Photo Claude HEYM
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BOECKEL Théodore (1802-1869)

Médecin

Né en 1802, mort en 1869, devenu médecin cantonal de Strasbourg, l'ut le médecin des pauvres et des déshérités de la vie, auxquels il prodigua ses soins. 


 

BOECKEL Eugène (1831-1900)

Chirurgien

« le grand Boeckel » opérateur fameux, se vit à 27 ans chargé de cours d'anatomie et de médecine opératoire. Rapidement, il acquit une grande réputation de chirurgien. Dès 1863, il publia son Traité des résections. Après 1872, il assura le service de chirurgien en chef de l'hôpital de Strasbourg pendant trente ans, donnant aux nombreux étudiants l'exemple d'une personnalité pour laquelle l'exercice de la médecine était un sacerdoce. Il laissa de nombreuses publications sur des questions de chirurgie.

 

BOELLMANN Léon (1862-1896)

Compositeur et organiste

Né à Ensisheim en 1862, fit son éducation musicale à Paris et s'y établit. Il eut le double talent de virtuose et de compositeur. Dès 1881, il était organiste de l'église Saint-Vincent-de-Paul et se fit rapidement un nom par ses compositions, ses variations symphoniques, sa Fantaisie dialoguée pour orgue et orchestre, ses Motets pour offices divins, ses Douze suites pour orgues et d'autres compositions qui le classent parmi les premiers compositeurs français, mais il mourut subitement à 35 ans en 1897



 

BOESWILLWALD Emile (1815-1896)

Architecte 

Né à Strasbourg en 1815, séjourna dès 1842 à Paris comme attaché à la Commission des Monuments historiques. En 1845, il devint inspecteur à Notre-Dame, puis restaurateur de nombreuses cathédrales françaises. Chartres, Orléans, Laon, Sainte-Cha­pelle, de même en Alsace, particulièrement de Saint-Florent de Niederhaslach. Il remplaça Viollet-le-Duc dans les fonctions d'inspecteur général des Monuments historiques de France et mourut à Paris en 1896. Son fils Paul fut également un architecte reconnu et son petit-fils fut Emile Artus, le peintre .

 



BONGART Hans (1480-1549)

Sculpteur 

Hans Bongart de Colmar est connu à partir de 1511 (il est peut-être né vers 1480). En 1518, il conclut avec le magistrat de Kaysersberg le contrat pour la réalisation d'un grand maître-autel auquel il travailla sans doute pendant plusieurs années et qui reste l'oeuvre intacte la plus remarquable en Alsace. Peut-être a-t-il créé aussi la belle pierre tombale du chevalier Jacques de Hattstatt et de son épouse Marie de Rathsamhausen (morts en 1517 et 1518), à l'église de Soultzbach. Il mourut en 1549.

 


de BOUG (?-1775)

Homme politique et auteur 

Né à Delle, premier président du Conseil à partir de 1768 et mort à Colmar en 1775. Il fit paraître les Ordonnances d'Alsace, 1657-1770 en 2 volumes (Colmar 1775). Il possédait des biens étendus à Orsch­willer (il s'appelait de Boug d'Orschwiller) et le château du Haut-Kœnigsbourg en ruines.



 

BOURGEOIS Joseph (1857-1945)

Militaire et homme politique

originaire de Sainte-Marie-aux-Mines, accomplit, après sa sortie de l'Ecole Polytechnique, des missions topographiques en Algérie, à Madagascar et en d'autres colonies, devint professeur à l'Ecole Polytechnique (1905) et directeur du Service géographique de l'armée en 1911. Général de division, il fut directeur de l'artillerie en 1915, sénateur du Haut-Rhin de 1920 à 1936. 

 

BRAND Charles Amarin (1920-?)

