Photo Claude HEYM
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de KLINGLIN Francois Joseph (?-1753)

Gouverneur

François-Joseph de Klinglin eut une réputation fâcheuse. Il succéda à son père Jean Baptiste comme préteur royal en 1725. Cette famille noble possédait de grands biens en Haute-Alsace, spécialement à Oberentzen, à Ober- et Niederhergheim. François-Joseph avait de grands talents d'administrateur et sut gagner les faveurs de la cour de Versailles. Il mena un grand train de vie, donna de brillantes fêtes et réceptions, déploya un luxe inoui, construisit de splendides palais, comme l'hôtel actuel du préfet du Bas-Rhin (1730-1736). Il ordonna spécialement des fêtes merveilleuses pour la visite de Louis XV à Strasbourg en 1744. Mais finalement ses dépenses et le gaspillage des deniers publics causèrent sa chute : en 1752, le magistrat de Strasbourg déposa plainte contre lui ; l'Intendant de Sérilly le fit emprisonner, et un grand procès s'engagea, mais de Klinglin mourut subitement en prison en 1753.



KLOTZ François-Gustave (1810-1880) 

Architecte

né à Strasbourg , fut avant tout le restaurateur de la cathédrale de Strasbourg, fortement malmenée du temps de la Révolution. Architecte en chef du département du Bas-Rhin, architecte de l'Oeuvre Notre-Dame, il procéda par un travail méticuleux et sérieux à la réfection des diverses parties de la Cathédrale. Avec un zèle infatigable il fit réparer les graves dégâts des bombardements par les Allemands en 1870.

 

KNAUTH Johann (1864-1924)

Architecte

mérite d'être relevé . Né en 1864 à Cologne, il vint à Strasbourg en 1890 comme chef de chantier à la cathédrale. En 1905, il en devint le directeur, responsable de la grande oeuvre et de sa conservation. Depuis plusieurs années, des fentes de plus en plus importantes apparurent au dernier pilier de la nef centrale, sur lequel reposait la haute tour ; le danger d'un effondrement se précisa. Pendant cinq années, Knauth en étudia les causes, puis prit des mesures techniques extrêmement compliquées et difficiles. Il allait falloir refaire les fondations (posées en 1276) et surtout renforcer le pilier menacé. Quelle responsabilité pour l'architecte ! Les travaux commencè­rent en 1911 et se poursuivirent dans les années suivantes. Ils se ralentirent du fait de la guerre de 1914. Les fondations purent tout de même être refaites, de même le soubassement du pilier menacé. Après 1918, des ingénieurs français examinèrent les travaux et les déclarèrent excellents. En tant qu'Allemand, Knauth aurait dû être expulsé, mais le haut commissaire Millerand désirait voir les travaux se poursuivre sous la direction de Knauth jusqu'à leur achèvement. En 1920 cependant, Knauth quitta Strasbourg et s'établit au Pays de Bade, à Gengenbach, proche de la capitale alsacienne ; il y mourut en 1924 dans la misère. On l'a appelé à juste titre le « sauveur de la cathédrale ». L'Alsace entière lui reste profondément reconnais­sante d'avoir passé une grande partie de sa vie à conserver ce chef-d'oeuvre incomparable, symbole de l'Alsace.



 KNOBLOCH Jean (?-1527) 

Imprimeur

Jean Knobloch, natif de Zofingen en Suisse, devint bourgeois de Strasbourg en 1501, eut bientôt une imprimerie florissante d'où sortirent 200 ouvrages en latin et 70 en allemand comprenant toutes les branches des connaissances, la théologie, la littérature classique des auteurs anciens et les oeuvres des humanistes. Il occupait différents artistes pour orner ses livres de gravures, entre autres Hans Baldung Grien et Urs Graf. A signaler son livre sur l'art culinaire (Kiichenmeisterei). Sa production cessa en 1527.

