alsacien dont les allemands se méfient, l'envoyant loin de chez lui sur le front de l'Est, lui refusant ensuite toute permission, un Allemand tenu en suspicion par l'Alsace française après la guerre. Dans cette entre-deux-guerres où la 'normalisation' est difficile dans une Alsace déchirée, Marthe et Mathilde sont séparées, Marthe suivant son mari militaire au hasard de ses nominations. Elles s'écrivent beaucoup mais s'ennuient l'une de l'autre. Marthe va perdre son mari, victime du paludisme contracté au Maroc. Puis, peu de temps après, c'est de nouveau la guerre. Joseph revêt cette fois-ci l'uniforme français, juste pour le temps de la drôle de guerre. Pour les Alsaciens, le cauchemar recommence. La germanisation de l'Alsace est particulièrement rapide. Les Alsaciens s'en accommodent comme ils peuvent et « vivent une double vie : française à la maison, allemande au-dehors. » Pour les Alsaciens, l'Histoire se répète : c'est maintenant au tour de Marthe et ses deux fils de connaître l'exil, les malgré-nous1 sont incorporés de force dans l'armée allemande, victimes d'une suspicion qui rappelle 'l'autre guerre'.

Après la seconde guerre mondiale

Colmar n'est libéré que le 2 février 1945. Il fait un froid glacial. « Mathilde s'amusait de voir ses deux filles Georgette et Yvette habillées en Alsaciennes », elle qu'on n'avait pas jugée digne de porter ce costume en 1918. Elle déteste parler de cette période où l'épuration a largement sévi ; et puis l'impensable va peu à peu se produire, une lente et solide réconciliation entre ces deux peuples qui se sont si ardemment combattus. Mathilde l'Allemande - qui a eu honte d'être née allemande en voyant les photos des camps de concentration - a du mal à y croire, à s'imaginer que ce fût possible.

L'après-guerre est aussi le temps des désillusions. Mais Marthe et Mathilde ne s'en soucient guère : elles se sont enfin retrouvées et leurs enfants occupent toute leur vie. Mais Joseph tombe malade et Mathilde le soignera avec dévouement jusqu'à son décès le 5 juin 1972. Marthe et Mathilde sont partagées quant à la pérennité de la réconciliation franco-allemande : à la fois incrédules et pleines d'espoir. Mathilde a deux filles très différentes. Georgette 'la Française', qui se fait appeler Ariane, qui ne jure que de Paris où elle a vécu presque toute sa vie. Elle avait l'esprit français, garçonne et maquillée, tenant dans la capitale du goût une boutique huppée de vêtements à la mode. Une révoltée comme sa tante Georgette la Berlinoise, qui défendait déjà à son époque l'évolution de la condition féminine. Yvette 'l'Allemande' ne voulait rien perdre de sa double culture, imposait l'Allemand en première langue étrangère à sa fille, lisait le spiegel et encensait le système scolaire allemand. Ce que son mari appelait sa 'germanophilie'. Mathilde ressemble décidément à sa sœur Georgette, cultivée et non-conformiste, « fille de cette bourgeoisie allemande libérale et émancipée » précise l'auteur, qui détonne dans ce milieu étriqué de la bourgeoisie alsacienne de Colmar effrayée par la victoire socialiste en 1981. Depuis 1970, que l'Alsace soit française ou allemande, le Rhin était devenu une frontière infranchissable pour les Alsaciens et pour les Goerke en particulier qui ont rompu tout contact avec leur famille d'outre-Rhin. Mais avec la réconciliation, les choses ont peu à peu évolué. Marthe est retournée en Allemagne, y a rencontré une amie Rita, encore plus anticonformiste que sa sœur Mathilde, chez qui elle se rend assez souvent. Ainsi se concrétise le sens profond de la réconciliation et concourt par là même à la renforcer. Septembre 1989. Pascale, la petite fille de Marthe et de Mathilde est mutée à Berlin quelques semaines avant que tombe le mur. Pleins feux sur la ville réunifiée. Mathilde en est toute excitée et dévore les articles que pascale écrit pour le journal Libération. À travers elle, elle revit d'autres événements, un passé qui resurgit en cascades. Mathilde toujours aussi se fera incinérer ; ses cendres seront répandues sous un sapin dans le massif du "Schnepfenried" d'où elle peut apercevoir la Forêt-Noire, « si je dois, et si je dois quitter mon village... » a, comme elle le voulait, chanté la famille réunie sous le sapin où ses cendres reposent.





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1er novembre 2012

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Communiqués

 

 

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L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 aura lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 . Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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