Religieux

Né à Mulhouse. Il a été ordonné à Clermont-Ferrand, au cœur de la seconde guerre mondiale, le 11 juillet 1943, au titre du diocèse de Strasbourg. En 1946, il est nommé secrétaire de Mgr Gaudel, évêque de Fréjus-Toulon tout en étant aumônier militaire des camps de Fréjus-Saint-Raphaël. En 1955, il est incardiné au diocèse de Fréjus et devient vicaire général de ce diocèse et responsable de l'aumônerie de l'enseignement public. Nommé évêque auxiliaire de Fréjus-Toulon le 28 décembre 1971, il est consacré à Rome par le pape Paul VI le 13 février 1972. Le 26 août 1976, il est nommé évêque auxiliaire de Strasbourg. Il est ensuite nommé archevêque de Monaco le 31 juillet 1981. Dans ce diocèse, il préside notamment les funérailles de Grace Kelly. Le 16 juillet 1984, il revient à Strasbourg où il est nommé Archevêque-évêque de Strasbourg et s'installe officiellement le 20 octobre 1984. Le 8 octobre 1988, il devient archevêque de Strasbourg lors de la visite de Jean-Paul II qui élève le diocèse au rang d'archevêché. Il prend sa retraite le 23 novembre 1997, après l'installation de son successeur Mgr Joseph Doré. Sa devise " In nexu communionis" (dans le lien de la communion )

 

BRANT Sébastien (1458-1522)

Homme politique et humaniste

Sébastien Brant, est né à Strasbourg en 1458, qui édita, jeune encore, des oeuvres de jurisprudence, de philosophie et de théologie. Esprit pétillant, il publia en 1494, à Bâle, son célèbre ouvrage en allemand Das Narrenschiff (La Nef des fous) dans lequel il s'attaqua à tous les travers de ses contemporains L'oeuvre fut traduite dans toutes les langues et assura à son auteur une grande célébrité. En 1500, Brant revint à Strasbourg pour y occuper le poste de greffier-syndic de la ville et y influença fortement la vie publique et culturelle. Brant fut chargé de nombreuses missions diplomatiques. L'empereur Maximilien Ier le tint en grande estime, le nomma conseiller assesseur à la Chambre impériale de Spire et comte palatin. Resté profondé­ment attaché à l'Eglise, Brant mourut en 1521



 

BRENDEL François-Antoine (1765-1813)

Religieux

en 1765 et professeur de droit canon. En 1791, il prêta le serment constitutionnel et fut élu évêque de Strasbourg. Emprisonné sous la Terreur, Brendel se retira et mourut en 1799. Il n'eut un successeur que quelques années après dans la personne de Jean-Pierre Saurine, originaire des Landes, né en 1733, mal accueilli par la population catholique (1802) ; il finit cependant par la gagner en défendant énergiquement le pape et le clergé de son diocèse contre la police impériale ; il mourut en 1813.

 

BRION Gustave (1824-1877)

Peintre

né à Rothau d'une famille de pasteurs , fréquenta d'abord l'atelier de Gabriel Guérin à Stras­bourg, puis se rendit en 1850 à Paris et s'y fixa définitivement. Il devint le peintre de la vie alsacienne, de scènes d'intérieur, de noces, de costumes, de tableaux de genre. On aime la profondeur du sentiment, les compositions plaisantes, bien construites, la lumière bien distribuée, les ensembles harmonieux (les Pèlerins du Mont Sainte-Odile, Noce alsacienne, le Benedicite, la Lecture de la Bible, la Danse du coq). Il illustra en outre des livres de Victor Hugo à la grande satisfaction de l'auteur (les Misérables, Notre-Dame de Paris). Comme plusieurs de ses collègues il a fait connaître l'Alsace à Paris et en France.

