Photo Claude HEYM
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BALDUNG-GRIEN Hans (1484-1545)

Peintre

Hans Baldung Grien naquit en 1484 ou 1485, sans doute à Gmünd en Souabe. Jeune il vint à Strasbourg et y apprit son art, puis il se rendit à Nuremberg à l'atelier d'Albrecht Dürer (1505­1507) avec lequel il se lia d'amitié. Revenu à Strasbourg (au plus tard en 1509), il y passa la plus grande partie de sa vie, devint bourgeois de la ville, entouré d'un grand respect, et y mourut en 1545. Son grand chef-d'oeuvre est le Retable de la cathédrale de Fribourg-en-Brisgau, créé au même moment que le Retable d'Issenheim, de 1512 à 1516. Dans les années suivantes, Baldung Grien oeuvra d'une façon extrêmement féconde et créa de nombreux tableaux religieux, des portraits, des scènes allégoriques et mythologiques. Il réalisa également de nombreux dessins, des gravures sur bois et sur cuivre publiés dans les ouvrages d'alors. Il s'ouvrit de plus en plus largement à l'esprit de la Renaissance, et en même temps, sous l'influence de la Réforme, il abandonna la peinture religieuse. Ses tableaux répandus dans de nombreux musées jouissent d'une très large réputation.

 

de BARTENSTEIN Jean Christophe (1689-1767)

Homme politique  

Le baron Jean-Christophe Bartenstein, de Strasbourg (1689­1767), qui parlait et écrivait couramment le latin, le français et l'allemand, devint conseiller impérial à partir de 1715, conseiller aulique à la chancellerie impériale de Vienne et finalement Secrétaire d'Etat, d'abord de l'empereur Charles VI, qui l'estimait beaucoup, puis de l'impératrice Marie-Thérèse qui prit son avis dans toutes les questions importantes.

 

BARTH Médard (1886-1976)

Religieux et historien

né à Boersch en 1886 d'une famille de viticulteurs modestes, fut professeur au collège Saint­Etienne à Strasbourg jusqu'en 1939. Avec une énergie, un zèle et une ténacité sans pareil, il s'adonna à l'étude approfondie des documents. Collaborateur à partir de 1926 des Archives de l'Eglise d'Alsace, il publia des ouvrages nombreux, tous de haute valeur scientifique qui lui ont valu une vaste renommée : sur sainte Odile (Die hL Odilia, ihr Kult in Volk u. Kirche, 1938), sur l'évêque saint Arbogast (Der hl. Arbogast, Bischof von Strassburg, seine Persônlichkeit u. sein Kult, 1940), sur saint Léon IX, sur les orgues, sur l'histoire de Boersch, sur l'église de Molsheim, sur les incendies et le service des pompiers. Pendant de très longues années, il réunit une documentation extrême­ment détaillée sur la viticulture en Alsace et en publia l'histoire en 1958 (Der Rebbau im Elsass u. die Absatzgebiete semer Weine). A côté de ces oeuvres, son ouvrage capital reste le dictionnaire des paroisses alsaciennes au Moyen Age (Handbuch der elsässische Kirchen im Mittelalter, 1960-1963), 3 volumes de plus de 2 000 pages, vrai travail de bénédictin, un monument. Mgr. M. Barth mourut en 1976 à 90 ans.

 

BARTHOLDI Auguste (1834-1904)

Sculpteur

né à Colmar, qui y érigea dès avant la guerre de 1870 le monument du général Rapp, inauguré en 1856, puis celui de l'amiral Bruat (1864), où l'on pouvait surtout admirer les statues des continents (celle du nègre inspira Albert Schweitzer). Après 1870, installé à Paris, il réalisa de nombreux monuments dans différentes villes de France (Lyon, Marseille, Clermont-Ferrand, etc.), devint « le roi de l'art monumental » et du colossal dont témoignent le lion de Belfort et la statue de la Liberté éclairant le monde dans le port de New-York (elle a 46 m de haut). Bartholdi réalisa encore plusieurs autres ouvrages dans sa ville natale (Roesselmann, Schwendi, Hirn).

 

BAUM Jean-Guillaume (1809-1878)

Religieux et théologien

Né en 1809 à Floheim (Hesse), qui fit ses études à Strasbourg, devint professeur au Gymnase protestant en 1834, au Séminaire en 1839, occupa la chaire d'éloquence sacrée à la Faculté de théologie, remplit les fonctions de pasteur à Saint-Thomas et de président du Consistoire. Il eut une grande renommée comme prédicateur et attira une très forte assistance. Il publia entre autres : Capito und Bucer, Strassburgs Reforma­toren d'après leur correspondance (1860) ; il participa à la publication des oeuvres de Calvin par Ed. Reuss. A partir de 1872, il occupa une chaire de théologie à la nouvelle Université et mourut en 1878.