 

KOCH Christophe-Guillaume

(1737-1813)

Professeur de droit

originaire de Bouxwiller. il publia son Tableau des révolutions de l'Europe depuis le bouleversement de l'Empire romain jusqu'à nos jours qui lui valut la célébrité. Il devint professeur de droit à Strasbourg, Recteur de l'Université en 1787 et acquit une renommée européenne comme juriste. Elu député aux Etats-Généraux en 1789, il défendit avec succès les intérêts des protestants alsaciens, fut longtemps incarcéré au temps de la Terreur et honoré grandement dans les dernières années de sa vie (Recteur honoraire de la nouvelle Académie de Strasbourg et président du Conseil académique). Il publia encore l'histoire des traités de paix entre les puissances de l'Europe depuis la paix de Westphalie (1796, 4 volumes) et des traités de paix entre la France et les puissances étrangères (1802, 2 volumes).



KOCH Alphonse (1900-1967)

Religieux et musicologue

né à. Erstein en 1900. Après ses études théologiques et sa formation musicale par F.X. Mathias, prêtre en 1923, Hoch créa en 1928 le nouveau chœur mixte de la cathédrale. Tempérament plein de fougue, fascinant son auditoire, doué d'un talent d'organisateur, il fit de ce choeur un ensemble magnifique. Dès avant la dernière guerre, il donna de grands concerts à Salzburg, Innsbruck, Vienne, Lucerne;Avignon, Aix-en-Provence, Lyon, Toulouse, Nice, etc., et reprit cette activité après le conflit. A côté des grandes manifestations à la cathédrale de Strasbourg, il fit encore des tournées de concerts accueillies avec enthousiasme en Suisse, Belgique, Italie et assura à son choeur une renommée européenne. Nommé prélat en 1950, Mgr. Hoch mourut des suites d'un accident en 1967.



KOEBERLE Eugène (1829-1915)

Professeur de chirurgie, archéologue et historien

né à Sélestat devint un chirurgien extrêmement habile. Il entreprit avec succès des opérations qu'on n'avait pas osé faire jusque-là. D'une adresse et d'une dextérité étonnantes, il prit également des précautions minutieuses. Il devint le premier médecin de la chirurgie abdominale. Ses succès eurent un grand retentissement. On l'a appelé le plus grand chirurgien de la seconde moitié du XIXe' siècle. Mais après 1870, le docteur Koeberlé ne voulut pas accepter un poste de professeur à l'Université allemande. Il cessa de pratiquer, se tourna vers la poésie, l'archéologie et l'histoire (fouilles au Mur païen du Mont Sainte-Odile).



 

KOECHLIN Samuel

(1719-1772)

Industriel

fut un des fondateurs de l'industrie des indiennes en 1746. Le 10 septembre 1719 nait Samuel à Mulhouse. Lorsqu'il a six mois, ses deux parents (Samuel Koechlin, hôtelier du Cerf à Mulhouse, et sa femme Esther Maring, de Bâle) meurent tous les deux en l'espace de quelques jours du typhus. Samuel est recueilli par son grand-père qui est hôteliers à Mulhouse. A 26 ans, il créé une manufacture d'indiennes (étoffes imprimées), en association avec d'autres jeunes entrepreneurs : Jean-Jacques Schmaltzer, Jean-Henri Dollfus et Jean-Jacques Feer. Il fait par la suite fortune. Financier et commerçant habile, il emprunte à Bâle de l'argent à faible taux d'intérêt pour le re-prêter à Mulhouse et aux environs à un taux plus élevé. Il sait également habillement spéculer sur les marchés du blé et du vin ainsi que sur les terres. Samuel est également à l'origine d'une nombreuse postérité. Il aura une importante descendance et est considéré comme l'ancêtre commun à tous les Koechlin actuels.



KOECHLIN Jean (1746-1836)

Industriel,

né en 1746, fils du précédant il créa la nouvelle maison de toiles peintes Frères Koechlin et étendit son industrie également à Wesserling. Il mourut en 1836.