 

BRION Frédérique (1752-1813)

Egéride

née le 19 avril 1752 à Niederroedern, près de Seltz, dans le Bas-Rhin.A quoi cette célébrité, pour ne pas parler de popularité, tient-elle ? Pourquoi de nombreux ouvrages lui ont-ils été consacrés ? Même le grand Franz Lehar, le compositeur de "La veuve joyeuse", lui a dédié une opérette "Friederike" ! Frédérique était le troisième enfant du pasteur Jean Jacques Brion. En 1760, le pasteur est nommé à Sessenheim, à une trentaine de kilomètres au nord de Strasbourg. Là, au presbytère, il accueillait fréquemment des voyageurs de passage. C'est ainsi qu'il vit débarquer, un jour de l'automne 1771, Friedrich Leopold Weyland, un étudiant en médecine de la faculté de Strasbourg, qui faisait visiter la région à l'un de ses amis, un jeune allemand venu étudier le droit dans la capitale alsacienne, Johann Wolfgang von Goethe. Coup de foudre et début de ce que nos voisins d'outre-Rhin appellent "la plus grande histoire d'amour de l'histoire de la littérature" ! Durant son séjour strasbourgeois, Goethe allait faire de fréquentes "folles chevauchées" (comme il les qualifiait lui-même, en français dans le texte) vers Sessenheim pour voir Frédérique. C'est pour elle qu'il écrit ces premiers poèmes dont le célébrissime "Heideröslein". C'est aussi grâce à leur rencontre qu'une tradition typiquement alsacienne s'est répandue à travers l'Allemagne d'abord, le monde ensuite. Invité à partager le réveillon de Noël avec la famille du pasteur, Goethe découvre cette tradition du réveillon autour du sapin. Il en est à ce point marqué, qu'il en fera une scène-clé de son roman "Die Leiden des jungen Werthers" (les souffrances du jeune Werther), le premier vrai best-seller de l'histoire de la littérature (il y avait bien eu la Bible, mais bon... Peut-on parler de littérature ?). Le succès du roman est phénoménal : les jeunes gens s'habillent en bleu et jaune comme le héros, les jeunes filles adoptent les robes roses de Charlotte... Dans le roman, Werther se suicide : il y aura un vague de suicides... Rien d'étonnant donc (et tellement moins dangereux) de voir le réveillon reconstitué dans de nombreux foyers ! Mais n'importe quel bon alsacien vous le dire, la vie est comme un chapelet de saucisses, une succession de moments avec leur début et leur fin. Et cette histoire d'amour, aussi intense fut-elle, s'acheva lorsque Goethe rentra à Stuttgart. Il fit ses adieux à Frédérique le 7 août 1771. Frédérique ne se maria jamais, elle vécut à Sessenheim jusqu'au décès de son père puis avec sa jeune soeur et son frère, également pasteur, suivant ce dernier dans ses différents ministères. De santé fragile, elle décéda le 3 avril 1813 à Meissenheim, près de Lahr, en Allemagne, non loin de la frontière française. C'est là qu'elle fut enterrée. Lors d'un voyage en Suisse, en 1779, Goethe fit un crochet par Sessenheim pour la revoir. D'autres sources évoquent une seconde rencontre, en 1782, à l'occasion du mariage de la soeur aînée de Frédérique, mais la page amoureuse était tournée, du moins pour le poète. Un autre célèbre poète allemand, Jakob Michael Reinhold Lenz, qui lui aussi séjournait à Strasbourg, tombera également amoureux d'elle, mais sans retour.

 

BRUAT Armand-Joseph (1796-1855)  Militaire et gouverneur

Né à Colmar en 1796, se distingua comme officier de marine à différentes batailles navales, notamment à Navarin (1827). Montant rapidement en grade, il fut nommé gouverneur à Tahiti (1843). Contre-amiral en 1846, il devint préfet maritime de Toulon, en 1849 gouverneur général des Antilles françaises (Martinique et Guadeloupe). Comme vice-amiral il commanda l'escadre française de l'Atlantique en 1854, puis se distingua comme commandant en chef de la flotte à la guerre de Crimée et fut nommé amiral, mais il succomba à une attaque de choléra sur le chemin du retour (novembre 1855).