 

BAUTAIN ?

Religieux et professeur de philosophie

Le philosophe Bautain séjourna à Strasbourg de 1817 à 1837. Esprit d'une grande envergure, professeur de philosophie à l'Université, il se fit prêtre ; par son éloquence et la hauteur de ses vues il attira de nombreux étudiants. L'évêque ayant fondé à Molsheim une école de hautes études religieuses, appelée la « Petite Sorbonne », Bautain en devint directeur. Mais son enseignement paraissant trop avancé, Bautain partit pour Paris où il exerça encore une grande influence sur la vie catholique.

 

de BERCKHEIM Caroline, Louise, Amélie et Frédérique

Les soeurs poètesses et philosophes

  • Caroline-Octavie, l'aînée, née en 1771, épousa plus tard le baron allemand Frédéric-Georges von Stein ;

  • Louise-Henriette, née en 1772, eut pour mari Augustin Périer, plus tard député et pair de France ;

  • Amélie, née en 1778, se maria avec Albert-Frédéric de Dietrich ; la quatrième finalement,

  • Frédérique-Françoise, appelée Fanny, née en 1778, mourut à vingt ans, fiancée au dernier seigneur de Landsberg.

    Leurs Lettres publiées plus tard (Correspondance des Demoiselles de Berckheim et de leurs amies et Journal de Melle Octavie de Berckheim) dépeignent le temps d'alors, les idées morales, philosophiques et religieuses, également les années tourmentées de la Révolution française.

 

de BERCKHEIM Frédéric-Sigismond (1775-1819)

Militaire

né en 1775 à Schoppen­wihr, frère des « demoiselles de Berckheim », était officier de cavalerie de haute valeur. Colonel en 1807 à 32 ans, il se distingua à Friedland, Eckmühl, Esslingen, Wagram et fut fait général de brigade en 1809. Il se distingua encore pendant la campagne de Russie, et lors de la retraite, défendit le passage de la Bérésina. En 1813, il fut nommé général de division et combattit encore en 1815 sous les ordres de Rapp dans l'armée du Rhin. Député en 1816, il mourut en 1819, à 44 ans, épuisé par les blessures et fatigues des nombreuses campagnes.

 

de BERCKHEIM Sigismond-Guillaume (1819-1892)

Militaire

Le baron Sigismond-Guillaume de Berckheim, né en 1819, participa aux campagnes d'Afrique du Nord en 1846 où il devint capitaine. Puis il occupa le poste d'officier d'ordonnance de Napoléon III et se distingua dans les campagnes de Crimée et d'Italie. Général de brigade, il se trouva engagé à Metz pendant la malheureuse guerre de 1870-71, devint général de division en 1871 et mourut à Paris en 1892. A son sujet le général Zurlinden écrivit (La Guerre de 1870, Réflexions et Souvenirs, 1904), « Le général de Berckheim s'était fait à Metz, comme devant Sébastopol, comme en Italie, une réputation bien justifiée par ses admirables qualités de chef et de soldat ».

 

BERNEGGER Mathias (1582-1640)

Professeur d'Histoire

Matthias Bernegger est venu d'Autri­che à Strasbourg en 1598, où il occupa à partir de 1608 la chaire d'histoire et d'éloquence. Il laissa des Commentaires d'auteurs classiques (Tacite, Pline le Jeune).

 

BERNHEIM Hippolyte (1840-1919)

Professeur de psychothérapie par l'hypnose

 né le 17 avril 1840 à Mulhouse. Après des études primaires et secondaires dans sa ville natale, il entre à l'Université de Strasbourg où il obtient son doctorat en médecine en 1867. Nommé la même année maître de conférence, il s'établit comme médecin à Strasbourg. En 1871, il quitte l'Alsace annexée pour s'installer à Nancy où il sera nommé professeur de médecine interne en 1879. En 1882, il découvre les travaux sur l'hypnose d'Ambroise-Auguste Liébeault avec lequel il va fonder l'Ecole de Nancy ou Ecole de la suggestion. Il publie plusieurs ouvrages théorisant l'hypnose et la suggestion avant d'abandonner progressivement la première au profit de la seconde et met au point une méthode qu'il appelle psychothérapie. Ses travaux sont connus dans le monde entier et de nombreux chercheurs viennent le consulter. C'est ainsi qu'Emile Coué (en 1885) et Sigmund Freud (en 1889) viennent approfondir leurs connaissances. Freud traduira d'ailleurs en allemand "De la suggestion dans l'état hypnotique et dans l'état de veille" publié par Bernheim en 1884. Au début du XXe siècle, Hippolyte Bernheim était considéré comme le plus grand psychothérapeute d'Europe. Il décède le 22 février 1919 à Paris.