 

KOECHLIN Nicolas

(1781-1852)

Industriel

né en 1781 et fils du précédant, il fonda en 1802 une nouvelle maison d'impression d'étoffes, sous le nom de Nicolas Koechlin frères, qui à son tour eut une grande renommée. Nicolas Koechlin resta le directeur habile et l'âme de la vaste entreprise. Plein d'initiative, il construisit de 1837 à 1839 le premier chemin de fer en Alsace, de Mulhouse à Thann, puis obtint en 1838 la concession pour la construction de la voie ferrée de Strasbourg à Bâle. Grâce à son énergie et à sa persévérance, il triompha de toutes les difficultés et l'acheva en 1841. Nicolas Koechlin mourut en 1852.



KOECHLIN André (1789-1875)

Industriel

La première locomotive destinée à la voie ferrée de Mulhouse à Thann, le « Napoléon », sortit de l'atelier de fonderie et de construction mécanique, fondé en 1836 par André Koechlin, deuxième fils de Jean, né. en 1789. En 1818, celui-ci se trouva à la maison Dollfus-Mieg, qui sous sa direction connut un grand accroissement, puis il s'en sépara et fonda avec Matthias Mieg et Henri Bock un nouvel établissement pour la fonte des métaux et la construction de toutes sortes de machines (pour l'industrie textile, locomotives, wagons de chemin de fer) ; le nom de « Fonderie » est resté. André Koechlin, aux idées saines et pratiques, très énergique, devint également maire de Mulhouse après la révolution de 1830, député en 1830, 1841, 1846. Il mourut en 1875 à 86 ans.



 

KOECHLIN Maurice (1856-1946)

Ingénieur

é le 8 mars 1856 à Buhl, près de Guebwiller. Après des études au lycée de Mulhouse puis à l'école polytechnique de Zurich, il intègre en tant qu'ingénieur la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est.
Ici, une précision s'impose : certaines biographies présentent Maurice Koechlin comme franco-suisse. L'une des descendantes de la famille en a fournit l'explication : voulant éviter de tomber sous hégémonie allemande, toute la famille Koechlin a pris la nationalité hevétique après l'annexion de 1870. Après 1918 ils ont repris la nationalité française. Le 1er novembre 1879, il devient chef du bureau d'études de la société G. Eiffel et Cie, spécialisée dans la construction métallique et les travaux publics. Entre 1880 et 1884, il participe à l'élaboration du projet et à la construction du viaduc ferroviaire de Garabit (Cantal), puis il conçoit l'ossature métallique de "La liberté éclairant le monde" du sculpteur colmarien Bartholdi. En 1884 est décidée la tenue d'une Exposition Universelle à Paris en 1889. Koechlin et l'un de ses collègues ingénieur ont alors l'idée de construire une grande tour métallique au centre de cette exposition. Ils la soumettent à Gustave Eiffel, qui ne s'y intéresse pas, mais leur permet néanmoins d'en poursuivre l'étude. En collaboration avec l'architecte en chef des projets de l'entreprise, Stephen Sauvestre (qui lui donne la forme que nous connaissons) ils réalisent alors un dessin à l'échelle qui est présenté au Commissaire général de l'Exposition des Arts Décoratifs qui acceptent le projet. Et cette fois-ci, Eiffel s'y associe à condition d'être le premier nommé sur le brevet déposé en septembre 1884. Ils lui cèdent également leurs parts de propriété sur le projet et, en contrepartie, Eiffel prend à sa charge les frais entraînés par le brevet et s'engage à leur verser 1% des sommes "lui seront payées pour les diverses parties de la construction". En 1893, après une assemblée générale extraordinaire qui décide d'une réduction de capital de la société (devenue entre-temps Compagnie des Etablissements Eiffel), Gustave Eiffel quitte la présidence du conseil d'administration. Maurice Koechlin lui succède à ce poste. Il décède le 14 janvier 1946 à Veytaux en Suisse.