 

BRUNCK de FREUDECK Richard (1899-1949)

Graveur

C'est seulement après 1918 qu'il vint en Alsace où la famille avait une propriété à Gueberschwihr. Le pays allait alors exercer une forte influence sur lui : il réalisa ses splendides gravures de la cathédrale de Strasbourg (1934) et du Mont Sainte-Odile, d'après des poésies des frères Matthis. D'une haute élévation de pensée, animé d'un vrai mysticisme, l'artiste vivant intensément en compagnie des plus grands poètes (Odyssée, Agamemnon, le deuxième Faust avec 22 illustrations), créa les gravures extraordinaires des Sept péchés capitaux, le Livre d'heures de Créateur d'images (74 pages de texte et de dessins), en 1944 les eaux-fortes du Porche du Mystère de la deuxième vertu de Ch. Péguy, la Vita Nova de Dante, dernier cycle d'illustrations (une trentaine). Il fut le plus grand graveur alsacien depuis la Renaissance.

 

BRUNFELS Otto (1488-1534)

Botaniste

Otto Brunfels, né vers 1488 au château de ce nom près de Mayence. En 1524, il devint professeur de botanique à Strasbourg et en 1530 occupa une chaire de professeur de médecine. Mais avant tout botaniste, il publia en 1532 un grand ouvrage Herbarum vivae icones, Contrafayt Krâuterbuch, dans lequel se trouvent représentées de nombreuses plantes dessinées avec exactitude d'après nature. Brunfels quitta Strasbourg en 1533, pour devenir médecin de la ville de Berne, où il mourut en 1534.

 

BUCER Martin (1491-1551)

Religieux

Martin Bucer, né à Sélestat en 1491, dont l'activité dépassa de beaucoup le cadre alsacien. Après ses études à l'école humaniste de sa ville natale, il entra dans l'Ordre des Dominicains où il se fit remarquer par ses connaissances en grec et en hébreu. Dès 1520 il commença à prêcher dans le sens de Luther. Depuis 1523 à Strasbourg, il gagna rapidement une grande notoriété et une influence prépondérante ; avec Zell et Capito il réalisa la Réforme à Strasbourg. Il aida puissamment à organiser la nouvelle église et élabora son règlement. Mais, au-delà de Strasbourg, il est à considérer avec Luther et Mélanchton comme le réformateur le plus actif et le plus influent en Allemagne. Esprit conciliant et pacifique, il désirait l'union des différentes églises issues de la Réforme, fit de grands efforts pour rapprocher Luther et Zwingle. Diplomate adroit et averti, d'une grand esprit d'initiative, il participa à de nombreuses réunions religieuses, à des controverses et négociations ; il contribua fortement à l'organisation des églises à Augsbourg et à Ulm, au pays de Hesse et à Cologne ; l'Allemagne du sud suivit presque entièrement ses directives. Il assista aux assemblées des protestants à Smalkalde en 1537, aux diètes impériales, aux conférences entre protestants et catholiques (à Haguenau en 1540). Ayant refusé de souscrire à la formule de l'Interim, acceptée par Strasbourg (1548), il se vit ainsi obligé de quitter la ville. Appelé par l'archevêque Cranmer de Cantorbéry, il se rendit en Angleterre (1549) et obtint un poste de professeur à Cambridge ; là aussi il s'adonna à la construction et à l'organisation de la Réforme. D'une intelligence remarquable, Bucer écrivit de nombreux traités et entretint une correspon­dance abondante. Parmi ses publications, son De Regno Christi, dédié au roi d'Angleterre, est écrit avec science et talent. Bucer mourut à Cambridge en 1551.