BIGOT de MOROGUES Marie (1786-1820)

Musicienne

née à Colmar le 2 mars 1786. Ses parents étaient musiciens : son père Joseph, violoncelliste, et sa mère, Catherine (née Leyer), pianiste. C'est avec elle que la petite Marie apprendra le piano. En 1791, la famille s'installe à Neuenburg en Suisse. Quelques années plus tard, elle y fait la connaissance de Paul Bigot de Morogues, un noble breton qui s'y était réfugié en 1800. Elle l'épouse le 9 juillet 1804 et, quelques jours plus tard, le jeune couple part pour Vienne où Paul Bigot de Morogues est engagé comme bibliothécaire de l'ambassadeur du Tsar, le comte Andrej Kyrillovic Rasumovskij. Ce dernier fréquentait de nombreux musiciens, parmi lesquels Beethoven et Salieri, et c'est ainsi que Marie put nouer des contacts dans le milieu musical viennois et faire ses débuts de concertiste. Son talent est rapidement reconnu. La revue musicale "Allgemeine musikalische Zeitung" souligne l'élégance, la légèreté et la délicatesse de son jeu. Beethoven, avec lequel elle se lie d'amitié, lui offre le manuscrit de sa "Sonata Appassionata op. 5" dont elle est la première interprète. En 1809, le couple doit quitter Vienne (les hostilités entre la France et l'Autriche reprennent) et s'installe à Paris. Marie continue sa carrière de concertiste, tout en travaillant la composition avec Cherubini et Auber. Si elle consacre principalement sa carrière pianistique à Mozart et Beethoven, elle s'attache également à faire redécouvrir l'oeuvre de Bach. En 1812, son mari est fait prisonnier à Wilno (Vilnius). Il ne rentrera à Paris qu'en 1817. Pour gagner sa vie, Marie donne des leçons de piano. La réputation de la pédagogue est à la hauteur de celle de la concertiste et les élèves se pressent à ses cours. Parmi eux, Félix et Fanny Mendelssohn qui séjournent à Paris en 1816. De santé fragile, elle décède le 16 septembre 1820. Elle n'a que 34 ans. 

BINGER Louis-Gustave (1856-1936)

Militaire et gouverneur

né à Strasbourg , accom­plit comme officier plusieurs missions scientifiques au Sénégal et au Soudan, explora de 1887 à 1889 la boucle du Niger jusqu'au golfe de Guinée et l'intérieur de la Côte-d'Ivoire dont il devint gouverneur en 1893. En 1891, il publia une carte importante du Soudan occidental et la relation de son voyage « Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi ». En 1897, il fut nommé directeur des affaires d'Afrique au ministère des colonies ; il prit sa retraite en 1907 comme gouverneur général des colonies.

 

BLEICHER Gustave (1838-1901)

Professeur de pharmacie

né à Colmar en 1838, fit des études de pharmacie, mais eut de bonne heure la passion des Sciences Naturelles, spécialement de la géologie, l'anthropologie, la paléontologie et l'archéologie préhistorique. Professeur à l'Ecole supérieure de pharmacie à Nancy en 1876, Doyen en 1898, il mourut en 1901. Parmi ses oeuvres nommons Les Vosges, le sol et les habitants, puis ses Matériaux pour une étude préhistorique de l'Alsace (1877-1883), en collaboration avec le docteur Faudel.

 

BLESSIG Jean-Laurent (1747-1816)

Théologien protestant et professeur de philosophie

travailla surtout pour l'idéal alsacien de « pont entre la France et l'Allemagne ». Aidé par Frédéric Rodolphe Salzmann, il publia de 1776 à 1777 une feuille hebdomadaire Der Biirgerfreund, eine Strassburgische Wochenschrift. Il projeta la création d'une Académie des sciences et belles-lettres (1779), pour faire connaître aux Allemands les oeuvres littéraires et scientifiques françaises et aux Français celles de l'Allemagne, mais il n'arriva pas à la réaliser. A nouveau il reprit, avec F. Salzmann, la publication d'une gazette hebdomadaire (Strassburgische Gelehrten- und Kunstnachrich­ten) qui parut de 1782 à 1785.