 

KORUM Michel-Félix (1840-1921)

Religieux

eut une carrière différente. Né en 1840 à Wickerschwihr et ayant passé sa jeunesse à Colmar, il se consacra à l'état ecclésiastique, devint professeur de philosophie au Collège Saint-Etienne à Strasbourg, puis au Grand Sémi­naire. Il vécut le terrible bombardement de la ville en 1870, voulut après la guerre opter pour la France, mais Mgr. Raess le retint en Alsace. Il resta professeur au Grand Séminaire, collabora activement avec Mgr. Stumpf, devint en 1872 prédicateur de langue française à la cathédrale et attira un public nombreux. Nommé archiprêtre de la cathédrale en 1880, il se mit activement à la. tâche. Mais alors survint un événement qui changea le cours de sa vie. Il fut proposé pour l'évêché de Trèves, vacant depuis de longues années par suite du « Kultur­kampf ». Korum écrivit une longue lettre au pape (1881) pour refuser en tant qu'Alsacien la charge d'un évêché allemand. Mais Léon XIII le fit venir à Rome, le sacra évêque, et Korum dut obéir à l'ordre papal. A Trèves il réorganisa l'évêché, s'attela à la tâche difficile de tout son coeur et devint étroitement uni à son évêché. Comptant parmi les grands princes de l'Eglise au début du XXe siècle, il exerça une grande autorité dans les affaires religieuses et condamna également le nationalisme, fléau de notre temps. Il mourut à Trèves en 1921.



KUDER René (1882-1962)

Peintre

né en 1882 à Villé. Après ses études à l'Académie de Munich (1905-1908) où Feuerstein était un de ses maîtres, et après avoir séjourné à Paris (1912), il développa un art vigoureux. Dès avant la première guerre mondiale, il se signala par son réalisme, en particulier dans ses réalisations de groupes de paysans, d'artisans ou d'ouvriers au travail. Son époque la plus féconde se situe après 1918. Il décora de nombreuses églises (Grendelbruch, Cernay, Moosch, la chapelle du Hasenrain à Mulhouse, Sainte-Madeleine à Stras­bourg, le Grand Séminaire, des tableaux à Thierenbach, à Marlenheim) ; de même il réalisa bon nombre de cartons de vitraux. Dans ses peintures d'église ses saints sont des hommes du peuple avec leurs difficultés et leurs peines. Il se différencia ainsi très nettement de l'art de Feuerstein. En outre, Kuder réalisa quantité de dessins et illustrations. Dans ses aquarelles et huiles d'une étonnante virtuosité règne une lumière argentée très fine témoignant d'une maîtrise technique étonnante. On aime citer ses albums Ponts de Paris et Versailles, mais on revient toujours à ses types de villageois aux visages expressifs, aux mains calleuses, aux attitudes réalistes ; la population entière de l'Alsace y revit. René Kuder mourut en 1962.



KUHLMANN Charles-Frédéric (1803-1881)

Industriel

Le chimiste Charles-Frédéric Kuhlmann, né à Colmar en 1803, fit des recherches très poussées sur les matières tinctoriales à utiliser dans l'industrie. Dès 1823, il occupa à Lille une chaire de chimie appliquée. Puis, avec le concours de riches teinturiers, les frères Descat, il fonda à Loos près de Lille une fabrique de produits chimiques (1826) à laquelle s'ajoutèrent d'autres établissements chimiques. En peu d'années, il devint un des chimistes les plus inventifs et influença très positivement l'industrie dans le nord de la France. Président de la Société Industrielle de Lille, membre de l'Institut, il publia de nombreuses études savantes ; il mourut à Lille en 1881.

 

KUSS Emile (1815-1871)

Professeur de médecine et homme politique

né à Strasbourg en 1815, médecin, professeur à la Faculté de médecine dès 1848, républicain et adversaire du gouvernement de Napoléon III. Lors de l'effondrement de l'Empire, Küss fut nommé membre de la nouvelle commission municipale de Strasbourg et, le 13 septembre 1870, maire de la ville. Mais les événements terribles, le siège, le bombardement, les destructions l'avaient profondément affecté. Elu député à l'Assemblée Nationale qui siégeait à Bordeaux, il mourut, le coeur brisé, dans cette ville, le 1er mars 1871, le jour même où l'Assemblée ratifia la cession de l'Alsace à l'Allemagne.



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1er novembre 2012

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Communiqués

 

 

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L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 aura lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 . Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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