 

BUGATTI Ettore (1881-1947)

Industriel

Ettore Bugatti naît en 1881 au Castello Sforzo à Milan en Italie dans une famille d'artistes italiens. Il est le fils de l'ébéniste designer artiste italien Carlo Bugatti et de Thérèsa Lorioli. Il a une sœur aîné Deanice Bugatti et un frère cadet, le célèbre sculpteur Rembrandt Bugatti né en 1884. Il est également le neveu du peintre Giovanni Segantini et son grand-père paternel Giovanni Luigi Bugatti est un sculpteur et architecte renommé en Italie. Sa famille s'établit rapidement à Milan où il passe toute son enfance. Après des études classiques, il fréquente l'Académie des Beaux-Arts Brera de Milan où il étudie la sculpture avec son frère Rembrandt Bugatti. Il épouse, en 1907, Barbara Maria Guiseppina Mascherpa Bolzoni, avec laquelle il aura quatre enfants, deux fils et deux filles. Après la mort de sa première femme, Ettore épouse en secondes noces Geneviève Marguerite Delcuze en 1946. Elle lui donnera une fille, Thérèse, née en 1942 et un fils, Michel, né en 1945. En 1895, alors qu'il est âgé de 14 ans, on lui offre un tricycle à moteur qu'il modifie. Il se découvre une passion pour la mécanique. En 1898, âgé de 17 ans, il entre en apprentissage dans la fabrique de bicyclette milanaise Prinetti & Stucchi. Il y fabriquera au cours des années suivantes son premier tricycle motorisé, équipé de deux moteurs De-Dion destiné à la compétition. En 1899, il monte son premier véhicule à quatre roues: la Type 1 (nom qu'on lui donna plus tard) est propulsée par quatre moteurs implantés de part et d'autre de l'essieu arrière. Il participe ensuite, âgé de 18 ans, à des courses d'automobiles et de motos/tricycles en Italie du nord et développe son goût pour la vitesse. Il pilote lui-même son bolide et finit second de la course Paris-Bordeaux à la vitesse moyenne de 80 km/h. En 1900, il fabrique sa première automobile avec l'appui financier du comte Gulinelli, une Bugatti Type 2 équipée d'un 4-cylindres, 3 000 cm3 pour 60 km/h avec une boite à quatre rapports et une marche arrière. Financée par les frères Gulinelli, elle est si remarquable qu'elle lui vaudra un prix sur une exposition de renom à Milan où il obtient une médaille et se fait remarquer par le richissime industriel alsacien Baron de Dietrich qui est enthousiasmé. En 1902 la société alsacienne De Dietrich le recrute comme associé pour concevoir des voitures au côté du pionnier inventeur de voiture Amédée Bollée et d'Émile Mathis pour la commercialisation. La responsabilité technique pour la construction de la production automobile est confiée à Bugatti. N'ayant pas atteint l'âge de la majorité, c'est son père Carlo Bugatti qui signera le contrat d'embauche. La société Dietrich Bugatti s'installe à Reichshoffen à 50 km au nord de Strasbourg en Alsace. Il améliore sa Bugatti Type 2 puis conçoit et produit les Dietrich Bugatti Type 3, Type 4, Type 5, Type 6 et Type 7 vendues à environ 100 exemplaires. Dans un reportage sur la famille De Dietrich, il est fait état d'une dispute entre De Dietrich et Ettore Bugatti. De Dietrich lui aurait dit que les voitures que produisait Bugatti n'avaient pas de bons freins, ce à quoi Bugatti aurait répondu « Mes voitures sont faites pour avancer ». En 1904, De Dietrich abandonne l'industrie automobile. Ettore Bugatti s'associe alors à Émile Mathis pour poursuivre l'aventure avec la marque d'automobile populaire de grande série Mathis à Graffenstaden, à 10 km au sud de Strasbourg. Fabriquées par la SACM à Illkirch-Graffenstaden et baptisées « Hermès », elles ressemblent à des De Dietrich-Bugatti. En 1906, il se sépare de son associé Émile Mathis pour se consacrer aux voitures de sport et de prestige. Le 1er septembre, il s'associe un temps avec le constructeur automobile Deutz à