 

BLUM Félix (1847-1925)

Religieux et sa descendance

Le rabbin Félix Blum (1847-1925) est né à Bischheim. Il officie à Brumath, Fegersheim, Phalsbourg et Mulhouse 1898. Profondément attaché à la France, il sera plus d'une fois inquiété pour le contenu patriotique de ses discours durant la période d'annexion. Après 1918, il continue la tradition mulhousienne des sermons en langue française. Avec son épouse, Jeannette Lederman, originaire de Fegersheim, il aura cinq enfants : Léon (1878-1930), Émilie, Alice, Laura et Albert. Son fils, Léon Blum (à ne pas confondre avec l'autre, également d'origine alsacienne) est né le 7 décembre 1878 à Fegersheim. Après le collège de Phalsbourg, il poursuit sa scolarité au lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg où il obtient son Abitur à 17 ans. Il passe également un baccalauréat français en Sciences (obtenu avec la mention très bien) à Orléans où vivait une de ses tantes maternelles. A 18 ans, il entre à la Faculté de médecine de Strasbourg. Il complète sa formation médicale par une habilitation en chimie physiologique et une habilitation en médecine interne. A la libération, il devient titulaire de la chaire de médecine interne à la faculté de médecine de Strasbourg où il aura pour étudiant Albert Schweitzer. Lors d'un voyage aux Etats-Unis, en 1922, il découvre l'insulinothérapie : il sera le premier à l'expérimenter en France. Il décède le 6 mars 1930. Le professeur Léon Blum a eu trois enfants : Etienne-Emile (1926, qui prendra le nom de Beaulieu dans la résistance, fondera l'Institut Baulieu et présidera l' Académie des sciences), Suzanne (1929, économiste et directrice de recherche au CNRS, épouse de Mathieu de Brunhoff, le fils du créateur de Babar) Françoise (née en juillet 1930, quatre mois après le décès de son père, directrice de recherche à l'INSERM, spécialiste de la physiopathologie de l'hypophyse et de la prolactine) qui épousera un banquier communiste (directeur général de la Banque commerciale de l'Europe du Nord, la première banque soviétique hors URSS), Gilles Peillon. C'est l'un de leurs fils qui vient d'être nommé ministre de l'Education Nationale : Vincent Peillon. 


 

BOCK Jérome (1498-1560)

Botaniste 

Jérôme Bock, appelé Tragus n'était pas non plus d'origine alsacienne. Il naquit en 1498 à Heidesbach, près de Deux-Ponts. Médecin et pasteur protestant, il avait lui aussi la passion de la botanique. Il publia ses observations recueillies dans la nature, dans le Krâuterbuch de Brunfels, édité en 1539. La deuxième édition sortit en 1551 avec les plantes gravées par Daniel Kandel, les troisième et quatrième éditions furent l'oeuvre de Melchior Sebitz. Grâce à ces hommes, la botanique fit de très grands progrès.

 

BOCKEL Pierre (1914-1995)

Religieux, résistant, écrivain et journaliste

Ordonné prêtre le 24 juin 1943 en la cathédrale Notre-Dame de Fourvière à Lyon, il est également Théologien et écrivain, aumônier de la Brigade Alsace-Lorraine auprès d’André Malraux, fondateur et directeur de la revue Bible et Terre sainte, ancêtre de la revue Le Monde de la Bible, aumônier des étudiants de Strasbourg de 1953 à 1968, archiprêtre de la Cathédrale de Strasbourg de 1967 à 1986, chanoine titulaire du Chapitre de la Cathédrale de Strasbourg, et Prélat d’honneur de Sa Sainteté. Il est honoré par l’État d’Israël du titre de «Juste parmi les nations» en 1988. Il est l’oncle de Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin et fondateur du mouvement La Gauche moderne.

Pierre Bockel fait partie du réseau qui, autour du jésuite Pierre Chaillet, rédige et diffuse clandestinement depuis 1941 les «Cahiers du Témoignage chrétien», publication clandestine dont l’influence dépasse de beaucoup les milieux chrétiens, et certains jeunes ayant cheminé loin de l’esprit du gouvernement de Vichy, y puisèrent le courage de passer à la Résistance en constituant en 1943, les «Groupes mobiles d’Alsace» dans le Périgord et à Toulouse. En septembre 1943, entouré d’une petite équipe, Pierre Bockel rédige en une semaine le volume XX-XXIII des «Cahiers du Témoignage chrétien»: «Alsace et Lorraine, terres françaises», qui paraîtra en octobre.Ce Cahier est le seul qui déborde largement le cadre religieux. Il n’hésite pas à dénoncer le silence et l’hypocrisie de Vichy et à les condamner. La Résistance existe aussi parmi les Alsaciens réfugiés dans la zone sud: ils forment les «Groupes mobiles d’Alsace», qui seront en butte aux coups de filet des Allemands et des auxiliaires de Vichy. Ces maquisards Alsaciens de la zone sud montent le projet de créer une «Brigade Alsace-Lorraine». dont l’action ne s’arrêtera qu’avec la libération totale du territoire français. Ce projet va trouver un homme providentiel qui lui donne corps et organisation: le «colonel Berger», alias André Malraux, qui en prend le commandement en septembre 1944. De l’aveu même de Malraux, celui-ci s’est retrouvé à la tête de la Brigade de manière fortuite, cherchant surtout à écrire un livre sur la Libération de l’Alsace vue de l’intérieur. Les 2 000 volontaires, combattants indisciplinés, mal équipés, 

font souffler un esprit d'Espagne sur cette brigade qui s'intègre dans la 1re armée du général de Lattre de Tassigny. Pendant cinq mois, de septembre 1944 à février 1945, la «Brigade Alsace-Lorraine» participe aux violents combats d’Alsace et s’illustre lors de la prise de Dannemarie, de la défense de Strasbourg lors de la contre-offensive de Von Rundstedt et de la charge sur Colmar. André Bord, l’abbé Bockel qui sera l’aumônier de la Brigade, Antoine Diener Ancel, Jean Claus, et Bernard Metz en font partie. À la fin du conflit, Pierre Bockel célèbrera la messe de la Libération à Mulhouse puis prononcera l’homélie de la messe de la Libération totale de Strasbourg, le 18 janvier 1945 en la cathédrale Notre-Dame enfin rendue au culte. Retrouvant son diocèse qu’il avait dû quitter au moment de son expulsion d’Alsace, c’est tout naturellement qu’il est appelé par son évêque, Mgr Charles Ruch, à exercer son apostolat auprès des étudiants de Strasbourg. En 1957, le chanoine René Lecomte, doyen de la faculté de théologie de Lille et l’abbé Pierre Bockel, lancent la revue Bible et Terre sainte. Passionnés de la Terre sainte, les concepteurs de la revue voulaient permettre aux pèlerins de se tenir au courant des découvertes archéologiques et de faire connaissance avec les sites bibliques. Pour la première fois, une revue francophone présentait le résultat des fouilles du Proche-Orient à partir de reportages photographiques de première main et de textes rédigés par les archéologues et épigraphistes qui travaillaient sur les sites ou qui déchiffraient les manuscrits. En 1967, une nouvelle mission l’attends, archiprêtre de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. En 1977, sur proposition de Mgr Léon-Arthur Elchinger, évêque de Strasbourg, le pape Paul VI l’honorera du titre de Prélat d’honneur de Sa Sainteté. Dès lors, le jeune «Pierrot» de la Résistance est devenu pour tous Mgr Bockel quoiqu’il ait toujours préféré qu’on l’appelle Père. Il sera aussi délégué épiscopal pour le diocèse de Strasbourg, délégué régional pour l’œcuménisme et président d’honneur du Colloque européen des paroisses de 1986 à 1993. Pierre Bockel prend sa retraite en 1993. Atteint d’un cancer, Pierre Bockel décède le 13 août 1995 à l’Hôpital civil de Strasbourg.



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1er novembre 2012

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Communiqués

 

 

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L'Assemblée générale ordinaire de l'exercice 2016 aura lieu le

17 Mars 2017

à 20hoo

à la Salle Hanfroest

(près du stade)

 

 

 

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Participation aux

Journées Européennes du Patrimoine

les 16 et 17 Septembre 2017

à Erstein

 

 

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L'association a le plaisir de vous révéler qu'au courant de l'année 2017 elle va éditer un livre qui fait suite et finalise notre exposition "Mémoires du mondre agricole  d'Erstein" de 2014.

 

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ce projet et de la probable souscription qui va être annoncée et lancée lors de  notre AG.

 

La date de parution est prévue pour les journées du patrimoine

 

 

 

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Un projet d'exposition à l'Etapenstall est à l'étude pour la saison 2018-2019 . Le thème serait en relation avec la conception de la maison à colombage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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