Cologne en Allemagne avec qui il conçoit les Bugatti Type 8 et Type 94 sans succès commercial. Il poursuis ses recherches personnelles qui aboutissent en 1908 à la sortie du premier « pur-sang », la Type 10, appelée familièrement « la baignoire » en raison de sa forme, et aussi « le homard » par la famille Bugatti en raison de sa couleur rouge orangée. La Type 10 est créée dans le sous-sol de sa maison à Cologne-Mülheim. Destinée à la compétition automobile et munie d'un moteur d'1,2 litre de cylindrée développant 12 ch, c'est un véhicule très léger qu'il produira plus tard sous son propre nom. En 1909, son premier fils Jean Bugatti naît le 15 janvier. Ettore fonde sa propre marque, Bugatti, en décembre à Molsheim-Dorlisheim en Alsace, alors allemande, à 20 km à l'ouest de Strasbourg et s'installe dans une somptueuse villa. En 1910, Bugatti remporte un vif succès au Salon de l'automobile de Paris grâce à des caractéristiques techniques avancées, une haute qualité de finition, un haut niveau d'esthétique, de design et de prix. Il poursuit et enchaîne les modèles de course et de luxe avec la Bugatti Type 13 de 1 327 cm3, quatre cylindres et 95 km/h, qui remporte plus de quarante courses en quatre ans malgré sa faible cylindrée grâce à son poids plume et sa tenue de route exceptionnelle. Il en vendra cinq exemplaires. En 1911 alors qu'il a vendu soixante-quinze Bugatti en Europe il s'associe avec Peugeot et conçoit la Peugeot Bébé dont 3 095 exemplaires sont vendus. De 1914 à 1918 pendant la Première Guerre mondiale, Ettore Bugatti quitte l'Alsace pour s'exiler à Milan puis rentre à Paris en France pour qui il conçoit des moteurs d'avion de 16 cylindres en deux rangées de huit. L'aviation américaine acquiert la licence de ce moteur exceptionnel pour en fabriquer 5 000. Elle en fabrique finalement cinquante en raison de la fin du conflit. À l'issue de la guerre, il retourne à Molsheim, devenue française, et ouvre une fabrique sur l'ancien site. En 1924 il présente en août sa fameuse Bugatti Type 35 au Grand Prix automobile de France à Lyon. Une voiture aux performances d'avant-garde dotée d'un compresseur pilotée par des pilotes d'usine et privés qui remportent avec ses variantes plus de 2 000 victoires en compétition (record inégalé à ce jour) et qui lui apporte la gloire et la prospérité. Parallèlement les modèles routiers bénéficient des enseignements de la compétition et adopte l'arbre à cames en tête et trois soupapes par cylindres. Jean Bugatti travaille très tôt au côté de son père au bureau d'étude de l'usine qu'il est destiné à pérenniser. Il se révèle rapidement doté au moins du même génie d'artiste designer que son père en dessinant les carrosseries les plus élégantes qui aient jamais habillé un châssis Bugatti. Il fait preuve également de génie en mécanique et contribue à l'innovation des voitures produites par son père qu'il stimule. En 1926, Ettore et Jean conçoivent les Bugatti Type 37 et Bugatti Type 40 ainsi que l'extraordinaire Bugatti Type 41, la « Royale . Construite pour l'élite des monarques et chefs d'état de la planète, son moteur développe 300 chevaux pour une cylindrée de 12 763 cm3 et est proposée à un prix de 500 000 Francs. C'est un échec commercial cuisant, aucun monarque ne l'achète ; la démesure ainsi que quelques problèmes de mise au point font que ce fut un échec. Sur les six exemplaires fabriqués, trois seulement seront vendus et les trois autres sont conservés à l'usine, dont le coupé Napoléon personnel d'Ettore. Ettore commence alors à se détacher de Bugatti et confie de plus en plus de responsabilité à son fils Jean. En 1927, Ettore et Jean conçoivent les Bugatti Type 43 (8 cylindres, vitesse hallucinante pour l'époque de 170 km/h), les Bugatti Type 44 avec plus de 1 000 exemplaires vendus, et Bugatti Type 45 en 1929 (16 cylindres, 48 soupapes, double compresseurs dessinés par Jean). De 1929 à 1936 sort la série Bugatti Type 46 ou « Petite Royale », dernier modèle conçu par lui-même, équipée de 8 cylindres de 5,3 litres vendue à 500 exemplaires. Les suivantes sont toutes conçues par Jean Bugatti, toujours plus belles et plus fiables : Bugatti Type 49, Bugatti Type 50 avec compresseur, double carburateur, deux soupapes par cylindre en V. Puis Bugatti Type 55 toujours équipés de 8 cylindres avec un double arbre à cames en tête. En 1931, Ettore Bugatti sauve son usine de la faillite dans les années noires de l'après crise de 1929 en fabriquant 80 autorail Bugatti très lucratifs à base des moteurs de Bugatti Royale Type 41 de 12,7 litres couplé par quatre pour une vitesse record en 1934 de 192 km/h. Il tente de concevoir également un avion De Monge-Bugatti qui ne vola jamais à cause de la Seconde Guerre mondiale. En 1934, les Bugatti Type 57, parmi les voitures les plus luxueuses des années 1930, sont produites à 700 exemplaires avec différentes variantes : berline Galibier, coupé Atalante, coach Ventoux, cabriolet Stelvio de 140 à 200 chevaux avec compresseur pour 210 km/h. Les Bugatti Type 51 sont produites pour la compétition, évolution des célèbres Bugatti Type 35 en plus puissantes grâce aux double arbre à cames en tête qui permettent au moteur d'atteindre 180 chevaux. En 1937 et 1939, Bugatti remporte deux fois les 24 Heures du Mans avec les derniers pilotes français d'usine Jean-Pierre Wimille associé avec Robert Benoist au volant d'une Bugatti Type 51 en 1937 et associé avec Pierre Veyron au volant d'une Bugatti Type 57G en 1939. Pilote d'essai à l'occasion en 1939, Jean Bugatti se tue dramatiquement le 11 août à l'âge de 30 ans au cours des essais d'une Bugatti Type 57C à Duppigheim à 10 km à l'est de l'usine. C'est un drame catastrophique pour Bugatti et pour son père qui ne s'en remettra pas. De 1939 à 1945, durant la Seconde Guerre mondiale, l'usine est annexée par les nazis. La guerre met fin à la production de Molsheim. En 1945, Ettore Bugatti se bat et gagne en justice pour récupérer son usine de Molsheim saisie par l'administration française à la libération. Il tente de redémarrer malgré les dettes et les manques de moyen. Les études des Bugatti Type 73 et Type 78 n'aboutissent pas et l'entreprise vivote. En 1947, Ettore Bugatti meurt d'épuisement des suites d'une congestion cérébrale le 21 août à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine à l'age de 66 ans après avoir déposé 1 000 brevets et fabriqué en 37 ans près de 7 500 voitures de grand luxe et de course toutes entrées dans la légende et devenues des objets cultes de riches collectionneurs. Bugatti est détenteur d'un palmarès sportif jamais égalé avec plus de 10 000 victoires et 37 records. 

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Communiqués

 

L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 a eu lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

Nous avons un nouveau Président

Guy HANSEN

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Projets de la

nouvelle équipe

 

 

Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

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Un projet de refonte de notre site internet est en cours de réflexion et débouchera sur une nouvelle proposition au courant  2018

 

 

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Un projet de permanence mensuelle est à l'étude dans le but de rendre notre équipe dirigeante plus proche de la base et, par la même, de créer une nouvelle synergie.

 

 

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      Stop limite

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